Mes copinautes de tiboo avaient eu la merveilleuse idée de m'offrir pour la naissance de Gabilou un forfait détente aux thermes près de chez moi !
J'ai mis un peu de temps avant de pouvoir m'y rendre, organisation oblige !
L'avantage d'avoir attendu, c'est que jétais tellement fatiguée, stressée que du coup ça valait vraiment le coup.
Hier après midi, me voilà partie avec mes tongs, direction les thermes pour une après midi juste pour moi !
On me tend un peignoir, on me dirige vers une salle de détente, avec tisanerie, transat, on me dit de patienter, de profiter !
Le silence règne, des pas feutrés, des chuchotements, ça c'est déjà du bonheur !
On me conduit dans une petite pièce, une baignoire trône, je me glisse dedans.
Ca sent le souffre.
Normal, c'est de l'eau thermale et ici elle contient du souffre.
La dame met des huiles relaxantes, devrait en mettre plus vu mon état de tension habituel.
Elle sort, et le truc se met en route !
Le truc c'est plein de bulles qui passent dans le dos, sous les pieds, ça fuse de partout, ca fait pas mal de bruit. Mais c'est bon !
Sauf que la coincée du quignon que je suis est complètement figée dans sa baignoire à se tenir aux rebords n'osant pas bouger !
Je finis par comprendre que je peux déscotcher mes mains des poignées, et que ma tête elle est vachement mieux posée sur le petit coussin ! DETENTE on te dit mayga !
Je lache prise, je me laisse aller, je ferme les yeux et je savoure ! hi hi, j'adore les bubulles !
10 minutes de régal ! je sors de là déjà plus sereine.
Un temps de repos dans la salle de détente, à écouter le silence, je me surprend à chercher une horloge des yeux, me met une grosse claque mentale ! DETENTE on te dit mayga !
Finalement on peut fermer les yeux, somnoler sans penser qu'à tout moment ça peut crier MAMAN ?
Direction le douche tonifiante, le monsieur me prévient "c'est comme une cascade qui dégouline sur vous, chaque goutte vous procurant un massage tonifiant" : poétique !
Bon en réalité, c'est un mur d'eau qui s'abat sur moi, ca me rentre dans le nez, je cherche un coin d'air c'est où la sortie ? je patauge pour ouvrir un oeil et trouver un échappatoire juste pour sortir ma tête, j'ai surement l'air d'une cruche à me tenir aux parois le corps dans la douche, le visage désespérement tendu à l'extérieur. En fait je me fais penser à un poisson hors de son bocal (lecteur fermes les yeux, tu le vois le poisson qui gobe ?)
Ca dure 10 minutes, c'est bon et horrible à la fois ! pis comment je vais faire maintenant avec le cheveu trempé ? y savent pas que je frise ? je vais ressembler à rien en sortant d'ici !
C'est fini, je m'extirpe dégoulinante, je retourne dans la salle, m'effondre sur mon transat, chuis vidée, lessivée, tiens je vais faire un tit dodo ! oui mais, si on m'appelle ? grrrr c'est pas possible, DETENTE on te dis mayga !
Les gens présents sont dans le même état que moi, ceux qui bavardaient auparavant ont l'oeil éteint, gisant dans leur transat, un monsieur somnole.
Dieu que c'est bon le silence !
Direction le dernier soin !
Je rentre dans une pièce où m'attendent trois dames.
On me prévient que le massage (vi vi un massage) se fera à quatre mains, qu'une des dames est là pour apprendre si ça me dérange pas et qu'elle regardera !
Euh m'en fiche moi tant qu'on me masse !
Petit moment de stress quand on me demande d'enlever mon haut de maillot, mais foin de ma pudeur, je veux mon massage !
Alors évidemment je ne serais pas mayga, si je ne faisais pas le truc qui tue, le truc qui ridiculise.
Je me dis qu'à la télé les gens qui se font masser ont la tête dans un trou, je vois un trou j'y coince ma tête sauf qu'il y a le papier qui protège la table, du coup c'est pas très pratique pour respirer, mais j'ose pas bouger. A ce ryhtme là, je finirais pas le massage vivante !
Heureusement, la dame me conseille gentiment de tourner la tête, oui effectivement c'est mieux quand on respire !
Et voilà c'est parti ! ouahhhhh ya des mains toutes huileuses qui me tripotent les pieds, ouahhh ça remonte dans les mollets, ouahhhhhhhhh euhhhhhhhhh t'es obligée de monter si haut madame ? oh ben finalement m'en fiche !
le massage se fait avec des galets chauds, c'est le top ! c'est merveilleux ! je ferme les yeux et là j'en n'ai plus rien à faire de l'heure, de zhom qui attend à la maison avec les puces, de la liste des courses, de tout !
On me met sur le dos, je garde les yeux bien fermés, parce que c'est un peu gênant quand même quand on n'a pas l'habitude de se faire tripoter par des dames, et c'est reparti !
Bon quand même elles mettent pas leurs mains partout !
Le massage se termine, elles quittent la pièce sur la pointe des pieds, me laissant dans la pénombre, j'ai toujours les yeux fermés, je me demande si je dois les ouvrir, si je dois me lever, je décide que non j'ai pas envie, je suis bien là, d'ailleurs je vais y rester toute la nuit tiens, pis demain aussi, je vais m'accrocher à la table de massage, m'y enchainer, je vois pas pourquoi faudra que ca s'arrète !
Oui mais faut que j'aille raconter tout ça à zhom mon chéri, alors à regret je regagne mon vestiaire !
Deux heures 30 rien que pour moi, c'est le paradis.
Pari réussi ! je suis DETENDUE ! zen, calme, sereine, j'ai la peau douce je me mangerai bien ! hi hi.
Je rentre à la maison, prête à affronter la meute, ressourcée !
Zhom m'attend avec les deux adorables petits monstres qui sont déchainées ! m'en fiche chuis zen !
Zhom s'éclipse, il a un truc à faire au boulot !
Il revient avec un plateau de fruits de mer ! pour que je finisse MA journée en beauté dit il !
L'est trop fort ce zhom !
J'ai dormi comme un bébé, malgré le vrai bébé qui lui ne dort pas beaucoup en ce moment, je l'ai prise avec moi dans le lit, et hop dans les bras de morphée.
Merci les filles pour ce merveilleux cadeau ! j'en ai profité à un moment où tout mon corps et mon esprit criaient grâce, et ça m'a fait un bien fou !
Vais refaire un bébé pour avoir un autre cadeau comme ça ! (meuh non je rigole !)
Toutes les années, je me dis qu'il faudrait que je m'y prenne à l'avance, toutes les années, j'attend le dernier moment.
