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Un jour à la fois
Nouvelles d'une famille pas complètement comme les autres. Etre différents n'empêche pas d'avoir un regard sur tout.


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National anthem

Les Démocrates raflent la maison entière (Sénat et Chambre). Représentant Democrate John Hall et humoriste indépendant Colbert entonnent l'hymne national dans un duo harmonisé des plus attrayants :


Posté: 15h14, 10/11/2006 dans West Side Stories
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Jour des élections

Mid-Term Election Day, on en a suffisamment parlé en France, pour que vous sachiez de quoi il s'agit. Les écoles publiques sont fermées aux élèves, ce n'est pas le cas pour toutes les élections, mais cette année, tout comme l'année des Présidentielles, oui, Monsieur Zebu est donc à la maison, ça tombe bien, il est malade comme tout, n'a pas fermé l'oeil de la nuit - et moi non plus par conséquent - à cause de la toux qui le secoue dès qu'il a le moindre petit virus qui l'enquiquine.

Installé confortablement sur le canapé, il prend sa peine en patience, et je sais qu'il est vraiment malade quand il me supplie presque d'éteindre la télé qu'il avait allumée en se levant. C'est Monsieur Ziti qui lui a refilé la bête, lui s'en est sorti sans gros dommages, et j'espère que Monsieur Zebu sera aussi solide. Je me bourre de citrons pressés, j'ai répétition ce soir, et on chante vendredi soir devant un public un peu particulier, je n'ai pas envie de tousser, et le côté gauche - puis droit de ma gorge me chatouille désagréablement. Belladona 9 CH en prise toutes les heures.

Je ne vote pas. Je profite d'être plus ou moins coincée à la maison pour faire enfin revenir les gars de la compagnie du tout-à-l'égoût pour remettre d'aplomb ma tuyauterie. Ils finiront par en venir à bout et rétablir un semblant d'évacuation correcte. Je me demande si la puanteur qui avait envahi l'intégralité de l'appartement mettra moins de temps à se dissiper qu'elle s'est installée, je peux rêver.

Le serveur de Tiboo est en rade. Je suis trop ignare pour ne pas compatir au casse-tête que cela doit poser aux administrateurs, mais je ne peux m'empêcher d'être frustrée. D'où cette note un peu désabusée. C'est le blues de Blue Day, les Démocrates vont récupérer la majorité à la Chambre, une opération classique pour une deuxième partie de deuxième mandat. Le jeu du pouvoir ne change pas grand-chose au quotidien. 


Posté: 11h04, 7/11/2006 dans West Side Stories
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Cause toujours - incompréhensions interculturelles (suite)

Dans la série des différences culturelles qui vous laissent toujours un peu décalés, mal à l'aise, incertains de comment il convient de comprendre ce qui est en train de se passer, il y a les conversations.

Ca peut sembler étrange que faire la conversation soit un sujet d'incompréhension culturelle, mais en tous cas, d'expérience, je peux confirmer à quel point c'est flagrant entre Français et Américains. Les Américains ont d'ailleurs tendance à penser que les Français parlent vraiment pour ne rien dire, et les Français déplorent que les Américains sont rasoirs et pontifiants.

Au-delà des stéréotypes, il y a des données culturelles de base auxquelles on ne songerait certainement pas, tant la culture est quelque chose qui nous imprègne et qui semble, paradoxalement, une seconde "nature", et qu'il devient alors difficile de saisir qu'une personne qui nous est semblable en apparence puisse fonctionner sur un tout autre mode opératoire.

Il faut bien comprendre que nous, les Français, nous avons un moyen d'entrer en relations les uns les autres par le biais de la conversation : si lorsqu'on échange des "informations", on créé en fait un lien, il est important d'entretenir ce lien. Un Américain n'a pas cette même conception du lien. La donnée de base reste la non-intrusion dans le domaine privé d'autrui, et entrer en relation avec quelqu'un fait partie de cette sphère. Le paradoxe en fait, c'est que les échanges d'informations dans une conversation "américaine" dirons-nous, ne créant pas de lien entre ceux qui les ont échangés, sont comme s'ils étaient devenus du domaine public. C'est ainsi qu'une information qu'en bonne Française vous croyez avoir échangée en confidence, au titre de l'amitié que vous avez crû déceler vous lier, n'est absolument plus garantie privée et c'est parfois fort désagréable de s'apercevoir à quel point tout ce qui vous touche de près devient "sujet de conversation" !

En revanche le Français, avant d'en venir aux faits, en général, entretiendra une conversation, au cours de laquelle, par exemple, il échangera de nombreuses informations, des nouvelles de sa famille, de sa santé, sachant que cela ne sortira pas du cadre de cet échange, et que cela sert uniquement à montrer qu'on a de la considération l'un pour l'autre, que l'on s'intéresse au bien-être complet de son interlocuteur, et non pas qu'on entretient une relation uniquement utilitariste. Par conséquent, une demande toute simple de rendez-vous à se fixer peut parfois s'étaler sur un long moment après un préambule pas nécessairement en rapport. Il serait incongru d'annoncer d'emblée l'objet de l'appel téléphonique, si on n'est pas dans un cadre professionnel, et encore !

Vu du point de vue américain, ce verbiage est oiseux, et impoli. Vu du point de vue français, l'inverse est vécu comme froid et antipathique.

Des frictions à n'en plus finir.



Edit : ce billet a été reposté suite à une panne du serveur à partir du 6 novembre, la sauvegarde des billets postés après le 2 novembre n'a pas fonctionné - les commentaires ont disparu, je prie leurs auteurs de m'en excuser - totalement indépendant de ma volonté.


