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Un jour à la fois
Nouvelles d'une famille pas complètement comme les autres. Etre différents n'empêche pas d'avoir un regard sur tout.


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Un jour à la fois, le blogue...

continue ici, qu'on se le dise

   

Posté: 17h28, 20/11/2006 dans Lucarnes

Le père se mêle

De quoi, de quoi, on se le demanderait bien. Quand tout à coup, tout à trac, il se met à bien vouloir me parler, et en plus de l'éducation de ses enfants, il me faut toujours quelques secondes de remise en selle, de réalisation du décalage monumental, pour me ressaisir.

Pendant des semaines, que dis-je des semaines, parfois des mois, on n'entendra pas parler de lui, ...

... pour lire la suite... ici 

   

Posté: 15h12, 19/11/2006 dans Tronches de vie
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La violence on ne la voit jamais venir

Ou bien on la voit, mais on se dit toujours que ce n'est pas ça, que ce ne peut pas être ça. Cela s'appellera ensuite de mots plus ou moins compliqués, plus ou moins évidents, bon sang mais c'est bien sûr, de mots qui feront de nouveau plus jolis que les émotions sales et incompréhensibles qui auront brouillé la vue et les décisions à prendre, et qui auront rendu inaudibles les moindres tentatives de parler, de dire le vécu.

Quand pourtant le discours peut se faire jour, il lui arrive le sort commun du commentaire, du jugement, pas nécessairement négatif ou culpabilisant, mais parfois condescendant, souvent minimisant s'il se veut dédramatisant, c'est une sorte de jeu inégal, parler sans émotion et tout de suite c'est du théâtre, parler dans le feu de l'action et c'est de la bouillie pour les chats.

Je ne l'ai pas vue venir la violence bien sûr. Pourquoi serais-je différente de quiconque à ce point ? Je ne fais que tenter sans y parvenir de reprendre le récit pour partager quand je continue déjà moi-même à être incapable de m'en parler et d'y voir clair. Le violent, il ne se présente pas à vous avec une grande bannière en travers du visage, avec un visage carnassier de méchant et un message qui clignote "je suis un enfoiré de sa race et je vais te faire très mal". Le violent, le méchant, il a un beau visage, comme tout le monde - ou presque ? - et c'est ce visage qui vous plaît, comme il plaira à tous ceux à qui vous essayerez peut-être un jour de dire qu'il vous fait du mal et qui vous répondront peut-être "mais non ! tu te fais des idées !" ou bien qui vous berceront de bonnes paroles pour ne pas entendre l'inaudible.

Parfois, c'est l'inverse, c'est quelqu'un qui s'écrie, qui se révolte pour vous, qui s'étonne que vous supportiez une attitude, qui s'exclame qu'à votre place jamais il n'autoriserait une telle chose, mais vous regardez incrédule cet autre qui n'est pas vous, peut-être avec une pointe d'envie pour ce qu'il est, et ce qu'il dit, et ce qu'il vous fait entrevoir de force de caractère, ou au contraire, c'est plus probable, vous balayez mentalement cette pensée, et attribuez à cet autre un caractère de cochon vous parant en contraste de vertus de patience et de compréhension que lui n'aurait bien entendu pas, puisqu'il n'est visiblement pas capable de supporter des petits travers. C'est vous qui avez opéré la dédramatisation minimisante, le déni et découragé le moindre sursaut de prise de conscience avant qu'il ne soit trop tard.

La violence est une opération de longue haleine, de sape, de grignotage. Il n'y a pas un petit peu de violence et plus rien. Si une termite s'installe dans du bois non traité, elle ne restera pas toute seule, mais vous ne saurez pas que vous hébergez une colonie avant qu'il n'y ait de dégâts apparents ou audibles. Et quand vous les constatez, ce n'est pas en espérant qu'elles déménageront d'elles-mêmes ou mourront de leur belle mort que le problème sera réglé. Mais il ne s'agit pas de termites ! il s'agit de quelqu'un avec un beau visage, et avec qui vous avez entretenu déjà tant de relations, et surtout qui vous a pris dans une toile complexe qui fait partie de la violence elle-même, et à laquelle vous avez consenti, participé, ajouté et contribué.

Lorsque Noémie m'avait regardée avec horreur parce que je racontais avec humour à la table de la cafétéria que jamais il ne toucherait l'eau de vaisselle, vous comprenez, ses doigts, ses doigts sacrés, ne peuvent pas toucher l'eau, cela lui est insupportable, et je comprends ça très bien, cela ramollit la peau, ou bien les sensations tactiles, l'hypersensibilité, ça ne se discute pas, ça s'accepte, et si je peux moi, de mon amour béat, compenser les petits handicaps dans la vie, je savais bien, je savais pertinemment que Noémie avait raison, que son exclamation était normale, et que c'était moi qui ne l'étais pas.

