-
Un jour à la fois
Nouvelles d'une famille pas complètement comme les autres. Etre différents n'empêche pas d'avoir un regard sur tout.


«  October 2008  »
MonTueWedThuFriSatSun
 12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
2728293031 

Infos

Articles récents


Liens

Rubriques

Accueil | Divers | West Side Stories | Tronches de vie | Lucarnes | Soliloques | Boites de Pandore

Un jour à la fois, le blogue...

continue ici, qu'on se le dise


Posté: 17h28, 20/11/2006 dans Lucarnes

Base corrompue

Actuellement, lorsque la base InnoDB est corrompue, il est impossible de reconstituer la base à partir des journaux de transactions : on doit même supprimer ceux-ci pour faire repartir la base...

Ainsi, tous les commentaires publiés depuis le début de ce blogue ont disparu, vos pensées, critiques, remarques, émois, émerveillements, récriminations, questions, étonnements, réflexions, clarifications, contestations, n'auront pas été immortalisés.

(Edit du 16 nov : les commentaires antérieurs au 10 novembre sont revenus, sans doute une récupération des sauvegardes avant corruption. Je sais que les administrateurs de Tiboo doivent s'arracher les cheveux, je culpabilise de les larguer, ce n'est pas de leur faute, et leur plateforme est sympa comme tout, mais bon, ça y est ! je suis en partance !)

L'art de l'éphémère dans toute sa splendeur.


Pour mémoire voici ma nouvelle adresse : Un jour à la fois.

Là bas, au moins, si les sauvegardes ne sont pas faites correctement, je ne pourrai m'en prendre qu'à moi-même. J'avais bien besoin de ce genre de responsabilité...
 
 


Posté: 15h41, 15/11/2006 dans Lucarnes
Commentaires (0) |

Nouvelle panne du serveur

C'est un peu prématuré, puisque les peintures ne sont pas faites, les meubles ne sont pas livrés, mais je suis trop frustrée (et peut-être vous aussi), lorsque le serveur ne répond plus, et que les données disparaissent, alors, c'est dit, je déménage.

Ma nouvelle adresse (cliquez moi), et mettez à jour vos fils rss et si vous avez eu la gentillesse de me lier sur votre propre blog !


Il n'est pas sûr que j'aurai la patience de réimporter les billets depuis tiboo mais si il y en a des indispensables, essentiels, libres à vous de me les signaler et je les y remettrai ... Il vous suffirait peut-être d'y mettre un commentaire, pourquoi pas.


Posté: 15h34, 14/11/2006 dans Lucarnes
Commentaires (0) |

Tête dans le sac

Je me suis décidée à me plonger dans le cambouis. Je n'y connais rien, je n'y comprends rien, mais j'aime l'esprit qui se dégage des logiciels libres, des open-sources et la communauté qui gravite dans sa conception. C'est une leçon pour moi d'humilité, de patience et d'organisation. J'ai l'impression d'être bête et je déteste ça, je voudrais appuyer sur un bouton et que tout soit beau sans aucun effort. J'ai l'impression de ne rien savoir jamais faire de mes dix doigts et d'être inutile à tout le monde en étant totalement incompétente à mes propres yeux.

Il tombe des trombes d'eau et il fait si triste partout.


Posté: 14h08, 8/11/2006 dans Lucarnes
Commentaires (2) |

Solidarité blogueurs

Ou comment des anonymes, des amis virtuels peuvent faire des gestes du plus universel au plus particulier :

Mardi 7 novembre 2006 : Reporters sans Frontières organise une journée de protestation contre les pays pratiquant la censure sur Internet. Rendez-vous sur leur site pour les actions à entreprendre. (Edit du 10 nov : bien sûr, c'est trop tard maintenant)

Dimanche dernier, Akynou s'est fait voler son vélo sur son palier. Un concours de malédictions à l'encontre de son voleur est ouvert. Vous pouvez consulter certains exemples d'imprécations déjà lancés sur son blogue et sur celui de Samantdi. Vous pouvez aussi contribuer à la collecte de solidarité pour qu'elle puisse se procurer une nouvelle bicyclette et prouver que d'un mal peut naître le bien. Merci à tous ! (Edit du 10 novembre : la souscription est close, la blogosphère est un grand réseau d'amitié solidaire !)

Lundi : de nouveau le serveur tiboo est en panne. Je me sens tellement gogniaude dès que je regarde les sites qui offrent de l'hébergement, y a-t-il un(e) geek charitable pour me prendre en mains et m'expliquer ce qu'il convient de faire ?

J'ai trouvé un hébergement "vert" aux Etats-Unis, mais si j'ai à peu près compris de quoi il s'agit, cela coûte au moins quatorze dollars par mois (tout à fait hors de ma portée budgétaire), et si je comprends toujours bien, il reste aussi les frais d'enregistrement d'un nom de domaine annuels à ajouter à cette dépense.

Bien sûr, j'ai un site sur Voila qui un jour me jouera aussi des tours, alors la dépense se justifie-t-elle vraiment. Des avis éclairés de pauvres mais doués dans la technique ? Merci d'avance ! Est-ce que si je me lance je vais devoir passer huit heures sur mon ordinateur et oublier de nourrir et vêtir mes rejetons ?



Edit : ce billet a été reposté suite à une panne du serveur à partir du 6 novembre, la sauvegarde des billets postés après le 2 novembre n'a pas fonctionné. Le billet est apparu sporadiquement, mais sans ses liens pointant vers les autres sites, je prie tous les lecteurs éventuels de m'en excuser, c'était totalement indépendant de ma volonté. La plupart des informations contenues dans ce billet sont devenues obsoletes, montrant par là le côté immédiat de ce mode de publication, sa volatilité également. Ce qui est toujours d'actualité, certes, c'est mon appel à âmes geekiennes charitables pour m'aiguiller dans certains choix techniques ! par exemple, un logiciel de client ftp pour macintosh gratuit et qui veuille bien s'installer sur mon OS X 10.28 !!! j'en suis à la quatrième tentative échouée...