Posté: 11h37, 5/11/2006 dans West Side Stories
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Différences culturelles

C'est souvent difficile de vivre au quotidien dans une culture qui n'est pas la sienne. Ce qui se passe est très subtil, cela n'a rien à voir avec parler ou pas la langue du pays où on n'est pas né, on peut très bien la parler, être parfaitement acclimaté, et puis tout à coup ressentir une sorte de malaise indéfinissable, un léger décalage qui  vous met en porte-à-faux au moment où l'on s'y attend le moins, et nous fait nous raidir, comme piqué par un insecte malveillant. Ensuite ça gratte, et puis rapidement, on oublie, on passe à autre chose, jusqu'à la prochaine piqûre.

Ce sont des petites différences, des infimes signaux, quasi invisibles en fait. Par exemple, la distance entre les personnes, la façon de se toucher, d'interragir. Un Français et un Américain sont deux extra-terrestres en la matière. Parfois, je suis complètement maladroite, et ça ne se voit pas, je ne saurai pas quelle attitude avoir, est-ce que je tends la main (surtout pas !), est-ce que je fais la godiche (heureusement que j'ai un sourire qui tue), est-ce qu'on s'embrasse (attention, il n'est pas question de se faire la bise), qu'est-ce qui dicte quoi ? Jamais je ne me serais posé ces questions dans mon pays natal, et quand j'y suis en vacances, je n'ai pas de ces moments de malaise dans les rencontres, qu'elles soient de proches, de connaissances, de nouvelles rencontres, etc.

Cela m'a frappée l'autre jour, quand Meredith est venue à la maison accompagnée d'une lycéenne du programme d'échanges entre le lycée de notre ville et l'un de ceux de Montélimar. Meredith m'a embrassée comme du bon pain (mais pas la bise, c'est d'une embrassade on se serre dans les bras dont je parle), et puis cette jolie jeune française était là derrière elle, et je ne savais pas comment je devais l'accueillir, je ne savais plus : est-ce que je tends la main à une jeune fille de seize ans que je rencontre pour la première fois ? Pour me sortir de mon embarras imperceptible, j'ai tout de suite enchaîné dans mon habituel français gouailleur, que je n'ai guère l'occasion d'utiliser ici.

Au bout d'une minute à peu près, je vois l'admiration poindre dans son regard : "Vous parlez drôlement bien le français ! " me dit-elle, me faisant alors prendre encore plus conscience du décalage hallucinant dans lequel je me retrouvais. "Je suis française ! pas trop étonnant alors que je parle correctement" lui ai-je dit en riant.

Lorsque vous rencontrez quelqu'un ici, et que vous souhaitez l'accueillir chaleureusement, vous vous retrouvez dans une sorte d'emprise qui enveloppe tout le haut du corps, comme un étau qui voudrait mesurer votre empan. Pour peu que la rencontre ait lieu entre deux personnes de corpulence très différente, cela n'a pas d'importance, le geste reste le même, même si vous ne pouvez pas entourer de vos bras la personne en face de vous, même si tout à coup vous avez l'impression d'être devenue un fétu dans une montagne de bonhommie - fort confortable au demeurant. Egalement pour peu que les deux personnes soient de sexe opposé, vous aurez droit à une tape répétée dans le dos - qui signifie clairement "je vous embrasse, mais rien de sexuel là dedans, ne nous méprenons pas !" .

Il faut s'y faire. Cette approche très physique est valable pour la première rencontre. Ensuite, ne vous offusquez pas si cette même montagne de bonhommie ne vous approchera plus d'aussi près : cette prise de contact a un effet sans conséquence, cela ne veut surtout pas dire que nous allons ensuite devenir intimes. Ne pas se toucher, ne pas envahir l'espace privé (une sphère qui peut varier de quelques centimètres), est très important dans la culture invisible. Et même dans la cellule familiale, je ne vois pas tellement les gens se toucher. 


Posté: 13h14, 1/11/2006 dans West Side Stories
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A feu et à sang

Voici les arguments des gens qui refusent qu'on interdise les armes à feu :

- là où les armes ne sont pas autorisées, la criminalité augmente parce que les criminels n'ont plus peur d'avoir à faire face à quelqu'un d'armé

- ceux qui sont contre les armes, ce sont les criminels et les mous

Avec ce genre d'arguments, on appartient, c'est sûr, à une élite hautement intelligente et altruiste.





Coalition to stop gun violence [US] : fondation éducative pour mettre fin à la violence des armes à feu


Posté: 12h28, 22/10/2006 dans West Side Stories
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Les administrations

Vous en voulez des billets de râlantes sur l'administration et sa nullité ? On peut toujours en faire à la pelle, non ? C'est plutôt classique de se plaindre de la perte de tel ou tel papier, de l'incompétence arrivée à ses summums (faut-il écrire summa ? mais qui comprendrait ? allez, j'aurais dû dire son summum et on n'en parle plus).

J'ai trouvé le pompon de l'année passée avec une administration américaine de la plus haute importance - me semblait-il - qui n'en est pas à ses coups d'essais dans l'incurie parfaite, quand on sait qu'on lui avait reproché ses visas d'étudiants accordés sans contrôle aucun à ceux qui allaient par la suite se précipiter à l'aide d'avions de ligne sur des monuments symboliques de l'île de Manhattan.