Mais franchement, vous quitteriez un homme parce qu'il refuse de faire la vaisselle, vous ? Rien que de l'écrire, je me revoie face à Noémie, face à Farida qui aussi qui avait mis son homme au pilori pendant des semaines, et je ne comprenais pas pourquoi elle était si dure avec lui, ce qu'il lui avait fait, je la trouvais bien ferme et rigide, et je me taisais préférant donner une image paisible de femme amoureuse et comblée. Si je prenais mes signaux à l'extérieur, je les repeignais immédiatement des couleurs des contes de fées de mon enfance, et si je les prenais à l'intérieur, je les entendais immédiatement distordus par les messages bruyants qui me rappelaient que je ne savais certainement pas interpréter ce que je ressentais, que ce n'était tout simplement pas possible, parce que "mais non ! allons voyons, je sais pour toi, tu ne sais rien, tu ne vaux rien, tu as tout faux".

Le violent se nourrit de ces messages-là comme la termite se nourrit du bois non traité. Les bois ont la même apparence au départ, rien ne les distingue, mais le traitement ou son absence, en l'occurence ici, l'estime de soi, en voilà un joli mot qui fait tout une différence, va dessiner le destin de l'édifice. Le violent grignote et prospère, s'il s'attaque à du bois traité, il ne peut plus rien, il meurt, il n'existe pas. Mais ce n'est pas une termite, vous ne pouvez décemment pas le traiter comme un insecte nuisible, cela n'entre pas dans vos valeurs, vous êtes un âtre accueillant, pas un produit chimique corrosif !

Jusqu'à ce que vous ne soyez plus qu'un champ de ruines regardé par les passants avec commisération et frissons rétrospectifs d'horreur et de compassion pour ce qui vous est arrivé. 

   

Posté: 15h25, 18/11/2006 dans Boites de Pandore
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Tiré par les cheveux

Parfois j'écris des trucs qui me dépassent complètement. Je veux dire, j'ai envie d'écrire quelque chose, parler d'un truc, je me mets à écrire en croyant que j'en parle, et quand je relis ce que j'ai écrit, c'est parti sur un chemin que je ne comprends pas. Comme si les mots ne venaient pas de ma pensée, ne venaient pas de moi. Parfois, le résultat ne fait absolument aucun sens pour moi. Pour d'autres, il peut sembler compréhensible, mais pour moi, je ne comprends pas de quoi je parle. C'est assez effrayant comme sensation.


Ca m'arrive aussi quand je parle avec quelqu'un. J'ai envie d'être intéressante, et je ne comprends plus rien à ce que je suis en train de dire, j'ai l'impression de m'enfoncer dans une sorte de verbiage sans fond, et je quête désespérément un signe d'entendement de la part de mon interlocuteur. J'interprète alors tous les signaux comme des formes de politesse, et l'absence éventuelle de rebond de la conversation comme le signe que je me suis totalement égarée, et ai entraîné mon vis-à-vis dans le dédale. Je me dis alors que le mieux est de mettre un terme rapide à l'échange, et je m'éclipse, avec une sensation de chute voire de fuite éhontée.


J'avais remarqué cette difficulté il y a très longtemps déjà. Ca a commencé toute petite, à l'école élémentaire. Je n'ai jamais compris qu'on puisse m'écouter ou me lire, et en même temps j'ai toujours tout fait pour que cela soit possible, pour l'encourager, pour monter sur une estrade, pour être sur le devant de la scène, pour m'engager, pour militer, pour me porter volontaire, pour publier.

   

Posté: 15h44, 17/11/2006 dans Soliloques
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De nouvelles primaires

Sitôt achevées celles du parti socialiste en France, de nouvelles primaires vont faire rage aux Etats-Unis ; le candidat m'a confié le discours qu'il doit tenir devant ses pairs de CM1 ; je vous le livre en avant-première ;

I would be a good student council representative because

I feel that I can help others and take ideas from others.

I am willing to do all my commitments that I have to do.

I am running only because I want to help others in the school but I have the feeling that I can do more than that and come up with ideas for the school.

I am a person that people will look up to when they need help.

If you feel that I should be one of the student council representatives, vote for Mr. Zebu! Thank you!

Vous n'êtes pas anglophone ? Qu'à cela ne tienne, je traduis (mais vous y perdez au change...) :


Je serais un bon représentant au conseil des élèves car j'ai le sentiment que je peux aider autrui, et recueillir des idées auprès d'autrui. J'ai l'intention de tenir les engagements auxquels je suis tenu (sic) . Je me présente uniquement parce que je voudrais aider les autres à l'école mais je pense que je peux faire plus que cela encore et avoir de nouvelles idées originales pour l'école. Je suis une personne vers qui on se tournera quand on aura besoin d'aide. Si vous estimez que je dois faire partie des représentants des élèves, votez pour M. Zebu ! Merci !.