Parce que depuis début novembre, c'est déjà l'étalage dans les magasins et que finalement ça donne même plus envie de préparer.
Les enfants ont déjà fait leur liste, enfin c'est un bien grand mot si on peut considérer deux noms marqués sur un papier comme une liste.
Sont pas gourmands en quantité c'est sur.
Vaudrait mieux pas qu'il y ait rupture de stock sur les objets désirés, et vu la vitesse à laquelle je songe à faire les achats, ça m'étonnerait même pas que je trouve rien.
Ma maman, elle ça fait un mois qu'elle s'y ait mise, pratiquement chaque jour un appel pour me dire "ayait j'ai trouvé le truc que le loustic voulait, j'ai rajouté deux ou trois petites choses, plus encore un autre machin, pis j'ai encore un bidule à trouver, pis pour la minette c'est fini, pis pour les puces je pensais encore prendre ça pis encore ça" !
Mamamia ! j'ose même pas imaginer le nombre de paquets qui vont s'étaler devant le sapin.
Du coté de la maman de zhom mon chéri et de ses soeurs, le plus gros du boulot est fait aussi.
Inconvénients : à ce rythme là, restera plus rien dans le catalogue pour que nous puissions y puiser quelques idées !
Gâtés les enfants ? pourris oui !
Les mamies vont répliqueront que c'est normaaaaaaaaal ! c'est noëlllllll !
Et on ne contrariera pas une mamie gateuse (gateau) sous peine de gros levage de zoeil au ciel avec un sourire en coin.
De toute façon, c'est bien connu, les mamies n'obéissent jamais jamais jamais.
Z'avez beau leur dire que ça sert à rien, que c'est trop, elles s'en fichent comme de leur premier string léopard (et oui ce sont des mamies modernes).
Elles disent qu'en amour c'est jamais trop.
En fait, elles s'éclatent rien qu'en faisant les achats.
Sont mignonnes.
Reste qu'il faudrait peut être que je m'active un peu, si ca continue, on aura les chocolats de pâques dans les rayons mi-décembre et j'aurais l'air d'une cruche si j'offre des cloches.
Allez bon courage à tous et toutes dans la course au cadeau qui tue !
Hallucinant ce qu'une gamine de 10 et des poussières peut avoir comme vocabulaire !
En ce moment, le titre à la mode d'une chanteuse très sympathique au demeurant est sur toutes les lèvres des gosses de primaire.
Le rythme lancinant te rentre dans la tête, le refrain est gentillet. C'est pas un gros mot qui va nous effrayer.
Les couplets eux sont comment dire, très parlant.
Pas de quoi fouetter un chat, c'est dit sans trop de vulgarité, et naive que je suis, je pensais que certains mots ne faisaient pas partie de la culture de ma fille chérie !
Tu parles.
A un moment, le jeune homme propose à la jeune fille de lui faire une petite gâterie !
Evidemment, je suppose que ma chère et tendre et innocente progéniture imagine que ce sont là quelques douceurs chocolatées !
Que nenni !
L'entendant hier soir parler avec son frère en rigolant de ce terme, je lui demande si elle sait ce que ca veut dire.
Réponse de l'interessée (texto) : bah oui, c'est avoir le BIP dans la bouche !
J'ai failli mourir !
Je suis restée bouche béee.
Comment ma fille pouvait savoir ce genre de choses ?
Reprenant mes esprits (j'ai eu du mal), je lui demande QUI a pû lui expliquer.
Facile.
La copine de classe a demandé à sa maman, qui vachement plus évoluée que moi a traduit.
Autant dire que ça a vite fait le tour de la cour de récré.
Alors là, je sais pas si je suis si coincée que ça, mais ça m'a quand meme un peu choqué.
Pourtant j'ai avec les enfants des discussions là dessus en étant je trouve assez ouverte, mais je sais pas là, je bloque un peu.
Ce qui fait que j'ai éludé le sujet pour passer à autre chose, parce que là j'avoue que mon bec était cloué !
On pense à tort connaitre par coeur nos enfants, leur évolution, finalement on se rend compte au détour de conversations qu'ils savent beaucoup plus de choses que l'on pourrait imaginer.
Tout simplement aussi parce qu'à leur âge, nous étions encore très "innocents".
La télé, les médias, les confrontent à des sujets dont nous étions relativement protégés à notre "époque".
Il est où le temps où ces chers anges croyaient encore au père noël ?
PS voici les paroles de la chanson au cas où vous n'auriez pas bien entendu !
Tout à l'heure, J'roulais sur mon scooter dans Paris, D'une voiture, au feu rouge, un mec me dit: "Hé Madame, il est quelle heure ?" J'lui réponds: "Midi." Il m'dit: "Madame qu'est ce que t'es bonne ! Tu veux pas m'faire une gâterie ?" Ses potes rigolent. Sur le moment j'ai pas compris. J'réponds: "Mon grand, c'est pas comme ça qu'on parle aux gens. Tu n'aimerais pas qu'on parle comme ça à ta maman. Le mec me regarde. Avec une tête de chien d'garde il m'fait: "Vas y parle pas d'ma mère ou j'te défonce !" J'lui réponds: "Du calme Alphonse. J'te connais pas, tu m'agresses ! C'est quoi ce manque de délicatesse ? On t'a pas dit de traiter les femmes comme des princesses ?" Il m'dit: "Ouais mais toi j'te baise !" J'lui dis: "Ben non justement, c'est bien ça l'malaise !"
.:: Refrain ::.bis Tu sais que garçon, si t'enlèves la cédille ça fait garcon et gare aux cons ma fille, gare aux cons. Gare aux cons, gare aux cons qui perdent leur cédille. Garçon si t'enlèves la cédille ça fait garcon et gare aux cons ma fille, gare aux cons. Gare aux cons, gare aux cons qui perdent leur cédille.
.:: 2nd couplet ::. J'continue mon chemin. Au feu suivant, j'entends: "Hé grosse cochonne quand tu veux j'te prends !" C'est encore Alphonse avec sa tête de gland. J'lui dis: "Là tu t'enfonces, c'est indescent ! J'y crois pas mec, redescend d'ta planète ! Tu te prends pour Tony Montana, t'as même pas d'poils sur la quéquette..." Il m'dit: "Vas-y sois pas fulgaire ! T'vas voir où j'vais t'la mettre." "Tu dis qu'c'est moi qui suis vulgaire ? Non mais là c'est la fête ! Je rêve. Pour qui tu te prends ? Maintenant tu t'arrêtes." Je descends, il descend. J'dis: "C'est l'bordel dans ta tête ! Qu'est-ce que tu comptes faire ? Là t'es en galère. J'veux des excuses, j'attends et j'lacherai pas l'affaire." Il me dit: "Non toi tu t'excuses, espèce de vieille sorcière." "C'est la meilleure, je t'ai donné l'heure, j'aurais mieux fait d'me taire !"