Posté: 09h41, 6/11/2006 dans Lucarnes
Commentaires (2) | Rétroliens (2949)

Milky Branlou Questionnaire

Edit : ce billet a été reposté suite à une panne du serveur à partir du 6 novembre, la sauvegarde des billets postés après le 2 novembre n'a pas fonctionné - les commentaires et les rétroliens ont disparu, je prie leurs auteurs de m'en excuser - totalement indépendant de ma volonté.


A la sommation de Onditque, je reprends le questionnaire de l'heure d'hiver de Milky :



1. Vous faites partie de la dernière génération qui a...
pu faire l'amour à vingt ans sans avoir peur du S.I.D.A.

2. Vous faites partie de la première génération qui a...pris la pilule à seize ans

3. Sur quoi portait votre dernière recherche google ?
heu, je ne sais plus (peut-on chercher sur google les traces de ce qu'on y a cherché ?)

4. La fois où vous vous êtes aperçu qu'on se trompait sur votre compte ? la fois où l'IRS m'a envoyé un chèque de mille cinquante dollars (qui m'est finalement réclamé deux ou trois ans plus tard, avec les  intérêts bien sûr)

5. A quelle occasion vous-êtes vous inspiré d'une fiction pour votre vie réelle ? à plusieurs occasions, ma vie est un véritable roman

6. Votre plus gros acte manqué ? oublier des notes prises pour préparer un entretien de conciliation dans un cahier dans le tiroir de la cuisine et les retrouver utilisées devant le juge de la cour suprême comme preuves que je battais mon ex

7. Quelle est la trace la plus manifeste de vos origines dans votre maison ? ma bibliothèque

8. Le cadeau le plus nul qu'on vous ait fait ? ma foi, je ne sais pas trop, je ne suis pas très douée pour les cadeaux, c'est assez fréquent que je ne sache pas trop quoi en faire. Peut-être dans un certain ordre d'idées, on pourrait dire que le petit marque-page que m'avait rapporté d'Israel celui qui a l'époque était encore mon mari était assez nul comme cadeau conjugal. C'était déjà quelque chose qu'il m'ait rapporté un présent, j'en suis encore à me demander combien de véritables cadeaux il a eu l'occasion de me faire.

9. La dernière chose dangereuse que vous avez faite, petit inconscient ? grimper sur un porte-disques juché sur un lit pour changer les piles de l'alarme à incendie



Avant qu'une panne sauvage autant que frustrante n'intervienne sur ce serveur, j'avais refilé, selon la tradition, le bébé de ce questionnaire à Jid de Trentenaire ordinaire, Mayga et Condorcee. Jid a été très diligent, Mayga est en train de déménager et Condorcee, à mon avis il faut la prévenir. Mais A L'Ouest s'est acquittée de l'exercice qui lui a plu.


Posté: 14h15, 4/11/2006 dans Lucarnes
Commentaires (0) |

Petites curiosités

En ce moment, le plus gros pourcentage de requêtes aboutissant à ce blogue porte sur "lettre d'amour". Voilà qui est une requête autrement plus saine que "les belles cuisses" qui a longtemps eu la palme, je dois le reconnaître humblement.

Enfin, n'exagérons rien, les domaines dédiés à l'autisme et aux noms propres cités dans ce blogue continuent d'être en bonne place.


Edit : ce billet a été reposté suite à une panne du serveur à partir du 6 novembre, la sauvegarde des billets postés après le 2 novembre n'a pas fonctionné - les commentaires ont disparu, je prie leurs auteurs de m'en excuser - totalement indépendant de ma volonté.


Posté: 14h12, 3/11/2006 dans Lucarnes
Commentaires (0) |

Ciné-ma différence



Ciné Ma Différence s'adresse en priorité aux enfants et aux jeunes
gens (ou de moins jeunes) souffrant de handicap mental, d'autisme, de
polyhandicap et pour leurs parents, leurs proches et amis. Les jeunes
participants restent bien évidemment sous la responsabilité de leur
parent ou accompagnateur. Des bénévoles sont présents durant toute la
séance pour vous accueillir, vous aider à vous installer, éclairer
votre chemin si vous souhaitez sortir pendant la projection,
accompagner un enfant aux toilettes, éviter les sorties incontrôlées.

- Pour profiter comme tout le monde de la possibilité d'aller à une
séance de cinéma dans sa ville avec son enfant/son parent ;

- Pour les enfants, les jeunes pouvoir exprimer son plaisir, son
intérêt, son inquiétude, son ennui, par des mouvements, des paroles,
des bruits, sans déclencher regards furibonds et remarques
désagréables ; se familiariser avec les règles d'une salle de spectacle ;

- Pour les parents pouvoir partager un moment agréable avec son enfant
sans la «peur de déranger», ni la retraite humiliante au bout d'un
quart d'heure ; se rendre compte que c'est possible...

Ciné Ma Différence est une initiative de l'Apaema, association de
parents d'enfants et de jeunes souffrant de troubles à la fois
physiques et psychiques  
contact : contact @ apaema.org
(omettre les espaces autour de l'arobase)



Prochaines séances à Paris :

Les Choristes
Dimanche 12 novembre 2006 à 11h. au Majestic Passy
"Les Choristes" de Christophe Barratier avec Gérard Jugnot, François
Berléand... (2004)
Synopsis : En 1948, Clément Mathieu, professeur de musique sans emploi
accepte un poste de surveillant dans un internat de rééducation pour
mineurs ; entre délation et sévices corporels, le système répressif
appliqué par le directeur, Rachin, bouleverse Mathieu. En initiant ces
enfants à la musique et au chant choral, Mathieu parviendra à
transformer leur quotidien.