Allez Monsieur Zebu ! zyva !

Les sondages ne le donnent pour l'instant pas en tête. Elections mercredi prochain.



Edit du 17 : La suite a été publiée ici.

   

Posté: 12h34, 16/11/2006 dans Tronches de vie
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Base corrompue

Actuellement, lorsque la base InnoDB est corrompue, il est impossible de reconstituer la base à partir des journaux de transactions : on doit même supprimer ceux-ci pour faire repartir la base...

Ainsi, tous les commentaires publiés depuis le début de ce blogue ont disparu, vos pensées, critiques, remarques, émois, émerveillements, récriminations, questions, étonnements, réflexions, clarifications, contestations, n'auront pas été immortalisés.

(Edit du 16 nov : les commentaires antérieurs au 10 novembre sont revenus, sans doute une récupération des sauvegardes avant corruption. Je sais que les administrateurs de Tiboo doivent s'arracher les cheveux, je culpabilise de les larguer, ce n'est pas de leur faute, et leur plateforme est sympa comme tout, mais bon, ça y est ! je suis en partance !)

L'art de l'éphémère dans toute sa splendeur.


Pour mémoire voici ma nouvelle adresse : Un jour à la fois.

Là bas, au moins, si les sauvegardes ne sont pas faites correctement, je ne pourrai m'en prendre qu'à moi-même. J'avais bien besoin de ce genre de responsabilité...
 
 

   

Posté: 15h41, 15/11/2006 dans Lucarnes
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Nouvelle panne du serveur

C'est un peu prématuré, puisque les peintures ne sont pas faites, les meubles ne sont pas livrés, mais je suis trop frustrée (et peut-être vous aussi), lorsque le serveur ne répond plus, et que les données disparaissent, alors, c'est dit, je déménage.

Ma nouvelle adresse (cliquez moi), et mettez à jour vos fils rss et si vous avez eu la gentillesse de me lier sur votre propre blog !


Il n'est pas sûr que j'aurai la patience de réimporter les billets depuis tiboo mais si il y en a des indispensables, essentiels, libres à vous de me les signaler et je les y remettrai ... Il vous suffirait peut-être d'y mettre un commentaire, pourquoi pas.

   

Posté: 15h34, 14/11/2006 dans Lucarnes
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Indigestion

Il y a derrière la vitrine de ce salon de thé qui donne sur la rue froide de décembre cet enfant aux grands yeux, les mains écartées à hauteur du visage, à la petite langue pointue qui n'en peut plus du spectacle des friandises et son imagination qui travaille et le fait saliver, à l'idée de la volupté qui envahirait tout son être s'il pouvait s'offrir ce luxe et ce confort.

Et puis quelqu'un l'aperçoit, s'émeut, l'invite, le fait entrer, l'installe et lui offre de choisir ce qu'il voudrait. Son rêve est exhaucé, il est dans la chaleur, le bruit, la lumière, les odeurs enveloppantes, et il est abasourdi. Il ne sait pas quoi choisir, tout lui faisait tant envie, il n'ose pas, il est trop bouleversé par la nouveauté, l'inconnu, le sentiment de son incongruité, d'être déplacé, différent, inadapté. Il est submergé par le choix et les messages cajôleurs qui l'incitent à ne pas hésiter, toutes ces voix qui l'invitent à aller de l'avant, et qui ne comprennent ni son émotion ni sa gêne, ni ses difficultés.

Tout le plaisir anticipé est gâché, il voudrait être ailleurs, ne pas avoir peur comme ça, ne pas avoir honte, ne pas se sentir si séparé maintenant qu'il n'y a plus la vitrine qui le protégeait de l'exposition aux yeux de tous, quand il pouvait rêver et imaginer. Maintenant, il sait qu'il ne comprend rien, que ce n'est pas son expérience, qu'il va perdre l'occasion, et il est malade, il a trop mangé de sucreries.

   

Posté: 11h39, 13/11/2006 dans Soliloques
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Questions de valeurs

Dans la série "des incompréhensions interculturelles" ou de la différence invisible irréductible, il y a la conception existentielle. Difficile de savoir s'il s'agit en fait d'une réalité culturelle, ou si ma perception personnelle est faite de ma propre sensibilité, de mon caractère unique ou de la marque indélébile de la culture faite à la nature - vaste sujet s'il en est !

