Week-end tout en douceur et en faignantise.
J'avais décidé de m'occuper un peu de moi et donc j'avais pris rendez vous samedi chez l'esthéticienne pour un soin du visage.
Ce n'est pas le soin du visage qui m'interessait mais surtout le fait que le dit soin durait 1h15 et donc que j'allais me faire papouiller durant tout ce temps!
J'étais heureuse comme une gamine depuis plusieurs jours à l'idée de ce rendez vous.
Pas de pot pas de bol, Jo la loose c'est moi !
Je me dépeche de me rendre à mon rendez vous, et en arrivant la dame du salon me regarde d'un air désolé en me disant que ces employés sont malades, qu'elle n'a pas pû me prévenir n'ayant pas mon numéro mais qu'elle ne peut pas me prendre parce qu'elle est débordée.
Je reste plantée là, essayant de faire bonne figure.
J'accroche un sourire figé sur mes lèvres, et réponds que c'est dommage mais que je comprend et que je reviendrais pour un autre rendez vous.
Je suis polie et bien élevée, je me vois pas tapant un scandale me roulant par terre, bref faire un caprice pour avoir ce que je veux.
Disons que l'idée m'a effleurée un court instant, cet instant où j'ai senti le poids hormonal qui me faisait (encore) venir les larmes.
Parce que c'est quand même terrible d'avoir tout le temps envie de pleurer, et surtout la dame aurait pas compris un tel étalage de désespoir pour un malheureux soin du visage !
Je suis repartie, drapée dans une dignité feinte, pour me réfugier dans ma voiture.
Et les sanglots venaient, et je me trouvais ridicule assise derrière mon volant à tenter de les contrôler.
Je me suis raisonnée et je suis rentrée tête basse au bercail.
Zhom mon chéri était étonné de me voir revenir si vite, puis il a vu ma mine (normal j'avais pas eu mon SOIN) et a compris qu'il valait mieux qu'il compatisse. Et même qu'il me plaigne.
Souvent, zhom mon chéri a une compréhension de la féminité qui m'épate (merci belle maman et belle-soeurs).
Là où tant d'autres auraient hausser les épaules en bougonnant que c'était pas grave qu'il fallait pas en faire une montagne, LUI il a compris que c'était parce qu'en ce moment j'ai besoin qu'on s'occupe de moi.
Il a même proposé de le faire lui-même (oui bien sur).
Et de me faire un massage en plus (ben voyons je sais très bien ce que tu veux avec tes massages !!!).
Enfin bref, il a réussi à me rendre mon sourire, et à dédramatiser une situation qui finalement n'était pas grave du tout.
Je suis allée canapette un bon moment pour me remettre (je canapette beaucoup).
Et nous avons embarqué la smala pour une ballade à pied, visite aux poneys qui ont leur parc pas très loin de la maison, admiration devant certaines villas qui sont vraiment magnifiques.
Le dimanche fut calme aussi, la minette ayant trouvé un site internet où elle fait des films, je n'ai pas pû approcher l'ordi, le loustic étant calme par nature se satisfait de ne pas trop bouger et s'occupe dans sa chambre.
Zhom mon chéri finit de repeindre les éléments de cuisine.
Le bébé d'amour découvre avec ravissement que nous avons un escalier !
Et par la même occasion nous découvrons avec effroi qu'elle est capable de le monter en deux minutes ! l'achat d'une barrière se révèle indispensable pour ne pas dire vital !
Nous l'avons retrouvée en haut des marches sans même avoir vu qu'elle n'était plus avec nous !
Nous l'avons retrouvée aussi plongée dans la litière du chat, ses petites jambes dépassant, le reste du corps furetant tandis que le chat, dédaigneux, attendait à côté qu'elle se pousse pour pouvoir y aller.
Nous l'avons retrouvée dans le citronnier avec une cuillère, histoire de goûter la terre.
Nous l'avons retrouvée dans les toilettes en train d'y plonger les habits de son papa.
L'essentiel, c'est qu'on la retrouve à chaque fois..
J'ai canapette un bon moment histoire de prendre des forces pour retrouver le bébé d'amour à chacune de ses expéditions.
Un week end ordinaire dans une famille ordinaire, rien de bien palpitant mais la vie elle même est une sacrée aventure (surtout pour le bébé d'amour).
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