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Un jour à la fois
Nouvelles d'une famille pas complètement comme les autres. Etre différents n'empêche pas d'avoir un regard sur tout.


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Questions de valeurs

Dans la série "des incompréhensions interculturelles" ou de la différence invisible irréductible, il y a la conception existentielle. Difficile de savoir s'il s'agit en fait d'une réalité culturelle, ou si ma perception personnelle est faite de ma propre sensibilité, de mon caractère unique ou de la marque indélébile de la culture faite à la nature - vaste sujet s'il en est !

Je suis pourtant frappée par des constantes que j'ai tendance à attribuer à "la vision de la vie en France" et "la vision de la vie en Amérique", pour faire lapidaire, et qui font invariablement partie des données lorsque l'on parle des différences du "mode de vie" à la française et à l'américaine. Les classiques des stéréotypes s'y retrouvent aussi.  Le Français a un art de vie là où l'Américain a un mode de vie, la catégorisation "être" et "avoir" cédant en fait un peu le pas à celles du "penser" et "faire", voire du "jouir" et "poursuivre", ou encore "concevoir" et "agir".

En tant que française, je m'attacherai plus à la valeur de la mise en relations, des interactions et du système que cela crée. En tant qu'américaine, je serai plus préoccupée par l'accomplissement et le dépassement personnel, mue par un ressort intérieur qui me place au centre sans nécessairement tenir compte des liaisons que mon mouvement peut entraîner.

Concrètement, je retrouve tout cela dans la façon que le Français a d'envisager sa place dans un groupe - d'amis, familial, professionnel, etc. - comparativement à celle que l'Américain donne à ce tissu social. Aux Etats-Unis, c'est une danse codifiée, qui est très formalisée, sans doute parce qu'elle n'est pas centrale du tout dans le sentiment qui nous meut : on est juxtaposés, pas imbriqués (on retrouve encore ici la notion déjà évoquée de distances personnelles, de respect du domaine du privé et de l'intime), là où en France, il est important de faire fructifier les relations, de les nourrir et de les entretenir, comme un but poursuivi, le bonheur est dans la réussite des liens et non pas dans l'accomplissement individuel. 


Posté: 12h19, 12/11/2006 dans Soliloques
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Commentaires


Commentaire sans titre

et moi qui avais une vision diamétralement opposée, comme quoi llivres et films ne remplacent pas le "vécu".

Posté par bricol-girl. à 02h58, 13/11/2006

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Préconceptions

Bricol-girl : les livres et les films mettent en scène des réunions, mais n'expriment pas nécessairement ce que j'ai cherché - peut-être sans y parvenir - à expliquer. Ce n'est pas facile, ni même très clair pour moi-même d'ailleurs. C'est sûrement un sujet sur lequel je reviendrai encore. Il me tarabuste.

Posté par Otir à 10h58, 13/11/2006

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Commentaire sans titre

Ce qui m'a toujours frappé chez les Américains, (j'ai vécu trois ans à Jacksonville, FL.) c'est qu'ils sont toujours dans la retenue, j'ai rarement vu des femmes ou des hommes se lâcher...ils sont dans le contrôle et même quand ils semblent détendus en fait ils maîtrisent. Pour moi les USA n'est pas le pays de la liberté individuelle, c'est un immense pays codé. Mais j'y ai passé de bons moments. Si je devais y repartir en expatriation, une chose est certaine fini le deep South...

Posté par bérangère à 11h34, 13/11/2006

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