Je suis pourtant frappée par des constantes que j'ai tendance à attribuer à "la vision de la vie en France" et "la vision de la vie en Amérique", pour faire lapidaire, et qui font invariablement partie des données lorsque l'on parle des différences du "mode de vie" à la française et à l'américaine. Les classiques des stéréotypes s'y retrouvent aussi.  Le Français a un art de vie là où l'Américain a un mode de vie, la catégorisation "être" et "avoir" cédant en fait un peu le pas à celles du "penser" et "faire", voire du "jouir" et "poursuivre", ou encore "concevoir" et "agir".

En tant que française, je m'attacherai plus à la valeur de la mise en relations, des interactions et du système que cela crée. En tant qu'américaine, je serai plus préoccupée par l'accomplissement et le dépassement personnel, mue par un ressort intérieur qui me place au centre sans nécessairement tenir compte des liaisons que mon mouvement peut entraîner.

Concrètement, je retrouve tout cela dans la façon que le Français a d'envisager sa place dans un groupe - d'amis, familial, professionnel, etc. - comparativement à celle que l'Américain donne à ce tissu social. Aux Etats-Unis, c'est une danse codifiée, qui est très formalisée, sans doute parce qu'elle n'est pas centrale du tout dans le sentiment qui nous meut : on est juxtaposés, pas imbriqués (on retrouve encore ici la notion déjà évoquée de distances personnelles, de respect du domaine du privé et de l'intime), là où en France, il est important de faire fructifier les relations, de les nourrir et de les entretenir, comme un but poursuivi, le bonheur est dans la réussite des liens et non pas dans l'accomplissement individuel. 

   

Posté: 12h19, 12/11/2006 dans Soliloques
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Les fils de Rachel

Onze novembre, jour de l'hommage aux vétérans aux Etats-Unis, jour de la commémoration de l'armistice de la "Grande Guerre", celle que j'préfère rappelait l'ami Georges, une guerre qui doit sembler bien lointaine et vague dans l'esprit des plus jeunes, et qui m'a toujours tellement fait frémir, pas uniquement parce que j'ai été une fanatique d'Adèle Blanc-Sec, mais surtout parce que j'entends ma grand-mère me reparler de ses frères, trois d'entre eux qui y sont morts.

Je ne peux même pas commencer à imaginer la douleur de cette mère, mon arrière-grand-mère Rachel, dont je vois le regard voilé sur l'une des photos que je connais d'elle, digne à côté de son époux, le Colonel de l'Armée Française, qui a envoyé fièrement tous ses fils à la guerre, et dont seuls deux en sont revenus.

Et aujourd'hui, je repense à eux, ces hommes si jeunes de moins de trente ans, Maurice, mort au champ d'honneur trois mois après le début du conflit, Léon le bel avocat socialiste, tué en 1915, et Paul, le 9 novembre 1918, deux jours avant l'armistice, quelques jours avant que sa grande soeur allait accoucher de son second fils, mon oncle, qui porterait alors son nom et transmettrait sa mémoire et la tristesse de sa mère jusqu'à moi. 

   

Posté: 11h10, 11/11/2006 dans Boites de Pandore
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Les fils d'Abraham

Vendredi soir à la synagogue, un office un peu spécial, à l'occasion de la parasha* Vayera**. Outre la bat-mitzvah qui était à l'honneur, et le dîner des sixièmes qui rassemblait pas mal de familles qui viennent très rarement, nous avions comme invitées particulières un groupe de cinq femmes musulmanes.

En entrée, notre choeur avons chanté cette chanson hors de la liturgie habituelle. Notre invitée d'honneur nous a fait une présentation sur la vision de l'histoire de Sarah et d'Hagar dans l'Islam. C'était intéressant, il y avait des choses que je connaissais déjà, et d'autres que j'ai apprises, notamment que le lieu du Hajj à la Mecque est l'endroit où le puits qui a sauvé Ishmael et Hagar de la mort de soif a surgi, ainsi que l'histoire de Hagar courant d'une colline à l'autre.

Après l'office, les jeunes femmes voilées étaient plus détendues que lorsque je les avais vues dans la salle du jardin, tandis qu'elles étaient attablées et servies, sans doute un peu abasourdies du joyeux désordre de nos enfants se gavant de pizza. Peut-être étaient-elles inquiètes aussi de l'accueil qui leur serait réservé, ou bien de l'impossibilité à suivre nos liturgies (impossibilité largement levée par le fait que le livre de prières est également translittéré et traduit, et par conséquent facile à suivre). Peut-être aussi leur soulagement est venu du fait que notre liturgie et nos chants ne sont pas partisans ni prosélytes, et qu'il leur a été facile de participer à la louange commune comme l'une d'entre elles me l'a confié ensuite.


Elles ont offert à la synagogue un très joli tapis de prière. J'ai expliqué à mon fils que la prière musulmane se fait sur le sol, et qu'il n'y a pas comme dans nos synagogues de chaises. Cette initiative entrait dans le cadre de "Unity Made Visible", un mouvement local qui rassemble Chrétiens, Juifs et Musulmans pour une meilleure compréhension et connaissance de nos fois respectives.


