Ben je râle comme d'hab.
Je râle parce que :
- je dors plus, ou alors quelques heures entrecoupées de réveils, de levage pour cause de vessie pleine, de contractions (font mal ces saletés), de bébé d'amour qui a décidé que la nuit c'était rigolo de se balancer dans lit, de brûlures d'estomac, etc etc.
- j'ai mal, mal aux pieds, mal aux jambes, mal à la tête, mal au bidon, mal dans les hanches, mal au dos, j'ai MAL PARTOUT
- j'ai pas fini d'être prète, comprenez que j'ai encore des choses à faire, comme aller à la mairie pour la déclaration anticipée, faire encore une prise de sang, aller chercher les enveloppes de mes faire parts, finir de préparer tout ce qui faut pour quand je reviens de la maternité, pis d'abord j'ai pas décidé d'accoucher en juin zut.
- je voudrais que bébé d'amour arrète de courir dans tous les sens, de grimper sur tout ce qui est haut, de toucher à tout, de faire des caprices, de pleurer, de faire caca dans la baignoire.
- zhom mon chéri travaille beaucoup jusqu'au 5 juillet et que si jamais (pitié non) je devais accoucher avant il aurait vraiment du mal à se libérer et que niveau organisation, tout mon planning serait compromis et j'aime pas qu'on me compromette mes organisations bétonnées !
- chuis crevée, cuite, naze, épuisée, j'ai des mouches qui volent devant mes yeux dans la journée, la tête qui tourne, pas de force, je sais pas si j'ai déjà été fatiguée comme ça, j'ai pas souvenir.
Sinon.
Ma maman a finit la couture, c'est beau évidemment, c'est plein d'amour, c'est magnifique.
Elle a fait un tour de lit, des draps, des turbulettes, un sac à couches, des enveloppes de matelas à langer etc, etc.
On mettra des photos quand on en aura prise.
Les valises sont prètes, la mienne, celle du bébé.
J'ai envie d'accoucher, mais je sais que c'est la dernière alors je voudrais profiter encore un peu, quoique honnètement je profite que dalle parce que j'en ai marre d'avoir mal. mais bon j'ai le droit d'être ambivalente.
Le secret du prénom est toujours bien gardé, je prie que zhom mon chéri ne fasse pas de gaffe sinon ben je lui dévisse le crâne et je lui parle plus (excessif ? certes, mais je crains le pire si il tient pas sa langue).
Sinon, ça va !
Je parle à mon bibou dans mon bidon, je joue avec, quand je pose ma main, elle me donne de grands coups et vient se blottir contre ma paume.
Je l'imagine dans mes bras, je vais la couvrir de bisous, la dévorer de baisers, la couver des yeux.
Je lui parle et je lui dis combien j'ai eu peur pour elle, combien je l'aime déjà, que depuis ces longs mois d'attente, elle a pris toute sa place.
Que nous attendons sa venue avec impatience, mais qu'elle reste encore un peu au chaud, dans le secret de mon ventre, encore un peu, juste un peu.
J'ai décroché du reste du monde, il y a des moments dans la vie où rien ne compte plus que ce qui se passe autour de son nombril (il est passé où d'ailleurs celui ci ?).
Sans égoïsme, ni égocentrisme.
Simplement par amour.
Parce que c'est Elle, et que c'est la dernière fois.
|