J'ai eu beau "les" alerter (difficile d'avoir un interlocuteur réel, on n'est pas non plus dans le virtuel, quand on traite avec l'administration, c'est nécessairement une entité plurielle, vague et indéfinie, qui a bien un matricule et un patronyme, mais qui ne sert pas à grand-chose dans ses rapports avec l'usager) dans un délai qui me semblait techniquement raisonnable qu'il devait y avoir un bug avec des papiers de la plus haute importance (pour moi, mais aussi dans le cadre éventuel d'une subtilisation malhonnête qui serait intervenue pouvant expliquer qu'ils ne me soient jamais parvenus), j'ai reçu pour réponse on ne peut plus laconique que c'était parfaitement normal à "leurs yeux", et qu'avec un peu de patience, la question devrait être résolue d'elle-même sans autre intervention nécessaire.

Inutile, pourtant je le fais, de dire qu'il m'a fallu plusieurs, sinon de nombreuses interventions vaines et agacées pendant les mois qui ont suivi, jusqu'à ce qu'un beau jour, plus de neuf mois plus tard pour être un peu plus précise, la question se trouve effectivement finalement réglée, et que je voie arriver par lettre toute simple, presque anonyme, en tous cas on ne peut plus banale, arriver donc, le précieux document, non pas égaré, mais tout simplement jamais émis, comme le précisait la lettre humble d'accompagnement, reconnaissant enfin - mais sans expliquer comment une telle chose pouvait être possible quand plus de dix fois on avait demandé une vérification formelle par un grand  nombre de voies possibles et imaginables - que personne n'avait jamais regardé le dossier en question depuis tout ce temps-là.


Posté: 12h08, 18/10/2006 dans West Side Stories
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Jour férié

Le deuxième lundi d'octobre est férié aux Etats-Unis, pour célébrer "Columbus Day", c'est-à-dire la journée de Christophe Colomb, réputé avoir découvert l'Amérique.

A part ne pas avoir école, ne pas recevoir de courrier et ne pas aller à la banque ce jour-là je ne sais guère ce qui le marque dans le folklore américain. Il doit bien y avoir des défilés quelque part, mais je n'y ai jamais prêté attention. C'est un jour traditionnel de soldes puisque les magasins, pas fous, eux, ne ferment guère quand il y a une si belle occasion d'avoir de la clientèle n'ayant pas grand-chose d'autre à faire que de dépenser de l'argent.

Christophe Colomb n'est pas particulièrement bien vu des populations natives américaines, c'est à dire les Indiens. C'est dommage de célébrer un héritage en oubliant sa part essentielle, celle complètement perdue de vue. Quand on aura complètement détruit la planète, rayé de la carte des millions d'habitants des côtes du monde entier, quel jour célèbrera-t-on ?


Posté: 12h21, 9/10/2006 dans West Side Stories
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Attrape-nigaude

J'en suis, des nigaudes,  surtout dès lors qu'il s'agit des domaines où je n'arrive pas à mettre en accord mes rêves et mes actions. Par exemple, la bonne cuisine. Il est de notoriété publique que je suis une piètre - euphémisme - cuisinière et pourtant je déteste la malbouffe, j'ai un problème (structurel) de poids localisé dans mon arrière-train dans lequel aboutissent invariablement et quasi instantanément toute calorie superfétatoire.

Le fait d'être callypige devrait m'inciter à concocter des repas de santé et de fuir à tout prix tous les produits manufacturés américains, qui regorgent de sodium inutile, de colorants, de sirop, de glutamate, de gélatine et de certainement mille autres poisons pour le métabolisme - sans parler du porte-monnaie, une autre motivation qui devrait me parler systématiquement.

Sauter un repas est une faute grave pour toute personne soucieuse de son équilibre alimentaire, et j'en suis. Je mets donc un point d'honneur à m'arrêter dans mes folles journées pour au moins prendre un déjeuner mais entre la théorie et ma pratique il y a un gouffre peuplé de mes démons les plus vociférants : la paresse, la boulimie rampante - désordre que l'on surmonte mais dont on ne guérit pas véritablement - l'anorexie sournoise - idem et ditto - et le perfectionnisme : comme mes messages intérieurs me dictent la voie de l''échec, je redoute le passage à l'acte qui y est voué.

Alors quand le système du marketing s'emploie avec talent à toucher tous ces points faibles que je n'ai jamais eu le temps d'améliorer en profondeur, et m'offre l'alléchante proposition du 2* pour $5.00 avec une superbe photo sur la boîte qui met l'eau à la bouche tellement (la photo est) appétissante (je mets au défi un photographe de prendre ce qu'il y a
vraiment dans la boîte et d'en faire une photo aussi salivante), je me laisse tenter, avec l'admirable rationalisation "bah, si ce n'est pas bon, j'aurais toujours essayé".

Sauf qu'une fois que c'est chez moi, je ne jette pas à la poubelle, non, ça c'est péché, jeter de la nourriture. Même si effectivement ce n'est pas bon (les deux boîtes, différentes l'une de l'autre, ont exactement le même goût, la même texture, la même impression de trop salé, d'homogénéisé, de beuark quoi). Pff. Des baffes je me donnerais.


Bon. La prochaine fois que je vais me faire avoir c'est avec les pubs pour les nettoyeurs de salle de bain, je vous préviens.


*Frozen Entrees — "offer generous portion sizes with 360 calories or less and at least 19 grams of protein"

 


Posté: 12h42, 17/9/2006 dans West Side Stories
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Labor Day

Un peu d'histoire, totalement inconnue de tous ceux qui préparent joyeusement les festivités au barbecue, et célèbrent ce qui marque généralement la fin de l'été et ses vacances, avant la reprise des emplois du temps de fous des familles dont les enfants sont scolarisés.