*la parasha est la section de la Torah qui est lue chaque semaine - la Torah est divisée en 54 sections qui constituent le cycle de lecture des cinq livres de Moïse.

**Vayera : Genèse ch. 18 à 22. Le passage qui concerne Sarah et Hagar se trouve au chapitre 21. La naissance d'Ishmael, fils de Abraham et de Hagar est relatée dans la parasha Lekh-Lekha, c'est à dire en Genèse 16.

   

Posté: 11h02, 11/11/2006 dans Tronches de vie
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National anthem

Les Démocrates raflent la maison entière (Sénat et Chambre). Représentant Democrate John Hall et humoriste indépendant Colbert entonnent l'hymne national dans un duo harmonisé des plus attrayants :

   

Posté: 15h14, 10/11/2006 dans West Side Stories
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Ecrire avant de se faire licencier

Encore un blogueur célèbre qui se fait licencier. Max a été le premier à se faire connaître, anonyme pourfendeur de son lieu de travail par le biais de son blogue, puis la publication de son journal. Il a fini par se faire licencier début novembre.

Je suis épatée de constater que ces blogueurs, certes de talent, trouvent le temps d'utiliser celui de leur emploi pour raconter leur vie. Bien sûr, tous ceux qui ont un emploi qui les passionnent, n'auront pas ce loisir de se détourner de ce qu'ils font, ou doivent faire, pour le narrer par le menu en plus ou moins direct, et par conséquent, l'image qui est disponible du monde du travail, devient faussée, inégalement en faveur d'un univers mesquin.

Lorsque j'ai été mise au placard, il  y a de cela des siècles, dans une autre vie, à la suite d'une fusion de deux très grandes entreprises, fusion ayant rendu le service des transports internationaux auquel j'appartenais redondant et superfétatoire, je me suis certes ennuyée comme un rat mort, avec toute la tension insupportable d'avoir à pointer au bureau, sans savoir même si j'aurais ne serait-ce qu'une table, une chaise - inutile d'espérer avoir le moindre dossier, il n'y en avait guère plus, et je m'inventais chaque jour des tâches qui m'occupaient à peine quelques heures. Il m'arrivait fréquemment d'aller cuver ma dépression à l'infirmerie où je dormais tranquillement et légalement.

Internet n'existait pas encore - en fait, si, il existait déjà, mais réservé encore aux applications militaires, et c'était à peine si on avait du traitement de texte disponible. J'avais bien un ordinateur, mais chez moi, pas au bureau, et les archives de mes compositions journalistiques sont en cinq pouces un quart, enterrées quelque part dans un sous-sol de banlieue auquel je ne risque plus jamais d'avoir accès. Pourtant, j'ai dû en écrire pour évacuer de ce stress négatif qui m'a rongée pendant des mois et des mois avant le licenciement économique finalement salvateur.

Au moins, je suis sûre que je n'ai pas été licenciée pour avoir volé le temps de mon patron. Et celui-ci m'a volé de belles heures de ma carrière. Quel gâchis ! 

   

Posté: 14h10, 9/11/2006 dans Boites de Pandore
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Tête dans le sac

Je me suis décidée à me plonger dans le cambouis. Je n'y connais rien, je n'y comprends rien, mais j'aime l'esprit qui se dégage des logiciels libres, des open-sources et la communauté qui gravite dans sa conception. C'est une leçon pour moi d'humilité, de patience et d'organisation. J'ai l'impression d'être bête et je déteste ça, je voudrais appuyer sur un bouton et que tout soit beau sans aucun effort. J'ai l'impression de ne rien savoir jamais faire de mes dix doigts et d'être inutile à tout le monde en étant totalement incompétente à mes propres yeux.

Il tombe des trombes d'eau et il fait si triste partout.

   

Posté: 14h08, 8/11/2006 dans Lucarnes
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Jour des élections

Mid-Term Election Day, on en a suffisamment parlé en France, pour que vous sachiez de quoi il s'agit. Les écoles publiques sont fermées aux élèves, ce n'est pas le cas pour toutes les élections, mais cette année, tout comme l'année des Présidentielles, oui, Monsieur Zebu est donc à la maison, ça tombe bien, il est malade comme tout, n'a pas fermé l'oeil de la nuit - et moi non plus par conséquent - à cause de la toux qui le secoue dès qu'il a le moindre petit virus qui l'enquiquine.