U
Samedi 25 novembre 2006 à 11h. à l'Entrepôt
"U" dessin animé de Grégoire Solotareff et Serge Elissalde (2006) (Sous
réserve !)
Synopsis : Une licorne prénommée U vient au secours de Mona, une
petite fille désespérée par la cruauté de ses parents adoptifs. Le
temps passe, Mona grandit et se transforme en une jolie adolescente
rêveuse et très préoccupée par son aspect physique. Un jour débarquent
dans ce pays imaginaire les membres d'une famille de bruyants et
loufoques musiciens et, parmi eux, le charmeur Kulka...

Souris City
Dimanche 10 décembre 2006 à 11h. au Majestic Passy
Projection exceptionnelle, dès sa sortie, du nouveau film issu de la
collaboration entre Dreamworks (Shrek) et les studios Aardman (Wallace
& Gromit).
Souris City dessin animé de David Bowers et Sam Fell (2006)
Synopsis : Roddy est un rat des beaux quartiers, qui habite une
luxueuse résidence de Kensington. Lorsque Syd, un vulgaire rat
d'égout, remonte par l'évier et prétend s'incruster dans son paradis,
Roddy tente de l'évacuer en l'attirant dans les WC. Mais Syd n'est pas
si bête, et c'est le rat-finé Roddy que le tourbillon de la chasse
aspire et expulse dans les égouts !



Voir comment se déroule une séance de Ciné Ma Différence

Format Real Video pour connexion haut débit (7,3Mo)


Format Real Video pour connexion bas débit (3,7Mo)



Le Forum de Ciné Ma Différence




Un succès pour la première séance Ciné-Ma différence à Clermont-Ferrand !
Cette première séance, organisée par l'association AVEC (Agir pour
Vivre Ensemble nos Différences) a eu lieu samedi 30/09 après-midi, au
cinéma Le Rio.
Elle a réuni une quarantaine de spectateurs autour du film Histoires
du coin de la rue, de Osamu Tesuka, et s'est déroulée à la
satisfaction des organisateurs et des participants.
Souhaitons qu'elle soit suivie de beaucoup d'autres séances.
Contact Association A.V.E.C. : 04 73 63 59 43


Posté: 13h11, 1/11/2006 dans Lucarnes
Commentaires (0) |

Ce soir ou jamais

Ce soir là, j'ai assisté à quelque chose de touchant.

A l'occasion d'une émission télévisée sur la 3 française - décidément je regarde beaucoup la 3 ces temps-ci, il faut dire qu'elle a l'avantage de mettre des vidéos en ligne que mon ordinateur accepte de voir correctement, ce qui est très agréable, contraire à YouTube qui annone des extraits inaudibles parfois que c'en est crispant au possible - j'ai fait la connaissance avec des musiciens dont j'ignorais tout vu que je suis d'une autre génération, et pu entendre des jeunes gens dont en revanche je connaissais déjà la prose, ou dans le cas de Cyrille deLasteyrie, la bouille marrante.

Cette émission portait sur les stars d'Internet, et au fond je l'ai trouvée fort intéressante, évoquant des sujets que je trouve tout à fait d'actualité, sur la portée d'internet dans le développement des carrières notamment et l'évolution des visions à terme que l'on se fera sur les talents.

L'un des invités était un bloggueur que je lis depuis des mois et qui va publier un livre, grâce à son blogue. Ce qui était extrêmement touchant, c'est qu'à l'occasion de cette première pour lui, un jeune homme relativement timide et réservé dans son attitude, s'est découvert lui-même quelque chose que j'apparente à une force qu'il utilisera j'espère à l'avenir pour poursuivre sa carrière. En effet, Ron l'infirmier, sans doute poussé par son attachée de presse, avait fini par accepter de se dévoiler publiquement en faisant un passage télé, mais il ne tient pas, et on le comprend à rompre son relatif anonymat - d'autres ont eu des déboires personnels lorsqu'on découvre leurs blogues et ce qui s'y écrit.

Ron écrit avec beaucoup de talent, des histoires toujours basées sur des faits vécus et véridiques. Il a une verve très communicative et son blogue a un succès monumental, d'autant plus qu'il a un système de commentaires qui ressemble plus à un forum ou une agora de groupies. Et malgré son succès patent, il semblerait que jusqu'alors, Ron n'était pas encore très convaincu qu'il avait suffisamment de talent pour mériter d'être édité et présent en librairie. Il avoue finalement que si. C'est un moment fort, et cela donne vraiment envie de l'encourager.


Posté: 13h16, 28/10/2006 dans Lucarnes
Commentaires (5) |

La genèse : au commencement du blogue et ensuite

Comment avez-vous connu l'existence des blogues et qu'est-ce qui vous a poussée à en ouvrir un ?

Le premier blogue que j'ai vraiment lu ? je ne me souviens pas du tout. En fait la première fois que j'ai vraiment compris ce qu'était un blogue c'est le 26 décembre 2004 quand abasourdie par la nouvelle du tsunami qui m'était parvenue avec quelques heures de décalage, j'ai pris les informations comme je le fais toujours sur Internet, et je suis tombée sur un blogue de type wiki qui donnait des nouvelles à la minute la minute.

Pendant plusieurs jours, peut-être plusieurs semaines, j'ai ainsi suivi les efforts des secours sur la toile, secours médiatiques, envois de messages pour retrouver ses proches, nouvelles personnelles de gens se retrouvant, un phénomène étonnant se déroulait sous mes yeux, en dehors des circuits de Reuters et des nouvelles "officielles", neutres, sans noms, sans visages malgré les images qui passaient en boucle mais qui ne parlaient de personne véritablement.