La fête du travail (Labor Day), est traditionnellement chômée aux Etats-Unis le premier lundi de septembre - permettant systématiquement un week-end prolongé extrêmement chargé sur les routes, les autoroutes et dans les aéroports - et il n'est pas très clair de savoir ce qu'elle commémore exactement, selon que vous lirez vos sources en français ou en anglais, vous trouverez des explications extrêmement différentes.

J'aurais bien sûr tendance à faire plus confiance aux sites anglophones telle cette page-ci mais de toutes manières tout le monde s'en fout totalement, la journée ne revêtant absolument plus aucun caractère revendicatif ou syndical, et marquant seulement l'occasion de profiter une dernière fois des piscines découvertes, des parcs et des attractions qui souvent ferment ensuite surtout dans les Etats du Nord et de l'Est, où les températures estivales chutent rapidement dès la tombée du jour. Les jours sont encore très beaux, la lumière de septembre est généralement limpide et glorieuse, mais on sait déjà que bientôt l'hiver sera là, bien trop tôt et bien trop long.


Posté: 10h47, 4/9/2006 dans West Side Stories
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Sauvage !

Presqu'aussi fort que le Cashanova, voici le gars qui se fait prendre en flagrant délit de mariage par sa petite amie, le tout radio-diffusé et désormais sur le web.

L'histoire est authentique : à écouter en direct ici (en anglais) = Kim, 25 ans, téléphone à l'émission de Andy Savage, intitulée "He loves me, He loves me not" ("il m'aime, un peu, beaucoup, passionnément...", vous noterez au passage, qu'en anglais, ça donne nettement moins dans la nuance qu'en français, quand il s'agit d'effeuiller une marguerite, ceci expliquant certainement cela). Les participants à l'émission appellent en général lorsqu'ils soupçonnent une infidélité de leur partenaire, et l'animateur, A. Savage se charge rusé de mener le coupable à se trahir. Ici, Kim ne semble pas douter de l'adoration de son bien-aimé, Andy Savage s'inquiète que la confrontation sera barbante, alors. Il appelle cependant, Greg, l'amant en question et lui annonce que sa carte de visite ayant été tirée au sort dans un de ses lieux de réunion, il a gagné douze roses, que l'émission se chargera pour lui d'envoyer à qui il indiquera.

Sans méfiance, le Greg propose tout content qu'elles soient envoyées à Cindy sa femme bien sûr. Et voilà la pauvre Kim qui apprend en direct que son petit ami des week-ends est un homme infidèle, marié et menteur invétéré. Ce dont elle le traite à l'antenne ne se traduit pas sur un blogue.


Source : Snopes


Posté: 09h07, 18/8/2006 dans West Side Stories
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Poils dans la main

Un article très lu dans le New York Times d'hier, rapporte des informations troublantes sur une nouvelle division entre hommes et femmes dans la société actuelle : l'accroissement important du nombre d'hommes dans la force de l'âge qui ne travaillent pas - et surtout qui ne cherchent pas à retravailler.

Financièrement, ils s'en sortiraient en tirant sur les différentes cordes, hypothéquant leur maison tandis que celle-ci par exemple prend de plus en plus de valeur sur un bon marché (ça ne durera pas éternellement), ou comptant sur leur femme, tout bêtement.

Bien sûr l'article donne plus de détails sur cette étude, mais ce que je retiens surtout c'est le glissement notable des mentalités : impensable attitude il y a trente ans, un plus grand nombre dans la nouvelle génération d'hommes n'est plus autant intéressée que ça à subvenir aux besoins d'un foyer. Comme conséquence, certains d'entre ceux qui ne recherchent pas de travail se font jeter dehors par la compagne qui elle travaille. Non mais.

Cercle vicieux. N'étant plus présents dans un quotidien familial, ils voient moins l'intérêt de travailler et de rapporter un salaire pour entretenir la vie de famille, se désintéressent de plus en plus du travail, et phénomène que l'on connaît en France avec le chômage longue durée, il devient de plus en plus improbable qu'ils retrouvent un emploi équivalent au dernier occupé. C'est tout un pan de l'économie classique américaine qui voit là un changement s'amorcer. Pas très réjouissant.


Posté: 15h36, 1/8/2006 dans West Side Stories
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Cashanova

Ils se sont contactés sur un site de rencontres, il l'invite à dîner, à la fin elle propose de payer sa part, il refuse, ils ne se revoient pas tout de suite, mais elle reçoit une injonction à payer cinquante dollars sous prétexte qu'elle n'a pas respecté sa part de marché : "si je paye, c'est qu'on doit se revoir".

Incroyable mais apparemment totalement authentique.

(Voir - entièrement en anglais, sorry, le récit détaillé, les copies d'email, et les enregistrements  de messages téléphonique du gusse).

Un billet pour ne pas parler des choses angoissantes qui peuplent les journées au quotidien.


Posté: 07h00, 22/7/2006 dans West Side Stories

Les p'tits piéjaks

Ils sont certainement trop nombreux pour qu'ils me viennent tous à l'esprit au même moment pour ce billet.

L'un d'entre eux, qui me fait passablement braire, c'est celui des cartes de crédit, et tous leurs mielleux chausse-trappes. Tout le monde reçoit ici tellement de sollicitations pour des cartes mirobolantes, et je m'étais déjà étonnée du nombre de cartes de crédit que certains possèdent, me demandant franchement comment font les gens pour ne pas voir à quel point cela leur coûte littéralement des fortunes.

