J'ai découvert aux hasards de mes errements sur le net, un blog qui m'a drôlement plu.
C'est un homme, apparemment fort sympathique, qui raconte au fil des jours la grossesse de sa femme.
Derrière son humour acéré, se dévoile tout l'amour qu'il porte à sa moitié, et le cheminement qui le conduit doucement aux joies ô combien inéffables de la paternité.
On oublie quelquefois que nos hommes se sentent peut-être un peu perdus face à leur femme enceinte.
Il leur faut gérer (au choix ou en totalité) les nausées, la fatigue, l'anxiété, les sautes d'humeur, les pleurs inexpliqués de leur tendre moitié, et en plus leur propre peurs, doutes, incertitudes...
Et pour la plupart, ils assurent quand même drôlement bien.
Je rends ici hommage à mon zhom, qui dura neuf mois éprouvant, supporta avec stoïcisme et un courage exemplaire, l'espèce de chose bedonnante, hystérique, geignarde, stressée et la moitié du temps alitée, qui lui servait de compagne.
Et qui par sa présence, ses attentions, son calme m'a aidé à passer ces neuf mois le plus sereinement possible.
Et que si il a l'impression de ne pas avoir servi à grand chose lors de notre accouchement, qu'il sache que sans lui je n'aurai pas été aussi courageuse (ça c'est lui qui l'a dit que j'étais courageuse). Qu'il a été ma force et mon souffle parce que sa main était dans la mienne.
Et que si dans quelque temps, il veut un autre bébé, je serais fière de le porter.
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