Installé confortablement sur le canapé, il prend sa peine en patience, et je sais qu'il est vraiment malade quand il me supplie presque d'éteindre la télé qu'il avait allumée en se levant. C'est Monsieur Ziti qui lui a refilé la bête, lui s'en est sorti sans gros dommages, et j'espère que Monsieur Zebu sera aussi solide. Je me bourre de citrons pressés, j'ai répétition ce soir, et on chante vendredi soir devant un public un peu particulier, je n'ai pas envie de tousser, et le côté gauche - puis droit de ma gorge me chatouille désagréablement. Belladona 9 CH en prise toutes les heures.

Je ne vote pas. Je profite d'être plus ou moins coincée à la maison pour faire enfin revenir les gars de la compagnie du tout-à-l'égoût pour remettre d'aplomb ma tuyauterie. Ils finiront par en venir à bout et rétablir un semblant d'évacuation correcte. Je me demande si la puanteur qui avait envahi l'intégralité de l'appartement mettra moins de temps à se dissiper qu'elle s'est installée, je peux rêver.

Le serveur de Tiboo est en rade. Je suis trop ignare pour ne pas compatir au casse-tête que cela doit poser aux administrateurs, mais je ne peux m'empêcher d'être frustrée. D'où cette note un peu désabusée. C'est le blues de Blue Day, les Démocrates vont récupérer la majorité à la Chambre, une opération classique pour une deuxième partie de deuxième mandat. Le jeu du pouvoir ne change pas grand-chose au quotidien. 

   

Posté: 11h04, 7/11/2006 dans West Side Stories
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Solidarité blogueurs

Ou comment des anonymes, des amis virtuels peuvent faire des gestes du plus universel au plus particulier :

Mardi 7 novembre 2006 : Reporters sans Frontières organise une journée de protestation contre les pays pratiquant la censure sur Internet. Rendez-vous sur leur site pour les actions à entreprendre. (Edit du 10 nov : bien sûr, c'est trop tard maintenant)

Dimanche dernier, Akynou s'est fait voler son vélo sur son palier. Un concours de malédictions à l'encontre de son voleur est ouvert. Vous pouvez consulter certains exemples d'imprécations déjà lancés sur son blogue et sur celui de Samantdi. Vous pouvez aussi contribuer à la collecte de solidarité pour qu'elle puisse se procurer une nouvelle bicyclette et prouver que d'un mal peut naître le bien. Merci à tous ! (Edit du 10 novembre : la souscription est close, la blogosphère est un grand réseau d'amitié solidaire !)

Lundi : de nouveau le serveur tiboo est en panne. Je me sens tellement gogniaude dès que je regarde les sites qui offrent de l'hébergement, y a-t-il un(e) geek charitable pour me prendre en mains et m'expliquer ce qu'il convient de faire ?

J'ai trouvé un hébergement "vert" aux Etats-Unis, mais si j'ai à peu près compris de quoi il s'agit, cela coûte au moins quatorze dollars par mois (tout à fait hors de ma portée budgétaire), et si je comprends toujours bien, il reste aussi les frais d'enregistrement d'un nom de domaine annuels à ajouter à cette dépense.

Bien sûr, j'ai un site sur Voila qui un jour me jouera aussi des tours, alors la dépense se justifie-t-elle vraiment. Des avis éclairés de pauvres mais doués dans la technique ? Merci d'avance ! Est-ce que si je me lance je vais devoir passer huit heures sur mon ordinateur et oublier de nourrir et vêtir mes rejetons ?



Edit : ce billet a été reposté suite à une panne du serveur à partir du 6 novembre, la sauvegarde des billets postés après le 2 novembre n'a pas fonctionné. Le billet est apparu sporadiquement, mais sans ses liens pointant vers les autres sites, je prie tous les lecteurs éventuels de m'en excuser, c'était totalement indépendant de ma volonté. La plupart des informations contenues dans ce billet sont devenues obsoletes, montrant par là le côté immédiat de ce mode de publication, sa volatilité également. Ce qui est toujours d'actualité, certes, c'est mon appel à âmes geekiennes charitables pour m'aiguiller dans certains choix techniques ! par exemple, un logiciel de client ftp pour macintosh gratuit et qui veuille bien s'installer sur mon OS X 10.28 !!! j'en suis à la quatrième tentative échouée...


   

Posté: 09h41, 6/11/2006 dans Lucarnes
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Cause toujours - incompréhensions interculturelles (suite)

Dans la série des différences culturelles qui vous laissent toujours un peu décalés, mal à l'aise, incertains de comment il convient de comprendre ce qui est en train de se passer, il y a les conversations.

Ca peut sembler étrange que faire la conversation soit un sujet d'incompréhension culturelle, mais en tous cas, d'expérience, je peux confirmer à quel point c'est flagrant entre Français et Américains. Les Américains ont d'ailleurs tendance à penser que les Français parlent vraiment pour ne rien dire, et les Français déplorent que les Américains sont rasoirs et pontifiants.