Dernière râlante en date, moi qui épluche les relevés par profession pour autrui, j'ai tendance à survoler les miens, mais mon oeil exercé ne loupera jamais le poste "late fee" ou "finance charge", qui doit être de 0.00 puisque j'automatise mes paiements - vive l'ordinateur - et n'utilise jamais le crédit (c'est à dire, que je ne paye jamais le minimum, mais le solde à la date due, c'est-à-dire que j'utilise ma carte de crédit comme un compte revolving, et ce uniquement pour mon business, sinon, je n'utilise que très rarement la carte de crédit pour certains abonnements mensuels).

Or donc, c'est facile de me sauter aux yeux, quand j'aperçois le fatidique $29 de "late fee" (paiement en retard), qui n'a aucune raison d'être - à mon humble avis. Quelle n'est pas ma surprise de constater alors que ces @#$% ont visiblement un système aléatoire de date due pour le paiement ! Effectivement, je remonte les mois précédents, et m'aperçois que c'est parfois le 5, parfois le 4, parfois le 3, et pan ce mois-là ce fut le 1er du mois. Bien sûr, mon gentil ordinateur qui effectue tout seul son paiement le 1er ou le 2, s'est fait avoir et me voilà avec les fameux frais automatiquement déduits le mois suivant.

Je me suis bien entendu immédiatement fendue du courrier de protestation véhémente et outragée, auquel la compagnie vient de répondre en s'excusant et me confirmant qu'ils me recréditaient immédiatement de la somme litigieuse. Cependant, je suis intimement persuadée que pour un protestataire, il y a cinquante personnes pressées ou moins méticuleuses sur des "petits" montants qui passent inaperçus de la sorte. Bonjour les petits profits. C'est sans parler des taux prohibitifs des dites cartes de crédit (la moyenne nationale est supérieure à 22 pour cent, ça ne semble pas faire bondir les utilisateurs qui continuent allègrement à dépenser un quart de plus que ce qu'ils s'imaginent avoir "acheté" initialement, mais bon, si ça peut leur faire plaisir de croire qu'ils sont riches...).


Posté: 14h23, 21/7/2006 dans West Side Stories
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Palette multi-ethnique

Il était temps, il semblerait.
Bien sûr je ne vois pas les journaux télévisés français très souvent, mais justement, cela m'a frappé l'absence de diversité ethnique des présentateurs télé, la dernière fois que j'avais séjourné en France. Et puis, là, récemment, une voisine, très gentiment, est venue déposer chez moi une cargaison de revues et magazines français qu'une de ses collègues lui aurait donné à mon attention.

Je n'avais rien demandé, remarquez, elle a dû mentionner à sa collègue qui est mariée à un français qui voyage souvent, que sa nouvelle voisine est française, je suis la Frenchie du bloc, ça lui donnait peut-être une conversation intéressante à son boulot où elle a l'air de s'ennuyer ferme.

Bref, elle m'a offert tout un tas de revues bien périmées, la première c'était sur Noël, en pleine canicule, lire l'édito sur le réveillon très bon chic, bon Paris, c'était effectivement exotique. J'ai feuilleté un premier magazine en m'endormant, et puis au second, j'ai été frappée par quelquechose, quelque chose qui me semblait bizarre, et que sur le coup je n'ai pas réussi à m'expliquer.

J'ai attrappé la pile de revues, et je les ai soigneusement toutes feuilletées, une à une, pour vérifier cette impression bizarre, et être sûre que je n'allais pas dire de bêtises.

Eh bien oui, c'était ça : l'absence totale de modèles aux physiques aussi divers que dans les journaux américains, sur les chaînes de télé américaines, dans les magazines américains, sur les affiches et posters, partout quoi. Pas de visage asiatique, pas de couleur africaine, pas de type indien, pas d'expression arabe.


J'ai pris alors mon courage et ma patience légendaires à deux mains, et repris les trois premiers journaux, pour les feuilleter un à un, et compter ; Le Point, numéro de février 2006, la première pub montre une jeune femme, de trois quart dos, et l'ovale du visage ainsi que la chevelure, ainsi que sa taille pourraient évoquer une jeune femme d'Asie du Sud-Est, mais manque de pot, on ne voit pas son visage.

Ensuite une pub pour un produit au nom japonais met en scène une jeune fille visiblement japonaise et dont le visage est au quart maquillé du blanc traditionnel du . J'ai continué à feuilleter et la pub suivante présente trois joueurs de l'équipe de France de Basket, portant costumes très chics. Ils sont tous trois typés black-beur-blanc dans l'ordre. Je suis page 35, et à part ces pubs et un entrefilet montrant Zouk Machine, peu de couleurs sur les visages. La palme étant à la photo de la promo 78-80 de l'Ena, où malgré ma presbytie qui pourrait servir d'excuse, je n'ai pas repéré un seul visage qui ne soit pas blanc pour ne pas dire cachet d'aspirine (les pauvres, on ne peut pas leur en vouloir, il y en a un ou deux qui sont visiblement bronzés, mais par le ski à Courchevel ou les UV pour se préparer à l'été).

Page 38, tiens un black. Je cherche son nom, il est anonyme, et c'est un entrefilet à propos... des banlieues.

Ah ! pages 45 et 46, des types très visiblement d'Inde. Manque de pot, c'est dans la rubrique "Monde", ils portent un costume bengali et une coiffe religieuse musulmane, et la légende précise même qu'ils sont en train de lire le Coran et appartiennent à un parti islamiste. Le titre de l'article n'est pas rassurant, pourtant l'image est très sereine, ils sont très beaux, de nouveau malaise du décalage entre l'image paisible de ces lecteurs et les gros titres qui accompagnent leur portrait. Derrière, ce n'est guère mieux, ce sont des femmes au pouvoir au Bengladesh, toutes deux dans un médaillon qui leur tire un portrait carrément patibulaire, et sous le titre non équivoque de "Alliance Dangereuse".