.:: 3ème couplet ::. Voilà comment parle certains garçons. Quelle honte! Ils mériteraient une bonne leçon. Tu veux jouer ? On va jouer ! J'lui dis: "Baisse ton caleçon ! Tu parles beaucoup, ça manque d'action. Tu m'as demandé une fellation." Tout à coup Alphonse a une révélation. Il renonce et me dit: "Ouais vas-y c'est bon. Lache moi. Pardon !" J'lui dis: "C'est bien. Là t'as l'air moins con !" C'est pas normal d'avoir besoin d'parler aux femmes de cette façon. Y'a un sérieux problème d'éducation !
"Pourtant, je suis sûr que t'as un bon fond." Il m'dit: "T'as raison ! J'me sens tout bidon. C'est mes potes qui m'poussent, j'ai la pression !" J'lui dis: "C'est bon pleure pas, il manquait plus que ça." Alphonse qui fond en larme dans mes bras. J'lui dis: "Toi t'as besoin d'amour ça s'voit. Allez viens là. Fais un bisous à tata."
C'est pas le printemps mais ça bourgeonne chez le pré-ado !
Et le préado, le bourgeonnement il aime pas ça.
Oh c'est sur que lors de la première poussée d'un minuscule petit bouton de rien du tout, il s'est rengorgé tel un coq se pavanant dans sa basse cour, persuadé de détenir là le sésame vers une adultarisation imminente (c'est pas français mais j'aime bien).
Moi, stoïque, j'observe l'embryon de petit rien qui pointe sur son menton, lui conseillant de ne surtout pas tripoter le truc avec ses petits doigts.
Non pas que mon cher fils ait le mains sales, l'avantage avec un obsédé des microbes, c'est que le lavage de mains en sortant des toilettes est devenu systématique (quand ca confine pas à l'obsession).
Donc la première poussée fut un soulagement pour lui.
La deuxième lui a permit de toucher du doigt le douloureux cheminement vers sa vie d'adulte.
Ca commence par une petite rougeur.
Puis un point blanc.
Jusque là, rien de dramatique.
Je lui intime l'ordre de ne pas percer, trifouiller, je lui ai fait un visage tout beau, va pas me saloper le boulot le bougre !
Tu penses que le lendemain, la minuscule chose s'était transformé en spot énorme, suintant, bref une horreur.
Mon pauvre petit chéri s'est fait charrier au collège par des copains surement jaloux de la virilisation de mon bébé (quelle bande de sales petits ploucs qui se moquent de MON fils chéri).
La phrase qui l'a achevé : "jamais machine ne voudra te rouler une pelle avec une horreur pareille sur ta tronche"
D'abord machine, je vois pas de quel droit elle se permettrait d'enfiler sa langue dans la bouche si délicate de mon rejeton, une langue surement bourrée de microbes dégoutants, sa fichue langue elle a qu'à la tourner dans sa bouche à elle pour commencer (je m'égare).
N'empèche, devant l'étendue de la chose, j'ai dû malgré je l'avoue un dégout évident (franchement c'était vraiment affreux), essayer tant bien que mal de lui faire retrouver figure normale.
Quoique ce petit (énorme) point blanc était surement un moyen efficace pour lui de se repérer dans la nuit (chuis odieuse je sais).
Bref, j'ai fait ce que je lui avais de ne pas faire : j'ai percer le bouton !
Attention, sous milieu stérile, avec compresses, désinfectant et moults précautions !
Fiston était soulagé, sur le moment.
Parce que le lendemain c'est revenu au galop !
J'ai laissé tomber les tripatouillages et autres tortures et j'ai filé à la pharmacie acheter THE produit qui tue le bouton et fait la peau douce !
Le loustic était content de se tartiner le visage de sa nouvelle crème.
Moi même émue (je m'émeus d'un rien) de ce nouveau pas vers l'âge mur (c'était son spot qu'était mûr pour le coup).
Machine je sais pas ce qu'elle en a pensé, il semblerait que bouton ou pas, elle ne veut toujours pas mettre la langue (sainte fille).
J'ai profité de l'occasion pour faire un cours au loustic sur les changements hormonaux qu'il allait subir dans les prochains mois (la voix qui mue ça m'éclate d'avance).
Grandis pas trop vite, fiston, faut ménager ta pauv'mère surmenée !
Déjà deux ans que tu es venue ensoleiller nos vies.
Tu étais si petite et te voilà déjà en train d'essayer de parler.
Parfois tu nous épuises par ta vivacité, ton énergie.
Souvent tu nous fais rire par tes pitreries.
Quand nous te regardons, nous débordons d'amour pour toi, nous émerveillant du savoureux mélange de nos deux êtres qui a pû nous offrir une telle perfection.
Ton frère et ta soeur sont complètement fous de toi.
Ta petite soeur est hypnotisée par ta présence meme quand tu t'asseois sur elle tu l'as fait rire.
Et moi j'aime bien le bazard, quand les gens râlent et agissent, quand ça renacle, ça rue dans les brancards, quand ça ne veut pas se laisser marcher sur les pieds !
Oh évidemment, on va me dire que moi dans ma petite ville du fin fond de la montagne, ça m'embète pas tant que ça de pas avoir de transport en commun.
Ben oui.
Mais la ministre l'autre jour elle a dit au sujet de l'augmentation (faramineuse) du prix de l'essence, que l'état ne baisserait pas les taxes !
LA solution ?
Zavez qu'à prendre d'autres moyens de transport, vélo, bus, métro, trams, petits petons.
Ben voyons.
C'est sur que chez nous, on a tout ça (euh pour le vélo je suis d'accord mais ca grimpe vachement par ici, pis avec tous les gosses comment je fais moi ?)
Tout le monde sait que la France se limite à Paris, région parisienne.
A la rigueur, on inclue les grandes villes.
Le reste c'est que du pipi de chat.
Elle fait moins la maligne maintenant Madame la Ministre !
Zont plus de transport en commun à la Capitale !
On avance le fait que les gens ont le droit de se rendre à leur travail.
Je suis d'accord.
Mais il faudrait peut être aussi se dire que si les fonctionnaires font greve pour défendre leurs acquis, ça pourrait nous être drôlement utile un de ces quatre !
Parce que franchement, vous pensez sérieusement que les notres de retraite on va pas les toucher ?