Là, c'est "vrai", c'est des vrais gens, c'était presque trop grouillant de vie dans ce désastre tragique, inimaginable. J'assistais alors à l'effet du blogue qui redonne vie là où "l'information" parle de nombre de morts, et manipule les faits avec pathos souvent pour une durée aussi éphémère que les besoins de l'audimat du JT.

Pourtant, je me suis rapidement détournée de ma lecture quotidienne, parce qu'à ce moment-là, je n'étais pas disponible, et que je ne participais pas, je regardais seulement. Or, au départ, ma démarche avait été de venir au milieu du raz-de-marée pour proposer ma petite contribution comme nous fûmes des millions à le faire : une fois que j'ai pu faire avec les enfants un colis de vêtements d'été, et que nous avons trouvé une filière aux Maldives qui a reçu notre colis, je suis retournée à mes préoccupations quotidiennes, et je ne suis plus revenue sur le blogue en question aussi quotidiennement, jusqu'à ce que je l'oublie.

Entretemps, je n'avais pas suivi de près le phénomène des blogues qui s'amplifiait. Je l'ai redécouvert seulement à l'époque où je redéménageais, pour m'installer "chez moi" en même temps que j'accédais à la propriété pour la première fois aux Etats-Unis - une étape de plus dans un enracinement d'immigrée malgré moi. Je m'étais décidée à me rapprocher pour la première fois de la communauté des expats, chose qu'en sept ans je n'avais jamais songé à faire, trop occupée par d'autres "affaires" à régler, et ne m'étant donc jamais positionnée en tant que telle.

Là, j'avais l'impression que le plus gros des tsourès semblait en passe d'être réglé - l'intégration scolaire des enfants, la gestion à court terme du handicap de mon aîné, le divorce et son jugement, un toit pour au moins quelques années là où je le souhaitais, un business en route et une carte de visite à présenter pour se construire un statut social acceptable, et donc que je pouvais me mettre à regarder du côté de la reconstruction de ma petite personne après toutes ces années de tourbillon somme toute assez destructeur.

C'est comme ça que j'ai atterri sur Tiboo où un forum d'expatriées françaises aux Etats-Unis extrêmement sympathique fonctionnait, et j'ai rencontré, y compris en personne des gens avec qui je me suis liée d'amitié et d'intérêts à partager. Malheureusement, la forme du forum convient mal à mon type d'organisation au quotidien, j'ai eu rapidement du mal à soutenir le rythme qui permet à la fois d'échanger et de se tenir à flots des nouvelles échangées. Le forum m'avait permis de faire les rencontres, mais ne répondait pas entièrement à mon objectif secondaire de travailler sur moi et pour moi qui m'avait poussée à m'y inscrire.

C'est en feuillettant les blogues des copines expats que je me suis dit qu'il faudrait peut-être que je reprenne l'écriture. J'avais commencé un site en 2000, mais ce n'était pas de l'écriture proprement dite, c'était une ébauche, une tentative de formaliser des informations que je trouvais intéressantes, des témoignages que je savais aussi être utiles à ceux qui se retrouvaient dans la même épreuve, tout comme j'avais été bien heureuse, à l'époque de trouver des témoignages de la sorte (à l'époque, en français, il n'y en avait que vraiment très très peu, et les sites personnels de qualité étaient tous en anglais, depuis, ça a fort heureusement énormément changé, et peu à peu, faute de temps, d'énergie et de compétences, mon projet initial de site est resté à l'état de l'ébauche qu'il continue d'être - même avec des informations toujours pertinentes, quand même, faut pas croire !).

C'est là, que la forme du blogue m'est apparue comme nettement plus adaptée à l'idée que je me faisais par rapport à ce désir d'écriture. Et au moment même où je me disais ça de plus en plus, pouf, la plateforme Tiboo a proposé une interface et demandé s'il y aurait des volontaires pour tester, et je me suis dit "pourquoi pas ?". Et voili, voilou.


Lorsque vous écrivez sur votre blogue, avez-vous le sentiment de communiquer ou de tenir un journal intime ?

Communiquer, certainement. C'est même le but. Un journal intime, par définition, cela doit rester intime pour moi. J'ai cessé d'en tenir un alors que pendant des décennies, j'ai écrit sur des cahiers Clairefontaine à grands carreaux. J'ai sauvegardé ces nombreux cahiers, dont le premier remonte à 1972 ou 1973 de tous les naufrages jusqu'à ce jour, avec des tentations récentes de les détruire, pour m'en débarrasser. Ecrire sur mon blogue est une nouvelle voie pour m'en débarrasser peut-être. Ils m'encombrent : ils prennent beaucoup de place, et ne "servent" à rien ni à personne. Je me dis que les léguer avec la poussière qui s'accumulerait autour n'est un cadeau à faire à personne.

Alors que les revisiter peut-être pour alimenter ces boîtes de Pandore qui ne demandent qu'à refluer, j'ai très envie de le faire, grâce au blogue et à sa fonction interactive.

Ecrire sur votre blogue a-t-il changé quelque chose dans votre vie ?

Non. Pas encore. J'espère toujours. Mais c'est comme les régimes que j'ai entrepris avec le fol espoir que ça allait me faire maigrir peut-être ? J'espère que ce que je fais va changer quelque chose dans ma vie, et c'est ce que je ne fais pas qui le fait...  C'est assez effrayant d'y penser finalement... Il est temps que quelque chose change... Ou bien que je m'en aperçoive. En général, je m'aperçois que quelque chose a changé bien plus tard, quand il est trop tard pour démêler ce qui a été à l'origine du changement. Ca serait si simple d'écrire une note, dûment datée : "Aujourd'hui le 14 octobre 2006, je suis en train d'écrire le billet qui va changer quelque chose dans ma vie. A suivre..."


Ecrire sur votre blogue a-t-il changé quelque chose dans votre manière d'écrire ?