Un article sur les modèles de Gaultier (toutes des anorexiques blanches, difficile d'avoir moins de couleur, de forme et d'expression, on va dire que je n'aime pas Jean-Paul Gaultier, je m'en fous, mais il y a de très beaux modèles noires ou plus charnues qui mettraient tout autant en valeur sa collection je suis sûre, alors, je le redis ce qui me frappe, c'est l'absence de diversité, quand il y a une telle recherche iconoclaste par ailleurs dans sa vision du luxe).

Je feuillette, je vais aller plus vite, je n'aime pas les billets qui font trois cents pages, arrivée page 75 je n'ai pas rencontré la moindre nouvelle image de type non caucasien...

Je continue, j'en arrive aux pages culture, toujours que des blancs, des blanches. Les "tendances", des blancs. Ah, page 102, une noire qui présente une ligne de sac, j'ai failli ne pas la voir, au dessus d'elle deux mecs dont l'un en short, ça a failli me faire zapper, faut pas m'en vouloir. Blancs - et moches - les mecs, au passage.

Une pub (que j'ai lue tellement j'ai trouvé ça frappant au passage) pour un maquillage "peau nue", genre, t'es pas maquillée-look. Morte de rire : sur la photo tu vois une telle couche de maquillage que tu te demandes ce que le photographe sait faire. Ah, la fille est ... blanche. C'est sûr qu'elle a besoin de maquillage pour avoir l'air pas maquillée.

Chic, la photo d'un parlementaire noir page 180, je cherche le titre de l'article, zut, c'est un article sur le business américain, le mec est américain of course. Bon ben voilà, j'ai fini, le Point, et c'est TOUT pareil dans le Paris-Match de juin 06, où à part Ben Harper et les photos des supporters du Mondial je me suis heurtée à la même blancheur desespérante, et je me suis lassée de l'exercice avant d'entamer l'effeuillage du Figaro Magazine. Les autres revues étant des revues de décoration, je n'ai même pas eu envie d'approfondir, je doute fort qu'il y ait le moindre encart publicitaire coloré...

Je me suis rappelée les United Colors of Benetton et les nombreuses campagnes provocatrices que j'avais connues avant mon émigration.

Puis je me suis souvenue des quelques conversations avec certaines amies américaines qui me posaient des questions à propos des émeutes survenues dans les banlieues françaises, telles qu'elles étaient relatées par les media ici, incompréhensibles. Comment j'essayais de leur expliquer qu'en France il est illégal de répertorier les gens selon leur provenance ethnique, et leur étonnement à ce propos.

Et la réflexion que je m'étais faite à ce sujet, me disant que finalement dans le respect de la diversité qui est patente ici, entrait certainement en ligne de compte le fait que de compter les gens selon leur provenance, eh bien, cela permet aussi tout simplement de les faire compter dans le paysage. Et qu'en France, peut-être bien qu'à force de gommer cette notion, de ne pas vouloir "voir" avec cette sorte de tartufferie qu'il y a des blacks, des beurs, des jaunes, des rouges et des blancs, des gens en sari, des gens en noir, des gens en bigarré, on les gomme tout simplement, comme une image fausse de la société.

Et le malaise de ces revues blanches de chez blanches, et de comprendre qu'on puisse s'exclamer comme le fait cet Antillais à Bondy lorsqu'il voit Harry Roselmack sur TF1 "Quand je le vois, je vois ma tronche, ça fait plaisir". Comprendre que puisse naître un sentiment d'ostracisme et d'exclusion lorsqu'on n'est vu nulle part comme faisant partie intégrante du paysage. Il y a encore bien du chemin pour que la France soit un lieu d'intégration. Et c'est sans parler des personnes différentes parce que handicapées, mais c'est exactement la même chose.

Gommons ces différences que nous ne saurions voir !



Posté: 14h33, 20/7/2006 dans West Side Stories
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Trop forts

Ils sont vraiment trop forts en Amérique... comme chacun sait, "power" en anglais, c'est le pouvoir, la puissance. On dit la "Grande Puissance Américaine", n'est-ce pas. Eh bien "power", c'est aussi le courant électrique, si, si. Qui saute au premier coup de vent, de tornade, de pluie, de froid et de chaud.

Après les grands black-out bien connus, il y a cette nuit et rebelote ce matin la panne à la Guardia, le Orly de New York City. Ca la fout mal, je trouve.

Enfin, allez, je ne vais pas critiquer trop fort, des fois que mon courant saute lui aussi à son tour... une fois de plus. Par trente-huit degrés centigrades à l'ombre, je préfère le garder. Pensées pour tous ceux qui n'ont pas la clime en ce moment.


Posté: 14h08, 18/7/2006 dans West Side Stories
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Les grands ados



C'est l'Amérique telle qu'on la voit dans les films, sauf que là on est dedans, en vrai, soi-même. C'est plutôt rigolo. Ce côté très bon enfant, qui adore faire la fête, surtout bien organisée, un spectacle qui roule comme sur des roulettes, tout bien huilé, tout bien graissé.

Chaque chose est calibrée, à l'heure dite, chacun sait ce qu'il apporte, ce à quoi s'attendre, et ça marche, tout se passe bien, comme prévu, et le spectacle est très réussi !