En France, on a le droit de râler, on a le droit de faire grêve.
Si on instaure un service minimum, ce droit ne sera qu'un leurre, une stupide plaisanterie.
Nous n'aurons plus que nos yeux pour pleurer nos avantages perdus, nos acquis envolés !
Notre président s'en fout, il vient d'obtenir une substancielle augmentation dans l'indifférence générale.
De l'argent de poche comme on aimerait en avoir nous qui nous demandons comment finir le mois sans trop de dégats.
Alors oui, du fin fond de mon trou perdu, je soutiens les grevistes et j'espère qu'ils ne lacheront pas l'affaire.
Je suis toujours vivante ! oui mais j'ai pas le temps !
Je suis en plein travaux de déco dans ma maison à moi qu'elle est belle !
Enfin plutôt je donne des ordres à zhom, je supervise, je donne mon avis (en général je dis que c'est beau sinon...) !
On a monté un mur en pierres apparentes dans la cuisine, j'ai arraché de la tapisserie vieille de 30 ans (vachement bien collée la saleté) et on pose de la toile de verre sur les murs pourris afin de pouvoir repeindre un jour (très bientôt).
Entre deux biberons, calinage d'une Gabrielle qui est un brin glue avec sa maman (l'est sauvage cette adorable petite puce), coursage de Mayline revenue d'une semaine de vacances chez sa mamie en grande forme, ça laisse peu de temps pour des articles dignes de ce nom !
Donc, on reprendra un rythme à peu près normal d'écriture dans quelques temps ! parce que là dans ma tête c'est plutôt colle et pinceau.
Moi et mon sens de l'humour, j'ai encore dû me faire une copine !
J'ai même dû passer pour la mère indigne de base.
J'me balladais (pas sur l'avenue mais dans ma rue) avec ma poussette (avec la puce dedans) et mon bébé d'amour, histoire de prendre l'air et l'humeur de mon quartier (faut bien que je me socialise).
Bon dans mon quartier, ya des maisons, avec des gens supers sympas, sont tous retraités.
Pis y sont contents de la jeunesse qui s'installe (si si ils me l'ont dit).
Bref, c'est pas le sujet du jour.
Donc je me balladais, et c'était l'heure de la sortie des écoles, je croise des gamines qui reviennent du collège, le bébé d'amour, ravie, leur court après en bavardant (ok le charabia est incompréhensible mais c'est du bavardage quand même), elle monte dans les bras, fait des bisous, bref met tout le monde dans sa poche (comme d'hab).
Tout va bien.
Plus loin je croise deux dames avec des enfants (dans ma tête je me dis tiens des futures copines), dont une avec une poussette deux têtes blondes qui marchent tranquillement à ses côtés.
Bébé d'amour, toujours aussi ravie, s'approche du groupe, s'aggripe à la poussette de la dame et continue la ballade avec elle (elle est sociable ma fille).
Moi je suis, un peu gênée mais souriante de toutes mes jolies dents (histoire d'être dans la sociabilisation totale)..
Bon, au bout d'un moment, la dame elle veut tourner pour rentrer chez elle, normal.
Elle dit à ma fille "ben je vais t'emmener chez moi alors"
Et moi (mord toi la langue avant de sortir des anneries) je rétorque (mais c'était pour rire) : "oh ben vous tiendriez pas 2 heures"
Ce à quoi (d'un air choqué déjà et même que son air il était pincé) elle répond "oh c'est mon métier, elle me fait pas peur"
Et moi (pauvre andouille) : ben avec elle en deux heures, vous êtes dégoutée à vie !
Je jure que c'était dit pour rire, ceux qui m'ont déjà vu "en vrai" m'ont déjà entendu parler comme ça sans pour autant penser (punaise j'espère) que j'étais un monstre.
La dame regarde d'un air navré (effaré) ma puce et lui dit "oh là là, ce qu'elle dit de toi ta maman, c'est dur"
Ma puce, elle est pétée de rire ! (veut toujours pas lacher sa poussette d'ailleurs)
Pour clore le truc (et définitivement m'oter de sa liste de peut etre future copine), je répond tranquillement : ben oui, mais au moins elle sait que je rigole, elle, hein ma puce, t'as le sens de l'humour toi !
Ben, franchement je crois qu'elle a tout pris au pied de la lettre, elle arrêtait plus dire oh la la, ce qu'elle dit ta maman c'est pas gentil !
Je suis repartie seule, dans le soleil couchant, trainant misérablement ma merveilleuse petite puce qui hurlait de rage parce que j'avais dû la descotcher de la poussette de la dame !
J'ai dû bien sur attendre de tourner au coin de la rue avant de lui coller une tarte pour la calmer (NON JE RIGOLE ).
Après je me suis posée des questions, je sais que parfois ma façon de m'exprimer peut sembler abrupte, que j'ai un humour particulier (quoique que zhom rit beaucoup).
Mais il m'avait semblé ne pas avoir abusé sur ce coup là.
De toute façon, c'est clair que 2 heures avec bébé d'amour, elle aurait vite démissionné (et toc).
Pour ceux que ca a surpris, je leur recommande le visionnage de la cérémonie d'intronisation, c'et révélateur (le mouvement de recul au moment de la caresse sur la joue rien que ça, ça en dit long).
Honnètement je m'en fiche comme de ma première culotte moi ! chacun fait ce qu'il veut de sa vie, et que monsieur n'ait pas de première dame pour le suivre partout, ben ca fera des économies de transport (c'est toujours ça de pris).
Pis de toute façon, il a toute sa clique qui le suit comme un toutou alors...
Incroyable comme un truc aussi banal peut prendre autant d'ampleur.
Quand j'ai déposé ma demande en divorce, j'ai pas fait la une !
Ce qui me dérange un peu, c'est que la Madame elle va en prendre plein la tronche, oh la vilaine qui a quitté un si gentil Monsieur, si amoureux, si attentionné, si Président !
Comme toujours, c'est celui qui se tire qui est vilain.
Enfin cette femme, si elle est pas heureuse elle va quand meme pas rester juste pour le plaisir de se faire appeler madame la présidente !
J'ai lu par ci, par là des commentaires qui m'ont fait halluciné !
Que la madame c'était pas étonnant qu'elle se barre vu que de toute facon elle avait déjà divorcé une fois (du genre c'est un coucheuse), que le pauvre Monsieur, il allait avoir trop de peine pour s'occuper des affaires de l'état (tant mieux on verra moins sa trogne), que quand même quitter un si bel homme (?????????) c'était y pas une honte !
C'est vrai que l'info est capitale !
Rien ne se passe de plus grave dans le monde en ce moment.