Lorsque j'écris sur le blogue, j'ai tendance à penser à des lecteurs potentiels. Comme je reconnais les lecteurs fidèles, j'ai parfois tendance à penser à eux lorsque j'écris un billet particulier. Ou bien j'ai tendance à me censurer sur certains sujets, parce que je me dis qu'unetelle va se reconnaître et que je ne parlais pas obligatoirement d'elle, ou bien qu'untel va se poser des questions sur ce que j'ai voulu dire et je n'ai pas envie d'y répondre nécessairement, ou encore que si j'aborde tel sujet, je vais récolter des commentaires de passants que je n'ai pas du tout envie de lire.

J'ai envie d'être reconnue sans l'être en quelque sorte. Reconnue pour mon écriture, et non pas pour ce que j'écris. Du coup, je m'aperçois que je ne me reconnais pas moi-même cette capacité, ce talent là, et par conséquent c'est surtout cela que ça change dans ma manière d'écrire, je me torture un petit peu plus, s'il en était besoin. Scrogneugneu.

Vous est-il arrivé quelque chose d'inattendu, de particulier (agréable ou désagréable) du fait que vous avez un blogue ?

Non, je ne vois pas.

Pensez-vous tenir longtemps ce petit espace de web à vous ?

Si je considère que j'ai commencé à occuper de l'espace - pas entièrement à moi puisque je suis hébergée sur des gratuits, qui me tiennent à la merci d'une disparition subite, comme c'est déjà arrivé à l'un ou l'autre de mes petits sites de mes débuts - en 2000, j'estime que j'ai déjà tenu assez longtemps. Maintenant pour la question du blogue, je n'ai pas encore l'impression d'avoir un "rythme de croisière", qui me donne le sentiment de vraiment exister dans le grand espace de la blogosphère. Si je considère que c'était justement l'objectif - me reconstruire - en ouvrant un blogue, j'ai plutôt intérêt à tenir bon, et à me dépêcher d'assurer des bases plus solides.

Vous estimez-vous "blog addict" ?

C'est comme ça qu'on dit en français ? - rires - je suis accroc de mon ordinateur depuis que j'ai Internet de toutes manières, soit depuis 1998. Etre bloguo-dépendante voudrait dire que je ressens du manque si je ne blogue pas. Ca m'est arrivé cet été, pendant quinze jours, et je n'ai pas du tout eu l'impression d'être en sevrage. Donc, non, je ne suis pas blog addict. Je passe trop de temps à l'ordinateur en règle générale, parce que ça peut être très chronophage, mais avec un bon minuteur qui sonne, j'arrive à me régler assez raisonnablement.

En revanche, c'est vrai que je serais blog obsessed plutôt : j'y pense souvent, j'ai hâte que ce soit l'heure que je me suis accordée pour aller écrire, ou si ne j'ai pas envie d'écrire, pour aller lire les blogues des autres. Parfois, je me fais même des indigestions de blogues en me mettant à filer d'un lien à l'autre. C'est d'ailleurs comme ça que le présent billet a vu le jour, en naviguant sur un fil de blogues, j'ai eu l'oeil attiré par ce questionnaire. Et j'ai eu envie de me pencher sur cette introspection là.

(Une coïncidence troublante des dates a fait que le dit questionnaire avait été publié quelques jours à peine avant la date à laquelle j'ai découvert moi-même ce qu'était un blogue).

Les blogs "disparaissent" : que faites-vous, où allez-vous, dans quel état errez-vous ?  

De deux choses l'une, soit ils "disparaissent" du fait de l'évolution des technologies, et j'aurai peut-être trop de mal à avoir suivi - je tourne cacochyme plus vite que je ne le voudrais, et j'ai déjà du mal avec le son, l'image et la vidéo - mais je pense qu'alors la génération suivante palliera pour moi mes lacunes technologiques et Monsieur Zebu aura peut-être la patience de m'aiguiller vers là où il conviendra d'aller.

Soit ils ont "disparu" à la suite d'une catastrophe kdickienne, et je retournerai alors à mes rangements, pour retrouver mes bandes dessinées, mes livres de poches en attendant que la communication se rétablisse ou recommence sous une nouvelle forme.

Enfin, citez l'url des trois notes que vous préférez dans votre blogue :

1) Ce billet était au départ un simple billet d'humeur. Il a touché beaucoup plus de monde que je ne l'aurais imaginé, y compris les personnes dont il était question dans le billet lui-même. Je l'avais écrit sous le coup de l'émotion, et finalement il a eu beaucoup d'effet. Du coup, je lui accorde une petite préférence :


2) Celui-là, je l'ai tout de suite aimé, dès que je l'ai publié. Et je continuer à le trouver charmant. J'ai toujours une préférence pour les choses qui me charment :

Bain de piafs


3) Et celui-ci, enfin, parce qu'il part dans tous les sens sans que j'en tire la moindre satisfaction, l'impression qu'il est celui qui pose tous les jalons que j'ai envie ou besoin d'explorer. Alors, je le mets dans mes préférés pour ne pas le négliger et oublier de cent fois remettre sur le métier l'ouvrage de ce dont il parle :


Posté: 12h41, 14/10/2006 dans Lucarnes
Commentaires (9) |

Fenêtre sur rue



cliquer sur l'image pour la voir en grand


Jérôme lance une ballade américaine vue de nos fenêtres. Cela promet d'être un joli projet. Ici, je vous offre en avant-première la vue que j'avais le jour d'août 2005 depuis la fenêtre de notre family room tandis qu'ils étaient en train de retirer les arbres de la rue (snif, snif, snif).