Nous nous pointons à dix-sept heures tapantes, bien que le spectacle ne soit programmé qu'à dix-neuf heures, parce que cinq heures c'est l'heure d'ouverture des "parkings", à savoir les terrains de sport, et arriver de bonne heure c'est se garantir une "bonne" place, une de celle où on ne traverse pas toute la surface de la propriété (les fermes sont très vastes ici) pour rejoindre son endroit de pic-nic, en se trimballant tout le matériel, et en ne perdant pas trois ou quatre gamins en route.

Je me fais toujours accueillir chaleureusement par le personnel qui aiguille, vêtu du tee-shirt rouge réglementaire du Lions' Club, l'organisateur de la festivité, parce que non seulement il est encore de bonne heure, et les casse-pieds n'ont pas encore pu leur taper sur le système, mais aussi parce que j'ai les quinze dollars en appoint tout prêt sans qu'il soit besoin de faire poireauter une file de voitures derrière, ni de tergiverser parce qu'il n'y a pas de liquide de disponible.

J'ai un business en liquide, je sais ce que c'est que de devoir commencer une caisse, surtout quand c'est dans les poches.

Le temps était de la partie, pas trop chaud, et les trombes qui ont dévasté une bonne partie de la côte Est nous ont épargnés, les terrains étaient secs (sinon, bonjour pour garer les voitures dans la gadoue, on a déjà fait, et pardon pour pouvoir repartir, pas toujours évident). Non, là, rien à dire, impeccable, jamais vulgaire...

L'autre avantage, non négligeable dans mon cas, pour lequel j'opte toujours pour les ouvertures des événements de masse où nous pouvons avoir à nous rendre, est que Monsieur Ziti ne débarque pas dans un lieu familier envahi par des foules désordonnées, ce qui le rendrait rétif à s'y engager lui-même, la stimulation du désordre ambiant étant insupportable.

Etre sur son terrain habituel, et que petit à petit la foule s'y retrouve est un effet totalement différent, prêtez-y attention, et vous comprendrez ce que je veux dire. En tous cas, pour Monsieur Ziti, c'est radical, ça marche beaucoup mieux comme ça, j'ai un enfant, qui bien qu'autiste à fond la caisse, ne fait jamais de scène en public, ou de refus de sortir de la voiture et de rejoindre le lieu des festivités.

En l'occurence, tandis que je me prépare à transbahuter mes provisions et la mini-glacière, ainsi que les trois chaises pliantes et le sac rempli de spray anti-bestioles qui piquent, lampes de poche, petites laines pour l'après crépuscule, un jeu de change pour les éventuels accidents en tous genres susceptibles de venir ternir les soirées, le baladeur et surtout les écouteurs protecteurs pour le feu d'artifice (sons ET lumières en même temps, ça le fait pas trop), le monsieur Ziti se dirige d'un bon pas directement vers l'aire de jeux qui n'est pas encore envahie et impratiquable.

Je sais que je peux l'y laisser tranquille le temps de nous installer, de faire mon second voyage avec les crudités et le plateau de fromage, de m'extasier des compositions bleu-blanc-rouge d'Elise (des brochettes fraises-marshmallows-myrtilles, ou bien pastèques et melons toutes catégories, là je ne crois pas qu'il y avait du bleu quand même), le tout sur nappe patriotique, couverts en plastique tricolores itou.

L'orchestre était très bien, je suis sûre qu'ils ont joué les mêmes choses que l'an dernier, mais on s'en fout, on n'écoute pas ! Plusieurs allers-retours avec Monsieur Ziti, quelques haltes toilette histoire d'être bien sûre qu'il a compris où c'était, et qu'il n'est pas effarouché par la cabine portable, et déjà les autres enfants ont flairé que les gigantesques trampolines étaient en train de finir d'être montés, hop on est prêts à faire la queue, pour une partie de sauts, une escalade pas très facile et une glissade voluptueuse bien méritée. Hélas, la ligne sera ensuite trop longue pour permettre un second tour, mais Monsieur Ziti accepte de bonne grâce.

Monsieur Zebu qui arbore son maillot des bleus numéro 10 est tout heureux qu'on le félicite de la victoire de ses compatriotes, et nous sommes tout sourire à notre tour.

Il est d'ailleurs bientôt temps que je troque le T-shirt blanc avec drapeau américain que porte monsieur Ziti, contre un d'une couleur un peu plus criarde (vert lime), si je veux pouvoir le repérer dans la marée de plus en plus vibrante de familles éparpillées.

Chaque groupe a son emplacement, on appelle ça une "party". La nôtre est de plus en plus fournie, nous ont rejoints cette année deux familles de plus (ça en fait cinq). Les enfants se régalent, toutes sortes de viandes grillées, moi j'ai juste le temps de me servir une belle assiette de hors d'oeuvre et je repars en chasse de mon Ziti qui accepte de se rendre à la raison, il y a décidément trop de monde désormais sur SON aire de jeux, il accepte de revenir en vue, puis s'asseoir sur sa chaise, et de toutes manières la nuit commence à tomber, ça y est, c'est le Star Spangler Banner, qui donne le coup d'envoi aux premiers tirs d'artifice, et un superbe spectacle d'une bonne demie-heure qui tire les "oh" et les "ah" traditionnels, bien mérités.

Le temps de se retourner, de plier les chaises tandis que la consigne que Monsieur Zebu tienne la main de Monsieur Ziti et ne bouge pas d'un iota est répétée trois ou quatre fois (la nuit est totale, et pas de pleine lune pour compléter les projecteurs, qui sont sur le terrain adjacent, mais pas sur la place la plus bondée et mouvementée), et nous voilà de retour à la voiture, prêts à l'attente prévue, elle aussi, car qui dit meilleures places dit derniers sortis également. On commente, on échafaude des théories sur comment fonctionne la pyrotechnie (bigre, les lacunes que j'ai pour répondre aux questions d'un gamin de bientôt neuf ans), on se régale rétrospectivement d'une délicieuse soirée de fête sans anicroches.