Au-delà des stéréotypes, il y a des données culturelles de base auxquelles on ne songerait certainement pas, tant la culture est quelque chose qui nous imprègne et qui semble, paradoxalement, une seconde "nature", et qu'il devient alors difficile de saisir qu'une personne qui nous est semblable en apparence puisse fonctionner sur un tout autre mode opératoire.

Il faut bien comprendre que nous, les Français, nous avons un moyen d'entrer en relations les uns les autres par le biais de la conversation : si lorsqu'on échange des "informations", on créé en fait un lien, il est important d'entretenir ce lien. Un Américain n'a pas cette même conception du lien. La donnée de base reste la non-intrusion dans le domaine privé d'autrui, et entrer en relation avec quelqu'un fait partie de cette sphère. Le paradoxe en fait, c'est que les échanges d'informations dans une conversation "américaine" dirons-nous, ne créant pas de lien entre ceux qui les ont échangés, sont comme s'ils étaient devenus du domaine public. C'est ainsi qu'une information qu'en bonne Française vous croyez avoir échangée en confidence, au titre de l'amitié que vous avez crû déceler vous lier, n'est absolument plus garantie privée et c'est parfois fort désagréable de s'apercevoir à quel point tout ce qui vous touche de près devient "sujet de conversation" !

En revanche le Français, avant d'en venir aux faits, en général, entretiendra une conversation, au cours de laquelle, par exemple, il échangera de nombreuses informations, des nouvelles de sa famille, de sa santé, sachant que cela ne sortira pas du cadre de cet échange, et que cela sert uniquement à montrer qu'on a de la considération l'un pour l'autre, que l'on s'intéresse au bien-être complet de son interlocuteur, et non pas qu'on entretient une relation uniquement utilitariste. Par conséquent, une demande toute simple de rendez-vous à se fixer peut parfois s'étaler sur un long moment après un préambule pas nécessairement en rapport. Il serait incongru d'annoncer d'emblée l'objet de l'appel téléphonique, si on n'est pas dans un cadre professionnel, et encore !

Vu du point de vue américain, ce verbiage est oiseux, et impoli. Vu du point de vue français, l'inverse est vécu comme froid et antipathique.

Des frictions à n'en plus finir.



Edit : ce billet a été reposté suite à une panne du serveur à partir du 6 novembre, la sauvegarde des billets postés après le 2 novembre n'a pas fonctionné - les commentaires ont disparu, je prie leurs auteurs de m'en excuser - totalement indépendant de ma volonté.

   

Posté: 11h37, 5/11/2006 dans West Side Stories
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Milky Branlou Questionnaire

Edit : ce billet a été reposté suite à une panne du serveur à partir du 6 novembre, la sauvegarde des billets postés après le 2 novembre n'a pas fonctionné - les commentaires et les rétroliens ont disparu, je prie leurs auteurs de m'en excuser - totalement indépendant de ma volonté.


A la sommation de Onditque, je reprends le questionnaire de l'heure d'hiver de Milky :



1. Vous faites partie de la dernière génération qui a...
pu faire l'amour à vingt ans sans avoir peur du S.I.D.A.

2. Vous faites partie de la première génération qui a...pris la pilule à seize ans

3. Sur quoi portait votre dernière recherche google ?
heu, je ne sais plus (peut-on chercher sur google les traces de ce qu'on y a cherché ?)

4. La fois où vous vous êtes aperçu qu'on se trompait sur votre compte ? la fois où l'IRS m'a envoyé un chèque de mille cinquante dollars (qui m'est finalement réclamé deux ou trois ans plus tard, avec les  intérêts bien sûr)

5. A quelle occasion vous-êtes vous inspiré d'une fiction pour votre vie réelle ? à plusieurs occasions, ma vie est un véritable roman

6. Votre plus gros acte manqué ? oublier des notes prises pour préparer un entretien de conciliation dans un cahier dans le tiroir de la cuisine et les retrouver utilisées devant le juge de la cour suprême comme preuves que je battais mon ex

7. Quelle est la trace la plus manifeste de vos origines dans votre maison ? ma bibliothèque

8. Le cadeau le plus nul qu'on vous ait fait ? ma foi, je ne sais pas trop, je ne suis pas très douée pour les cadeaux, c'est assez fréquent que je ne sache pas trop quoi en faire. Peut-être dans un certain ordre d'idées, on pourrait dire que le petit marque-page que m'avait rapporté d'Israel celui qui a l'époque était encore mon mari était assez nul comme cadeau conjugal. C'était déjà quelque chose qu'il m'ait rapporté un présent, j'en suis encore à me demander combien de véritables cadeaux il a eu l'occasion de me faire.