Personne ne crève de faim, personne ne dort dehors, personne ne se fait assassiner, exploiter, abuser.
Tout va bien, le seul truc qui va pas, c'est ça !
Et déjà qu'on se le tape tous les jours à la télé (toujours là où on penserait meme pas qu'il soit), maintenant faudrait encore compatir ?
Comme je suis pas un monstre, je compatis.
Je compatis pour un petit garçon qui doit pas rigoler tous les jours en ce moment.
C'est tout.
Pour le reste, c'est leur vie privée. Ca n'a rien à voir avec nous.
Euh, franchement Madame, t'aurais pû attendre parce que déjà qu'on en a pris pour 5 ans, si en plus il est malheureux, on n'a pas fini d'en baver...
Questionnements intérieurs (ouahhh l'est beau ce titre)
Pour développer un peu plus l'article précédent sur mes envies du moment.
Mère au foyer, c'est épuisant !
Je suis en pleine crise existentielle : à savoir, qui suis je, que veux je ?
J'ai la désagréable impression de ne servir que de chauffeur, cuisinière, changeuse de couches, préparatrice de biberons, donneuse de biberons, infirmière, maitresse d'école, couvreuse de livres, femme de ménage, lingère, nounou, j'en passe et j'en oublie !
Je vais virer mégère !
Autant je me suis éclatée à rester à la maison pendant un long moment, autant en ce moment je n'ai qu'une envie, c'est de me barrer....de la maison !
Pourtant, pouponner ce petit ange est un vrai régal, je la dévore de bisous, du regard, je ne conçois pas de longs moments sans elle, mais j'avoue que tout le reste m'ennuie.
Et oui, je m'ennuie !
C'est étonnant ! avec tout ce que j'ai à faire !
Ben oui, mais bon franchement le ménage, les courses, la lessive, les papiers, l'intendance, les bains (c'est chaud ça), c'est chiant !
Le mot est laché.
Il y des jours où le découragement me guette !
Je vois les heures défilées, égales à celles de la veille, c'es terrible, mais qu'est ce qui m'arrive ?
Je suis de ces femmes qui ne trouvent pas forcément d'épanouissement à la tenue d'une maison.
Va bosser me direz vous !
Bien vu, mais difficilement conciliable pour l'instant avec deux enfants en bas âge, deux qui ont besoin d'avoir un peu de souplesse dans leur emploi du temps, et un zhom mon chéri qui vient d'être promu et qui donc n'est pas forcément disponible à des horaires fixes.
Un zhom mon chéri promu donc et qui plus est chef de service donc MON chef !
Ce qui, n'est pas forcément compatible avec une vie de couple paisible !
Faire une coupure entre le travail et la vie familiale n'est pas chose aisée, ceux qui bossent en famille ne viendront pas me contredire.
Pas de crèche en vue, nous sommes sur liste d'attente dans une autre commune depuis 6 mois pour le bébé d'amour !
Une nounou pour les deux petites serait hors de prix.
Le rythme pour tout le monde serait infernal.
Je pense que pour le moment je vais rester à ma maison !
Au moins jusque ce que le bébé d'amour aille à l'école.
Trouve une occupation me direz vous !
Bien vu.
Sauf que nous n'habitons pas dans une grande ville, que les occupations ici consistent souvent pour les mamans au foyer à s'investir dans les assoc de parents d'élèves !
Beurk moi je dis !
Attention, je suis bien contente que des parents s'y collent ! sauf que moi ca me fout de l'urticaire !
De plus, pour avoir une occupation extérieure, faut faire garder les gosses et faire garder les gosses ça se fait pas en claquant des doigts (cf plus haut !)
Que la mémé elle est ok pour dépanner mais qu'elle bosse !
J'ai donc décidé (et oui) que :
petit a : je vais aller à la piscine avec mes deux grands une fois par semaine, déjà parce que je veux leur consacrer du temps rien qu'à eux vu que les pauvres je m'en occupe pas des masses (cf le petit monstre qui me sert de troisième et qui me monopolise pas mal d'énergie).
petit b : ça je sais pas encore, mais ca va pas tarder que je vais savoir avant de péter un cable.
Plus sérieusement, j'ai bien envie d'étudier un peu, je me renseigne sur les formations par correspondance pour secrétaire de direction, chuis motivée mais c'est un investissement lourd par rapport au budget familial et la culpabilité légendaire féminine me taraude.
Ca pourrait etre utile pour l'avenir because je risque d'avoir du mal à reprendre mon ancien poste (cf la promotion de zhom qui du coup devient mon chef direct et du coup ben c'est pénible quand même quand tu couches avec ton chef !)
Tout ça est en reflexion pour le moment.
Zallez me dire : tu sais pas ce que tu veux!
Oh j'ai jamais dit que j'étais facile comme fille !
D'un côté je veux pas les bousculer tous autant qu'ils sont (j'inclue zhom mon chéri qui finalement s'arrange bien de notre petite organisation).
De plus, mes deux petites princesses ont encore bien besoin de moi,surtout la petite puce qui est si petite, si fragile, si douce, si....enfin bref c'est mon bébé et je suis encore bien scotchée !
En tout cas, zhom mon chéri, sur le coup, il me soutient ! il dit que je dois faire ce que je veux (l'est beau, l'est grand, l'est fort mon zhom !) qu'il faut que je sois bien et tout et tout !
Donc pour conclure, je sais pas ce que je vais faire, je sais pas comment je vais faire, mais déjà se poser la question de ce qu'on doit faire ben c'est motivant ! (euh tout le monde me suit là ?)
Voilà c'était mon petit pétage de plomb de pendant que la France joue au rugby !
Ah mais, je prend enfin quelques minutes pour nourrir ce blog !
En vrac, tout va bien !
Gabilou est un vrai petit ange, elle pleure quand elle a faim, sommeil, ou quand elle veut un calin ! que du bonheur !
Elle nous fait de jolis sourires, c'est un bébé qui a l'air heureux de tout ! un régal.
Notre Mayline est égale à elle même, elle court, grimpe, escalade, épuise !
Elle a passé une semaine chez sa mamie, elle a été sage comme une image, comme quoi l'éducation rentre quand même.
Ca m'a permis de décompresser, de me détendre et de repartir d'attaque !
Mes deux grands sont....grands. La minette porte des soutifs et fait la tronche à la moindre remarque, se comporte comme une minimaman avec Mayline, ce qui n'est pas forcément une bonne chose car elle a du mal à nous laisser la place parfois. Mais elle est quand même sympa, essaie d'aider quand elle est bien lunée et s'épanouit de plus en plus (et ca met un coup de vieux).