Et au lit après onze heures, quel délice pour les garçons !


Posté: 14h31, 2/7/2006 dans West Side Stories
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Sursis

Au pays des extrêmes, il est normal que le climat soit lui aussi dans la démesure. Après les alertes au mauvais temps hivernal, nous devons nous préparer aux alertes aux orages et autres catastrophes météorologiques. C'était l'été pendant le Memorial week-end, normal que la semaine s'achève avec des orages tonitruants. Ici, pas question de sortir sous l'orage, les inondations des routes (flash floods) sont impressionnantes. Il y a toujours un petit rigolo pour décider qu'il va traverser une route qu'il ne voit cependant plus sous l'eau. Bingo, la voiture cale au mieux et va bloquer tout traffic ultérieur jusqu'à ce que les secours interviennent. Au pire... mieux vaut pas  sortir de la voiture alors.

Cette fois-ci, on a eu de la chance. Les orages sont passés par New York City, et un peu plus à l'est en remontant vers le Nord, pour se rabattre sur le Connecticut une fois dépassée notre petite enclave. Nous avons eu des trombes d'eau pendant la nuit, mais pas de coupures de courant. Voilà une saison qui promet. 

Posté: 15h57, 2/6/2006 dans West Side Stories
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Memorial Day

Hier était férié. Le traditionnel "Memorial Day", jour du souvenir où l'on rend hommage à tous les hommes tombés pour la liberté, dans un élan très patriotique toujours, et encore plus poignant quand ce sont les plus jeunes qui rendent cet hommage. Pour une française, c'est toujours étrange bien sûr, car je n'ai aucun souvenir de ces grandes envolées patriotiques, et n'ai jamais participé au moindre défilé, ou hommage au soldat inconnu, alors, que systématiquement, tous les ans, nous nous rendons fidèlement à la "Memorial Parade", deux fois même dans l'année, si l'on compte le "Veterans Day" (le onze novembre, après tout, en voilà un qui correspond à quelque chose d'européen).

Il y aurait beaucoup à en dire, sur le patriotisme, je suis sûre, mais nous, nous aimons bien la grand rue et marcher ou regarder marcher les défilés de notre village, tout le monde connaît plus ou moins tout le monde, je crois que ce que j'aime le plus, c'est cette sensation d'appartenance. Après tout, ce sont les seuls jours où on n'a vraiment pas besoin de se donner rendez-vous, et où on s'aperçoit qu'on n'a pas vu les "copains" de l'année. Une de plus. 

Posté: 14h13, 30/5/2006 dans West Side Stories
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Mari en grève

Il a planté sa tente... sur le toit de sa maison, pour protester contre la présence de ses enfants âgés de 3 mois et 2 ans dans la chambre conjugale la nuit. Sa femme n'a pas l'intention de céder.

Plutôt radicale comme tentative de résolution des conflits matrimoniaux, non ?


Husband On Strike

All I want my wife to do is stop spoiling our children and allowing them to wreck our love life! 

Husbands have feelings too! Husbandonstrike.com is home of the National Association of Desperate Husbands, and I'm not only the CEO and Director, but I'm also a card carrying member!

Traduction : Tout ce que je demande à ma femme c'est d'arrêter de gâter nos enfants et de les autoriser à gâcher notre vie amoureuse !
Les maris ont des sentiments eux aussi ! Mariengreve.com est le siège de l'Association Nationale des Maris Desespérés, et je n'en suis pas seulement le PDG et le Directeur, mais également un membre actif !


Posté: 12h21, 30/3/2006 dans West Side Stories
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Questions de priorités

Tiens, je n'ai pas remarqué qu'on parlait tellement de ça sur les blogs d'expats US jusqu'à présent (mais c'est aussi que mes explorations n'ont peut-être pas été très poussées, donc si ça se trouve je ne suis absolument pas innovante en la matière), ou bien alors, c'est que les bloggueurs ne sont pas conducteurs (/trices) : j'ai toujours une énorme hésitation avant de m'engager à droite, à un feu, non pas de peur d'écraser un piéton qui n'existe pas, ou de me faire emboutir par un véhicule ne venant pas de ma gauche,  mais à cause de la vague sensation que je brûle en fait le feu, alors que j'ai tous les droits de le faire, à moins qu'il n'y ait eu un panneau m'indiquant que je n'avais pas le droit de le faire (no right turn on red : faudra que je vous le prenne en photo un de ces jours, ah la la, commencez un blog, et tout de suite, vous apparaît la nécessité de vous équiper, quelle histoire !).

Les arrêts aux stops (all ways stop/ three way stop/vehicules coming from left don't stop/etc...) sont également toujours un casse-tête pour mes réflexes de conductrice. Il m'arrive parfois d'oublier de passer, même quand c'est mon tour, puisqu'ici c'est à tour de rôle qu'on passe à un carrefour, tout le monde s'arrête - et le premier arrivé, repart, ça oblige à être attentif aux quatre points cardinaux, si, si.



Du bon ou du mauvais ? c'est un autre système, je m'y fais bien sûr sans soucis fort heureusement jusqu'à présent, mais est-ce que c'est parce que je suis trop vieille maintenant que j'ai du mal à me défaire de mes réflexes de conductrice hexagonale ? Ah ! les rond-points ! ah! la place de l'Etoile à six heures du soir ! ça c'est de l'aventure !!




Posté: 12h28, 22/3/2006 dans West Side Stories
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