Posté: 12h07, 22/9/2006 dans Lucarnes
Commentaires (4) |

Devoir de mémoire

Le onze septembre est une journée pleine d'émotions, une journée parfois redoutable. Le ciel lumineux qui cette année ici a rappelé celui radieux dans lequel les avions détournés sont venus percuter de plein fouet les Twin Towers en ce funeste jour n' aura rien retiré à la solennité des commémorations.

Nous avons regardé le très beau "9/11" des frères Naudet et James Hanlon rediffusé aujourd'hui sur CBS avec un "épilogue" ou addition à la fin de laquelle Robert DeNiro donne avec beauté des frissons dans le dos. Je ne sais pas ce que d'aucuns peuvent penser que je regarde ce genre de documentaire avec mes fils si jeunes, mais je ne trouve pas qu'ils sont si jeunes justement, et c'est très édifiant de regarder avec eux, parce que j'ai leurs questions en direct, et c'est tellement plus facile de voir ce qui les frappe ou pas, et notamment d'apprendre ce qu'ils entendent et qui ne fait pas nécessairement partie de ce que moi je leur ai transmis (par exemple, lorsque monsieur Zebu me questionne sur la capture hypothétique d'Ossama Bin Laden, dont je n'ai absolument jamais mentionné le nom, ce qui m'indique bien à quel point on peut être imprégné d'informations dominantes, pas nécessairement pertinentes). 


Posté: 11h23, 11/9/2006 dans Lucarnes
Commentaires (3) |

Snow cake



Sigourney Weaver joue le rôle de Linda, autiste, qui perd sa fille dans un accident de voiture et que rencontre le conducteur qui avait pris sa fille en auto-stop. Leur amitié est l'objet de ce film qui marquera sans doute un tournant dans la peinture faite des personnes autistes, peinture jamais dépassée depuis "Rain Man" il y a dix-huit ans.

Le film doit sortir en France à la fin de l'année.



Posté: 09h39, 16/8/2006 dans Lucarnes
Commentaires (0) |

Cachez ce pauvre que je ne saurais voir

Hier à la piscine, Roxane commence à m'entretenir de "ce qui se passe à Paris", et dont je n'étais pas au courant, et pour cause, je ne regarde pas Fox News. Elle me parle donc de ces fameuses tentes qui défigureraient le paysage touristique selon elle. Je reste bouche un peu bée du commentaire, et m'apprête à lui demander si la ville lui appartiendrait ou si elle avait des actions dans une agence touristique pour être si choquée du phénomène (dont j'ignorais qu'elles fussent un sujet si "brûlant" avant de voir que Le-Goût-des-autres leur a également consacré un billet hier, justement).

Pour ne pas répéter les choses que je disais à Roxane et donner à penser que j'avais le don de télépathie puisque Le-Goût les a toutes écrites, je résumerai l'explication que je lui donnais au simple fait que les homeless n'ont pas le droit de venir dans un abri s'ils ont un animal de compagnie par exemple, et que seuls nos amis les chiens savent les regarder avec amour quand c'est ce dont ils ont le plus besoin, tellement ils sont rejetés de tous et de partout.

Qui donne ses chances à celui qui n'a pas de domicile quand pour travailler il faut faire état d'une adresse fixe ?

Je ne prétends pas avoir la moindre solution à bien des problèmes de société (ils ne sont pas entièrement différents ici, simplement certaines mentalités le sont, et l'approche de la pauvreté, de l'assistance, du travail, des impôts, de la solidarité, est extrêmement différente : de ce fait, certaines solutions dans un pays sont impraticables dans l'autre, et certes, le traitement donné à un problème dans un pays, vu depuis l'autre semble impensable voire ridicule).

Mais ce qui sûrement est déplacé, ce sont les commentaires - fréquents - de ceux qui ne voient qu'à l'aune d'eux-mêmes et n'ont pas la moindre idée de l'engrenage qui peut inexorablement mener à des situations qui dépassent leur entendement. Puisqu'elle dépasse leur entendement, pourquoi juger ? pourquoi inférer automatiquement toute une sorte de profil. Je crois que c'est de la mise à distance par mesure de peur, la peur que cela ait pu être soi. Que Roxane ne s'inquiète donc pas tant que ça de ces tentes-là, et qu'elle ne regrette pas trop alors son impossibilité d'aller faire du tourisme à Paris cet été... de toutes manières elle aurait eu bien trop peur de rencontrer soit un jeune en train de mettre le feu à une voiture, un étudiant en grève ou un sdf transpirant sous une tente. Ca valait vraiment pas la peine.

Décidément on ne parle aux nouvelles des autres pays que quand ils nous répugnent. J'ai bien raison de ne pas regarder.


Posté: 09h58, 4/8/2006 dans Lucarnes
Commentaires (3) |

Un silence particulier

Sortie en salle le 19 juillet prochain, à Paris (Le Latina), d'un documentaire en version originale, sur le fils adulte du réalisateur Stefano Rulli, Matteo, autiste.



Voir la fiche du film.


Edit du 19 : cliquer pour lire l'article paru dans l'édition du 19/7/06 du Monde

Mots-clés : autisme


Posté: 14h44, 12/7/2006 dans Lucarnes
Commentaires (0) |

Coup d'envoi

Le football vous gonfle ? alors pendant que votre cher et tendre vous a banni(e) du salon pour le premier match, allez passer un quart d'heure chez Vinvin, comprendre les poules et les pronostics, et amusez-vous un brin.

(C'était bien sûr avant l'accident de ce pauvre Cissé, n'est-ce pas).


Mots clés : , , .


Posté: 10h21, 9/6/2006 dans Lucarnes
Commentaires (0) |

Chéri, nous tuons nos mômes

Ca fait peur. C'est fait pour. Une autre émission TV-réalité mode de vie (les américains doivent en être aussi friands que moi pour qu'il y en ait autant), cette fois-ci sur la malbouffe.