Le loustic est content de sa classe, ravi d'aller à l'école, ouf.
Il est toujours aussi serviable, poli (limite faux derch mais enfin).
Il prend des allures de jeune homme, réclame plus de liberté, a du mal à comprendre qu'il ne peut pas en avoir de trop (ado quoi !)
Moi je me tate pour reprendre des cours par correspondance, je m'ennuie à la maison, j'ai envie de bosser mais je ne veux pas perturber l'équilibre familial.
Mon bébé est encore trop petit pour la faire garder, ca me ferait trop de mal !
L'organisation serait vraiment très dure à gérer pour tout le monde.
Alors je ronge mon frein. Pour l'instant.
On fera le point dans quelques mois, si ca se trouve j'aurais changer d'avis ! je ne suis qu'une femme... Je me renseigne tout de même sur les formations par correspondance, je suis plus que tentée.. je sens que je vais m'y mettre.
Pour le plaisir, une petite photo de ma tribu avec moi ! il n'y en a pas beaucoup, c'est duraille d'avoir tout le monde en même temps (d'ailleurs il manque zhom mon chéri) !
Lu dans le Daupiné Libéré du 29 septembre, je retranscris ici l'article :
"Gracia et Béni, sont âgés de 5 et 3 ans. Sous le coup d'un arrêté de reconduite à la frontière, ils se sont vu interdire l'accès à la cantine de leur maternelle. Maxime Castagna, maire UMP de Digoin en Saône et Loire ne souhaitant pas se "mettre en travers" de la justice. Leur mère, une congolaise enceinte de 8 mois d'un citoyen français, a reçu une lettre du maire, indiquant que ses enfants ne seraient plus acceptés pour les repas de l'école. Une quinzaine de personnes ont manifesté hier devant la maternelle pour protester contre cette "décision scandaleuse" "
Quel courage exceptionnel monsieur le Maire !
Je n'ose imaginer quelle aurait été sa position à une certaine époque !
Sous couvert de respecter la justice, on prive des enfants de repas, des enfants qui surement ne comprennent rien à ce qui se passe, parce qu'à cet âge là, la notion de justice est surement autrement plus haute que celle de ce petit monsieur.
On demande aux autorités de respecter les quotas d'expulsion ! dans l'indifférence quasi générale (et il est heureux de voir que les fonctionnaires de police sont choqués de ces demandes), on propose des recours aux test ADN pour les regroupements familiaux dénigrant ainsi la notion même de famille (faut il etre du meme sang pour appartenir à une famille), quelques voix s'élèvent mais quid de l'opinion générale ?
Je me pose des questions si finalement la majorité de la population n'est pas d'accord avec ces pratiques.
Quelle régression pour le pays soit disant des droits de l'homme, un pays qui est le premier à donner des leçons de morale aux autres, qui prône l'égalité et la fraternité.
J'en ai ras la casquette ! ras le bol de ces cons qui s'accrochent à leur nationalité comme à une bouée de sauvetage, tellement ils ont peur de perdre une miette de leurs avoirs !
Comment peut on regarder un enfant dans les yeux et lui interdire d'aller manger avec ses camarades ?
Comment peut on faire ça ?
Ce monde m'attriste.
Je vous invite encore une fois à signer les pétitions d'éducation sans frontières, de lire sur leur site quelques témoignages pour vous faire une idée. C'est un geste qui vous prendra peu de votre temps, un seul petit geste mais un signe de révolte.
A comme : amour bien sûr, peut on vraiment vivre sans ? amitié, si elle est sincère, véritable. Acceptation parce que dans l'amour comme dans l'amitié il faut savoir accepter l'autre tel qu'il est et non comme on aimerait qu'il soit. L'Autre n'est pas un miroir de soi.
B comme : bébé évidemment ! petit bout de chou qui se love entre mes bras, que je respire et hume, ce prolongement de moi qui pourtant est tellement un être à part. Comme baiser, celui qu'on donne à son amoureux, peut être le geste plus intime d'un couple, le baiser peut etre langoureux, tendre, passionné, timide, il révèle notre humeur du moment, notre envie, nos désirs. N'avez vous jamais su ce qu'avait en tête votre chéri rien qu'à la façon qu'il a de vous embrasser ?
C comme chéri, je l'aime, il est à la fois homme et enfant, capricieux parfois, tendre souvent, amoureux toujours, égoiste et pourtant généreux, charmeur, drôle, buté, sauvage et soumis, patient, compréhensif, tolérant. Il a la grâce de m'accepter telle que je suis, en toute connaissance de cause.
D comme : désir, ne plus en avoir c'est un peu mourir.
différence parce que la normalité c'est chiant
E comme enfants : le plus dur challenge d'une vie ! faut il être inconscient au point de donner la vie ? Quelle responsabilité avons nous sur nos épaules, éduquer, aimer, accompagner, faire de nos enfants des adultes "biens". N'y a t'il pas dans ce besoin d'avoir des enfants une part de vanité ? Se reproduire est ce narcissique ? (question de philo..). On en prend pour perpet, sans réduction de peine. C'est beau et difficile à la fois. Parfois on a envie de s'évader, de s'échapper et pourtant ces chaines nous sont vitales, comme l'air qu'on respire.
F comme fierté : utile souvent, parfois mal placée quand elle nous empèche d'appeler à l'aide ou de tendre la main vers l'autre. Comme faiblesse : savoir accepter les siennes pour mieux tolérer celles des autres.
G comme Gaëtan, Gabrielle : tout est dit. comme guerre : celle qu'on livre chaque jour à soi, à l'autre pour des broutilles souvent, celles qui jalonnent notre histoire, vaines, meurtrières, injustes. L'apanage de la race humaine. Un bien vilain mot.
H comme horreur, celles qu'on voit au détour de l'actualité.
I comme intolérance : la cause de bien des conflits, de souffrances inutiles, intolérance et bêtise font souvent bon ménage.
J comme : jalousie. Je suis jalouse mais je fais des efforts, je me rend bien compte que souvent ma jalousie est complètement injuste, je m'en veux mais j'ai parfois du mal à canaliser mes angoisses.
K comme kava, abréviation de café, breuvage délicieux mais véritable drogue !
L comme liberté, un bien grand mot qui ne signifie pas grand chose si déjà on ne peut plus penser librement ! et le pays des libertés n'est peut etre plus celui que l'on croit !
M comme Mayline, Mathilde, comme maman, ce mot qui est comme un pansement sur nos bobos, celui que l'on dit quand on a peur quand on a mal, celui qui rassure, qui veut dire amour sans limites. parce que c'est dur d'être mère, on voudrait tellement être parfaite irréprochable, et pourtant ce sont nos imperfections nos erreurs qui construisent aussi nos enfants.