9. La dernière chose dangereuse que vous avez faite, petit inconscient ? grimper sur un porte-disques juché sur un lit pour changer les piles de l'alarme à incendie



Avant qu'une panne sauvage autant que frustrante n'intervienne sur ce serveur, j'avais refilé, selon la tradition, le bébé de ce questionnaire à Jid de Trentenaire ordinaire, Mayga et Condorcee. Jid a été très diligent, Mayga est en train de déménager et Condorcee, à mon avis il faut la prévenir. Mais A L'Ouest s'est acquittée de l'exercice qui lui a plu.

   

Posté: 14h15, 4/11/2006 dans Lucarnes
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Petites curiosités

En ce moment, le plus gros pourcentage de requêtes aboutissant à ce blogue porte sur "lettre d'amour". Voilà qui est une requête autrement plus saine que "les belles cuisses" qui a longtemps eu la palme, je dois le reconnaître humblement.

Enfin, n'exagérons rien, les domaines dédiés à l'autisme et aux noms propres cités dans ce blogue continuent d'être en bonne place.


Edit : ce billet a été reposté suite à une panne du serveur à partir du 6 novembre, la sauvegarde des billets postés après le 2 novembre n'a pas fonctionné - les commentaires ont disparu, je prie leurs auteurs de m'en excuser - totalement indépendant de ma volonté.

   

Posté: 14h12, 3/11/2006 dans Lucarnes
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Distractibilité

Aujourd'hui, nouvelle édition de la "Journée des Différences", nous alternons chaque année dans deux des quatre écoles élémentaires de notre district. C'est une journée intense, passée de neuf heures à quinze heures dans le gymnase sous les néons, et dans un brouhaha ambiant de salle de sport qui résonne, à faire un marathon de présentations répétées toutes les huit minutes à des enfants d'une dizaine années d'une part et sept ans d'autre part. Tout est bien huilé, mais demande beaucoup de concentration et de constance.

Je rentre fatiguée bien sûr, mais heureuse parce que tout se passe bien, que nous sommes archi-fières du succès de notre programme, que chaque année nous recevons des compliments, et un retour enthousiaste de toutes les parties impliquées dans le programme. Et demain, je recommence dans la seconde école, située à l'autre bout du district. Aujourd'hui la chaîne câblée est venue filmer, demain nous serons plus fatiguées, et il faudra pourtant re-former les nouveaux venus, ceux du lycée, et les parents volontaires, heureusement qu'on ne fait ça que deux jours par an.

Je n'ai pas envie de m'atteler aux courses poursuites avec les enfants. Je lance le dîner dès que possible, et tant pis s'ils ne viennent pas manger en même temps que moi. Il y a quelques devoirs pour Monsieur Zebu, j'offre une récompense s'ils sont terminés avant telle heure, et en prime un bonus si le projet de brochure qui doit être rendue le 20 est commencé (je sais que si je n'y prends pas garde, on se retrouvera facilement le 18 sans que rien n'ait été commencé). L'appât du gain (ou du jeu ?) fait son effet, les devoirs sont torchés en un rien de temps, et le voilà qui m'explique doctement son plan pour la brochure. Je peux partir rassurée que tout va sur des roulettes, et me dire que je vais me détendre un brin sur mon ordinateur à lire les blogues et, qui sait, pondre mon billet du jour.

L'heure du délai imparti arrive. C'est Monsieur Zebu qui vient lui-même me réclamer sa récompense (deux quarters). Je lui fais confiance, je sais que les devoirs sont terminés, et je l'ai vu commencer à travailler sur sa brochure, le contrat c'était qu'il s'y attelle, je ne vais pas chipoter parce qu'il n'a pas beaucoup progressé. Or, c'est lui qui semble penaud sur ce coup, et qui m'annonce geignard : "Je ne sais pas pourquoi, j'ai été distrait !" attirant invariablement mon attention sur le travail piteux produit en la matière, un vague dessin qui ne nous mènera guère loin, à moins que je n'investisse de grosses sommes en incitateurs financiers pour la cause !

Comment le blâmer ? Pendant la même période qu'il était "distrait", force m'est d'avouer que j'ai navigué entre un questionnaire amusant auquel a répondu Heure-Bleue, un site prometteur recommandé par A l'Ouest et une discussion à laquelle je n'ai pas compris grand-chose (je ne mets pas le lien exprès) entre des militants et des lecteurs qui s'affrontent sur des questions on ne peut plus ésotériques pour moi, mais que je m'acharnai à lire malgré tout, avec l'espoir (?) que j'allais finir par sinon m'intéresser du moins apprendre quelque chose.

La nuit est tombée, il est temps de se préparer à la journée de demain. 

   

Posté: 14h58, 2/11/2006 dans Tronches de vie
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