La diététicienne qui intervient pour trois semaines dans une famille, avec pour mission de réformer les habitudes épouvantables qui réduisent drastiquement l'espérance de vie de chacun, commence son séjour par une évaluation complète des pratiques familiales, faisant également faire un bilan de santé complet, avec mesures et mensurations, et tout et tout, des enfants de la famille.

Elle compile toutes ces données, et dans une dramatique simulation par ordinateur présente ensuite aux deux parents pétrifiés, la projection du futur de leur progéniture. On voit alors sous nos yeux effarés se profiler année par année la dégénérescence possible de l'enfant, jusqu'à l'âge fatidique de quarante ans, où en général il ou elle est devenu(e) au choix obèse, mal tenu(e), vieilli(e) prématurément, dégarni(e). Entretemps il est passé de la bonhomie, à l'acné, à l'air triste, renfrogné, mal dans sa peau, maladif, mal portant malgré les possibles quadruples mentons, etc. Bref pas du tout sympathique.

Tête de la mère. Tête du père. Comme dit la diététicienne, après leur avoir asséné qu'ils tuaient leurs enfants (en général, ils en ont de deux à quatre, déjà en surpoids, ou complètement speedés au sucre, intenables, et passant des heures devant la télé, ne faisant aucun exercice, ou se gavant à longueur de journée de bonbons, sucreries, gâteaux, et pizzas ou hamburgers), si après avoir vu le tableau, ils ne sont pas motivés pour changer leurs habitudes de vie, on se demande bien ce qui le fera.

La suite de l'émission montre le cours des trois semaines de réforme, avec des missions à accomplir chaque semaine, qui consistent en général à commencer par se débarrasser "cold turkey" * des produits dangereux (j'ai nommé les sucres, les produits manufacturés, et la cigarette ou l'abus de café pour les parents dont c'est parfois le vice), aller se fournir en famille au rayon des produits frais (qui est parfois la toute première incursion dans cette partie de l'hypermarché pour certains) et remplir son frigo de légumes, fruits et fruits de mer, poissons et autres algues, se conformer aux fiches détaillées de menu familial et concocter une appétissante paëlla ou un coulis pour accompagner des sushis.

Une bonne partie sera aussi consacrée à réformer les habitudes d'activité physique (ou d'absence de), et à enrôler les familles dans des programmes sportifs leur correspondant (par exemple, dans une famille où ils sont plutôt complètement surexcités et obèses, les enfants sont envoyés au club de boxe, là où une autre famille ira plutôt faire du yoga pour élever leur niveau de spiritualité et de cohésion). En général, la rébellion gronde très fort la première semaine, les effets du sevrage sont épouvantables, et il doit falloir une bonne dose de persévérance pour que personne ne tue personne en face des caméras.

Il arrive même qu'en cours de parcours, il faille intervenir et rameuter les grands-parents devant les caméras, pour les éduquer et les empêcher de refiler en douce à leurs petits-enfants en manque les quelques crèmes glacées et autres douceurs qui leur sembleraient indispensables à leurs bonnes grâces.

Cahin-caha, les enfants finissent par découvrir le brocoli, ou se régaler avec un plat de sole ou une tarte maigre au potiron. Il y en a même qui s'extasient devant leur première pomme croquée avec délices ! Des enfants en grande surcharge pondérale sont ravis de perdre cinq à six kilos durant ces quelques semaines, et deviennent très motivés grâce aux ballades en vélo quotidiennes. Des parents se rapprochent, parce qu'ils prennent enfin le temps d'une petite sortie romantique à deux, tandis qu'en apothéose la troisième semaine s'achève par une sortie familiale où les enfants sont rois (mais ne réclame aucune cochonnerie à manger).

Finalement, la diététicienne pourra réajuster ses calculs et préparer une nouvelle simulation de la progression physique des enfants de la famille, et sous nos yeux soulagés défilent les années, avec de beaux enfants qui s'épanouissent en des adolescents heureux et souriants, à la peau claire et saine, et en des adultes mûrs, sûrs d'eux, bien habillés, et prometteurs d'une position sociale à succès.

Ca frise la caricature parfois, et pourtant, c'est très réaliste quand on y regarde de près. C'est en fait assez dommage, que ce ne soit pas des outils mis à la disposition des services - qui n'existent de toutes manières pas ici - de santé et de prévention.

* Sevrage total et brutal sans aide pharmaceutique

Edit: Voici un extrait de l'émission, où les enfants de la famille sont envoyés à une leçon de bonnes manières à table qui révolutionnera leur comportement à la maison .

Posté: 09h10, 6/6/2006 dans Lucarnes
Commentaires (3) |

Toujours essayer de comprendre

Accepter la différence. Un débat télévisé au mois d'avril sur Radio-Canada avec le Professeur Laurent Mottron auteur entre autres de "Une autre intelligence" et Sophie Prégent, comédienne et parente d'un enfant autiste, Matthis. Les auditeurs interviennent et posent des questions.

Un nombre incalculable de mythes tombe grâce aux explications claires et simples, notamment du Professeur Mottron. L'attitude résolument positive de la maman est symptômatique de l'attitude dominante désormais dans les familles touchées par l'autisme. Une heure * d'émission extrêmement intéressante. (*y compris les clips publicitaires insupportables habituels).


(visible avec Windows Media Player)



Posté: 15h28, 5/6/2006 dans Lucarnes
Commentaires (0) |

Sauce blanche

A force de vieillir, c'est inévitable, et plutôt une bonne nouvelle, et à force de jongler avec des problèmes terre-à-terre, de vivre avec des enfants, et pour des enfants, mes capacités intellectuelles se ramollissent terriblement.