Maman comme la mienne, avec cet amour qui pourrait abattre des montagnes, toujours là, il m'aura fallu être mère moi même pour te comprendre, moi aussi un jour je serais là pour toi, un jour c'est moi qui prendrais ta main pour te guider, je serais ta béquille comme tu as toujours été la notre.
Père : j'apprend l'amour d'un père à travers les yeux des pères de mes enfants, que ce soit zex ou zhom mon chéri, ils sont des papas formidables pour leurs enfants.
Mon père n'est qu'un nom marqué sur mon état civil, mon papa n'est pas mon père et malgré les sentiments qu'il me porte je l'ai toujours ressenti et le père que j'aurais voulu avoir est mon oncle, c'est compliqué hein ? mais je me comprend.
Q comme question, si seulement j'arrètais parfois de m'en poser, je crois que je me porterais mieux.
R comme résistance, bon sang de bois !
Richesse, je crois que je suis déjà riche de tellement de choses ! mais je dirais pas non à une belle rentrée d'argent ! l'argent ne fait pas le bonheur mais quand on en a, on a moins de souci et forcément ça aide à voir la vie en rose.
Raleuse, c'est terrible mais je peux pas m'en empecher !
S comme silence, c'est un luxe rare chez nous.
T comme taka ! voir dans la rubrique Y
U comme unique, heureusement qu'on l'est tous !
V comme vacances, égoistement je voudrais des vacances seule avec mon chéri, juste quelques jours tous les deux.
W comme wahou ! parfois je vais bien parfois non, parfois je suis super heureuse, parfois je me sens inutile j'en ai marre, parfois je gère parfois je galère, wahou ! que je suis compliquée..
X comme censuré ! ya belle maman qui lit, je vais pas étaler ma vie seskuelle !
Y, comme yaka ! yaka faire ci, yaka faire ça ! ya toujours des gens qui disent yaka ! comme si cétait simple... moi je dis taka ! taka le faire toi meme si t'es si malin !
Z comme zut, parce que c'est le mot poli qui veut dire à peu près comme le vilain mot que j'emploie très souvent, n'empèche dire zut ca défoule moins que le vilain mot ! moi j'aime bien dire des gros mots, même si c'est pas bien vis à vis des enfants que je dois éduquer correctement soi disant. Si je me cogne et que je dis zut, ca enlève pas la douleur, par contre si je dis m***, put**, ch***, bord** ben là je sens moins le mal. SI c'est vrai !
Voilà, c'est fait, ben c'est pas si facile que ça !
Et voilà nos chères s têtes blondes (brunes) de retour sur les bancs de l'école.
La minette,ravie de retrouver ses copines attaque sa dernière année de primaire.
Le loustic un peu angoissé quand même, entre en quatrième avec pour mission de toujours faire de son mieux.
Il a bien fallu s'attaquer à la corvée suprême : le recouvrage de livres !
Pas moyen d'y échapper. Handicap de taille : interdiction de mettre un seul bout de scotch sur les livres !
Ceux qui connaissent mon don inné pour les travaux manuels seraient ébahis de voir mes oeuvres sur ce coup là !
Il m'a quand meme fallu presque trois heures pour en venir à bout (et pratiquement sans m'énerver) !
Pas un seul livre ne s'est envolé à travers la pièce, bon je reconnais avoir usé d'un vocabulaire légèrement fleuri pour pester contre ce p***** de ciseau qui coupait pas, cette s******* de scotch qui collait pas et ce fou** bouquin qui voulait plus se fermer une fois couvert !
C'est dans ces moments là qu'on mesure l'étendue et la diversité de son vocabulaire ordurier !
Mes chers enfants n'ayant rien à apprendre (je suppose vu que devant moi ils font attention eux !), j'ai omis de me retenir (mea culpa mais franchement bord** ca me gavait grave comme dirait un djeuns).
M'enfin, en mère aimante (et surtout que je veux pas me faire gronder pas les profs) j'ai accompli la dure tache et les livres sont couverts !
Qu'on ne me demande pas si ça va tenir toute l'année, franchement je ne crois pas mais bon...
En général, pour cette basse besogne, je m'arrange toujours pour que zhom mon chéri soit présent ou alors ma chère maman.
Ces deux êtres profondément généreux (et impatients) sont vite excédés de ma lenteur (et de ma maladresse) et affligés surtout de la tronche des bouquins une fois terminé le couvrage.
Résultats : ils se proposent de finir à ma place !
Je dois avouer que je ne me fais pas prier pour refiler le bébé (pas Gabrielle faut suivre !)
Las, sur ce coup là, pas de bol, aucun des deux n'était disponible. grrrr.
J'ai quand même bien assuré entre deux bibs et un bébé d'amour qui grimpait allègrement sur la table pour me piquer mes outils (fait jamais la sieste celle ci !).
Bref, le soir même, je ramène mes deux grands pour la semaine chez leur papa et me rengorgeant fièrement, j'annonce au dit père que j'ai fait ma part de boulot et recouvert les bouquins qui serviront à faire de notre progéniture des êtres bourrés de culture (et dans culture il y a ture surtout pour un loustic de 13 ans !)
Zex pas du tout impressionné, me sort "avais tu comme je te l'avais conseillé acheter le kit ?" (euh il l'a dit en français moins évolué : t'avais acheté le kit comj'tavais dit?)
Non monsieur, moi avoir tout fait de mes blanches mains, à l'ancienne comme ma mère le faisait avec amour (c'est là qu'on se rend compte de l'abnégation et du dévouement de nos mères).
Zex toujours pas ébahi (en même temps je m'en fous) demande si j'ai quand meme terminé les achats de dernière minute !
Bouffon ! (j'y ai pas dit mais bien pensé), tu m'étonnes, j'ai couvert pleins de bouquins, et en plus il croit que je vais coller 4 momes dans la voiture, puis me battre avec un charriot qui surement roulera pas et un bébé d'amour survolté dans un magasin bondé ! oh j'ai pas que ça à faire MOUA !
Non mon petit père, tu vas t'y coller because je me suis déjà coltinée toute la fichue liste que je sais même pas ce qu'est un cahier seze ! et la différence avec un cahier grands carreaux, que j'ai dû comparer les deux et que je dois être mirotte parce que j'ai toujours pas capté ! (si ça se trouve c'est la meme chose)
Que je me suis embrouillée avec la minette parce que NON je ne paierais pas un sac d'école 70 euros pour qu'il finisse tout pourri dans un mois.
