Nous habitons dans une région où le prix de l'immobilier dépasse l'entendement !
Pour l'instant nous sommes en location dans une maison, d'ailleurs les prix des loyers sont affligeants eux aussi !
Donc nous avons l'espoir (et on est vraiment optimiste) de pouvoir acheter une maison.
Quand on sait que la moindre parcelle de 1000 m2 de terrain peut se vendre plus de 150 000 euros, on oublie vite l'option construction !
On se rabat donc sur de l'ancien, et là c'est le cortège de cabanes, et autres quatre planches et un toit qui se vendent des fortunes !
C'est vite vu, le budget qu'il faudrait avoir pour pouvoir prétendre à une maison correcte et habitable avec de l'eau et de l'electicité c'est plus de 350 000 euros !!!
Ils sont malades !
Avec zhom on regarde les annonces immobilières et on se rend bien compte que ça va pas etre possible.
Hier nous sommes allés jeter un oeil sur une grange qui se vendait à un prix correct. On doit la visiter en vraie mardi.
On va y aller pour la forme, mais ce qu'on en a vu hier ne nous laisse aucun doute sur notre décision !
D'abord le prix est louche !
Ici quand vous voyez un logement à un prix aussi bas, c'est qu'il y a anguille sous roche !
Le monsieur nous dit que le gros oeuvre est fait, que les ouvertures (pour les fenêtres ?) sont faites et qu'il faudra demander un permis de construire !
Je pensais que quand on faisait du gros oeuvre et des ouvertures, le permis de construire était déjà déposé ! La question qui me vient c'est : est ce qu'effectivement ce monsieur avait déjà l'autorisation de faire des travaux ! la commune où se situe la grange n'est pas réputée pour des obtentions faciles.
Je ne suis pas contre devoir faire des travaux, je suis bien consciente qu'au vu des prix pratiqués ici, nous ne pouvons pas prétendre à une maison toute belle et sans travaux à entreprendre.
Mais j'aimerais bien quand même pouvoir emménager ailleurs que dans une grange pleine de trous !
On va voir ça mardi, à mon avis, on va bien rigoler.
En plus, avec la garde alternée, nous n'avons pas vraiment beaucoup de choix quand à la localisation de notre logement ! ce qui réduit considérablement les possibilités et du même coup les opportunités intéressantes. Si nous pouvions nous déplacer de quelques kilomètres, les prix pourraient baisser un peu.
Si ca continue, nous allons devoir attendre que les enfants soient majeurs et nous en aller d'ici.
Je suis très attachée à ma région, jusqu'à maintenant pour moi il était hors de question de partir, mais quand je vois les abus au niveau des prix des logements, je me dis que c'est une possibilité à envisager.
Même les appartements en immeuble sont hors de notre budget !
Le moindre petit F3 se vend plus de 170 000 euros.
Comment voulez vous pouvoir acheter à ces prix là ?
Ce qui m'étonne, c'est quand on se ballade on voit pleins de maisons en construction, on se demande comment font les gens !
En fait c'est assez simple, la plupart des gens d'ici possèdent des terrains, il y avait beaucoup de fermes avant. Et les paysans possédaient beaucoup de terres !
Et leurs enfants ont hérité des terrains, les vendent ou construisent dessus !
Maman je suis pas contente, tu aurais pû avoir du terrain !! (je rigole).
Ce qui se passe aussi, c'est que nos amis suisses adorent vivre ici ! c'est tellement plus interessant pour eux ! du coup ils achètent à tout va, sans trop discuter les prix et ceux ci flambent !
Nos amis anglais aussi d'ailleurs !
Un jour je discutais avec un monsieur qui possédait des terrains.
Il me disait que les anglais s'arretaient pour lui demander si le terrain était à vendre, et sortait illico le chéquier !
Messieurs les anglais ! rentrez chez vous que je puisse enfin acheter une maison !!
Un jour pourtant, ça finira bien par se calmer, les gens d'ici sont tellement habitués à ne pas connaitre le chomage, à profiter de la manne touristique, qu'ils vont se prendre un gros retour de manivelle dans la tête ! et ça leur fera pas de mal.
En attendant ce jour, nous continuerons donc à louer (à prix d'or) notre maison, à prospecter en visitant des granges pleines de trous, et à rêver au jour où nous serons propriétaires !
Et puis nous avons un toit au dessus de la tête, ce qui est déjà bien. On va pas se plaindre non plus. |