L'effort à fournir pour me maintenir à flot sur la culture de mon siècle devient alors trop difficile. Je cède parfois au désir de prouver que moi aussi, je peux voir un film pour adultes, comme j'ai l'impression tout un chacun autour de moi, et je me range alors aux critiques pour choisir une cassette vidéo (pas question de m'organiser au point de pouvoir sortir au cinéma un soir ou un après-midi sans les enfants, la motivation n'est pas assez grande), que j'essaye alors de visionner à une heure décente pour moi et pour les enfants.

Mon choix s'est porté sur l'excellent film "Crash" de Paul Haggis. Hélas, c'était largement au-dessus de mes possibilités. Dire que je n'ai rien compris au film est un doux euphémisme, et que j'ai ragé d'être autant perdue dans l'enchevêtrement - voulu - des vignettes qui font collision tout au long du film.

Ayant compris le propos de l'auteur dès la première vignette et le monologue de l'officier de police sur le toucher, je n'avais plus envie ensuite d'en voir - difficilement, sur mon petit écran parfaitement défectueux, aux couleurs inconstrastables, ce qui rend les prises de vue citadines nocturnes, et les scènes intimistes en intérieur littéralement invisibles - la démonstration à chaque histoire et à chaque caractère. J'en ai conclu que d'entendre ou de voir la noirceur humaine des préjugés me gêne, m'indispose, m'ennuie, me met mal à l'aise, même et surtout si c'est sous une forme artistique. Je suis décidément bien mal barrée. Je me contenterai finalement de "Pocahontas" pour la trois millionnième fois. Là, je n'ai pas besoin d'aller retrouver le synopsis pour comprendre ce qui s'est passé.

Posté: 14h21, 27/5/2006 dans Lucarnes
Commentaires (6) |

La paix dans le foyer

Les émissions de télé-réalité sur les modes de vie ont beaucoup de succès et se multiplient. Il y en a de toutes sortes, certaines à vomir, que par égard pour mes sols je ne regarde donc pas, et d'autres, plus rares, pour lesquelles je me passionne et que je ne manquerais surtout pas. La dernière découverte, Shalom in the Home,  en est à son quatrième épisode, et voici déjà que je l'ai jugée digne d'un billet.

L'émission met en vedette comme conseiller familial un rabbin tout ce qu'il y a de plus conventionnel, père de famille lui-même de au moins huit enfants (d'après ce que j'ai crû apercevoir de son épouse elle semblerait en préparer un neuvième, et il apparaîtrait qu'il ait pour l'instant un seul fils, en toute fin de ligne), expert en relations matrimoniales, et fin psychologue des enjeux dans les relations familiales.

Il se rend pour une dizaine de jours, en observateur vidéo d'une famille qui consulte pour un problème qui s'avère toujours être autre bien sûr, et pour lequel le rabbin va proposer des solutions après avoir non seulement offert un retour d'images fort parlantes, un peu d'analyse (mais c'est toujours très lapidaire, parce que c'est rarement télévisuel), et un entraînement en situation de coaching avec oreillettes à l'appui.

Jusque là rien de bien sensationnel. Si ce n'est que les choix des situations jusqu'à présent très réalistes, et somme toute, extrêmement crédibles n'étaient pas nécessairement sujets à controverses. Or aujourd'hui, l'épisode mettait en scène la famille Sterling, une famille de quatre personnes, deux filles de douze et huit ans et leurs deux... mères.

La grâce avec laquelle Rabbi Shmuley a traité le sujet, insistant largement suffisamment sur le fait que la sexualité des parents n'étaient pas l'objet de l'émission, que son acceptation de l'homosexualité (ou sa condamnation) n'était absolument pas de mise (son rôle étant de conseiller dans une situation donnée, et non pas d'offrir à un public complaisant ou pas, son propre jugement s'il en avait un à faire) a donné un tour extrêmement puissant à l'épisode.

Alexei, douze ans, est poussée par sa mère Melissa à se conformer à une image de perfection académique et dans des retranchements qui menacent l'équilibre de ce foyer où l'amour prédomine et cependant une absence de joie est définitivement sensible. Ilene, l'autre maman est témoin de ce bras de fer quotidien à propos des devoirs, et impuissante à soulager les tensions qui semblent en découler. Sierra, la petite soeur, témoigne de son désir de souffler et s'amuser un peu plus.

 L'intervention de Shmuley, et son enseignement sur l'importance qu'il convient d'arriver à les convaincre, toutes deux, que le bonheur de leur foyer doit passer par leur acceptation de comment leurs filles voient le monde, et non pas comment elles, elles voudraient que le monde voit leurs filles - le produit réussi d'une union homosexuelle - est remarquable.


Rabbi Shmuley arrive à faire passer en une très courte heure (si l'on sait combien ces émissions sont tronçonnées de clips publicitaires insupportables), tout le travail de perception intuitive, à la fois spirituelle et psychologue, qu'il maîtrise admirablement. Décidément, je vais être accrochée à cette nouvelle série maintenant.

Quant à Monsieur Zebu, il a également été passionné par cet épisode (sur les quatre déjà vus, un seul n'a pas semblé l'intéresser du tout, jusqu'à présent). Et me voilà à me lancer dans des explications sur la fertilisation in vitro en réponse aux questions inévitables sur comment Melissa et Ilene ont pu mettre au monde deux filles. Les questions morales n'ont pas été soulevées, n'affleurant sans aucun doute jamais à son esprit. En revanche, hé oui, la taille de la seringue pour l'insémination, ça, c'était de la question ! comme quoi, les garçons, y a pas à dire, se posent toujours des questions sur la taille...

Posté: 14h07, 25/5/2006 dans Lucarnes
Commentaires (2) |


<- Page précédente | Page suivante ->

La société Tiboo, éditrice du service gratuit "Blog.Tiboo" ne saurait être responsable du contenu de ce blog qui n'engage que son auteur.
Contact - Charte du service - Signaler un blog qui ne respecte pas la charte