Que j'ai du mal à capter pourquoi faut un cahier de brouillon pour chaque matière alors qu'un seul suffit surtout quand on voit le poids du sac rapport au gabarit de mon gamin (d'ailleurs j'ai décrèté que un suffirait et que si ça rogne, ça va péter)
Que je me suis ruinée à acheter des fringues à la meme minette pour la rentrée alors que pour finir elle est revenue de chez son père avec un pantalon parce que LUI il l'avait aussi acheté pour la rentrée et que c'est celui ci qu'elle voulait mettre (ça aurait donc pu attendre un peu les achats).
Enfin bref : je lui ai gentiment suggeré qu'il pouvait très bien le faire.
Allez je suis mauvaise langue, il demandait juste pour savoir si il restait des trucs a acheter, faut pas croire, il se comporte quand meme pas tout le temps comme un âne.
Il a aussi fallu s'atteler au remplissage des divers papiers, fiches de renseignements et tout et tout !
Déjà en temps normal, faut arriver à ne rien oublier.
En cas de garde alternée, ça devient franchement sportif !
Déjà sur le cahier de correspondance, ya pas la place pour les deux adresses ! faut écrire tout petit, ça fait tout cracra mais bon ça passe.
Ensuite pour les autorisations de sortie, c'est chaud : les semaines paires, le loustic ira à l'étude obligatoire les lundis et mardis, les semaines impaires les jeudis et vendredis, la minette aura garderie peut etre tous les matins mais c'est pas sur, en tout cas les moitiés de semaines paires oui avec cantine tous les jours même si c'est pair ou impair, concernant l'étude du soir c'est luni et mardi des semaines paires mais uniquement jeudi les semaines impaires !
en cas de problème appeler le père les semaines paires mais que le lundi et le mardi, blablabla !
Même moi j'y comprend rien !
Et surtout YA PAS LA PLACE POUR Y MARQUER !
L'année dernière, j'ai reçu des mots du collège pour absence injustifiée à l'étude toutes les deux semaines, ils comprenaient plus rien.
Enfin, le plus dur est fait.
Quoi que nous reste les activités extra scolaires, vous savez le truc que c'est bien que les gamins fassent pour qu'on passe pour de bons parents attentifs (si si c'est ça) : LE SPORT !
Oui ce truc qui évidemment a lieu le mercredi comme ça t'es sur que c'est moi qui m'y colle (vu que zex les a jamais le mercredi).
Bon pour le loustic c'est réglé, ça sera RIEN. Il veut rien faire, je l'oblige pas (oui ça m'arrange je suis pas hypocrite moi) et de toute façon on va pas payer un truc où il ira à reculons si encore il accepte d'y aller.
Pour la minette, ca va être un sujet de discussion puisqu'elle veut faire de l'équitation ! le sport qui te ruine le porte monnaie plus vite que ton ombre !
C'est en pourparler.
La condition sera qu'elle participe aussi.
Oh je vois déjà vos mines outragées, vos regards réprobateurs, vos airs de dire "oh les parents indignes qui demandent une participation à leurs enfants" !
Allez donc voir le prix d'une leçon et vous comprendrez.
Non évidemment que le but n'est certainement pas qu'elle passe toutes ses économies là dedans mais qu'elle comprenne que quand on a une passion (puisqu'elle dit que c'est ça) il y a souvent des sacrifices à faire.
Et là, son père et moi on est d'accord (bravo bravo bravo) pour qu'elle participe de temps en temps en utilisant par exemple l'argent qu'elle reçoit pour son anniversaire.
Elle doit faire un essai ce week end dans un club.
Nous prendrons une décision après selon les tarifs proposés.
Et aussi, je précise selon les jours d'entrainement ! (tu vas voir que ca va tomber le mercredi).
Parce que les clubs ici ca court pas les rues et que le plus près est quand même à 30 minutes de chez moi.
Voilà la rentrée c'est fait.
Et je m'apperçois que j'ai pondu un roman, tout en donnant un biberon, surement pour ne pas penser au bébé d'amour qui a fait une micro sieste et qui réclame déjà que je la sorte de ses barreaux (oups son lit).
Prenez une famille nombreuse, disons de 4 enfants.
Mettez les dans une voiture.
Faites leur faire 600 kilomètres en vue d'aller assister à un mariage.
Faites leur croire que ca va leur faire prendre l'air, qu'ils vont s'amuser, en profiter, décompresser.
Ca vous donne un week end infernal !
Nous étions donc invités au mariage d'amis en Alsace.
Conscients de l'organisation bétonnée que demande un tel périple, nous avons accepté avec joie d'assister à ce grand évènement (non sans inquiétude de ma part).
Il a fallu trouver un hotel avec une chambre assez grande pour caser une poussette et un lit pliant.
Pas de problème.
Le meme hotel devait aussi avoir une chambre attenante à la notre pour coucher les deux grands.
Pas de problème.
Nous avons emprunté un coffre de toit pour caser tout l'attirail nécessaire à notre survie hors de notre doux foyer.
Toujours pas de problème.
Nous avons décidé de prolonger ce week end histoire d'avoir l'impression d'être parti en vacances.
Départ vendredi, retour prévu le lundi.
Dans les faits.
Départ vendredi, retour dare dare le dimanche.
Because le problème MAJEUR s'appelle Mayline surnommée affectueusement bébé d'amour, rebaptisée PETIT MONSTRE à l'issue de ce séjour en enfer.
La demoiselle n'a pas apprécié la voiture, ce qui en soit est compréhensible à son âge.
Nous avons dû supporter ces gémissements, plaintes, puis hurlements une bonne partie du trajet.
Trajet qui du coup à durer beaucoup plus longtemps que prévu vu le nombre de haltes que nous avons été obligés de faire (sous peine de pétage de plombs).
Harassés de fatigue (surtout nerveuse), nous avons pris possession de nos chambres.
Tache difficile vu que la jeune demoiselle avait décidé d'en faire une inspection approfondie ne nous laissant aucun répit (touche pas les prises, ne sors pas, on ne trempe pas les doigts dans les toilettes !).
Après le repas (vive le clown à proximité qui nourrit mal nos enfants mais les occupe bien), nous nous sommes préparés à dormir.
Dormir est déjà pour nous un acte délicat étant donné que notre petite merveille ne fait encore pas ses nuits.
Ce soir là, ce fut un doux rève que de penser une seule seconde pouvoir fermer l'oeil.
Le petit monstre n'avait aucune intention de roupiller !
Encore moins dans son lit.
Encore moins dans le notre.
Nulle part !
Elle a lutté, lutté, hurlant à la moindre tentative de couchage.
Réveillant sa petite soeur et bien évidemment tout l'hotel par la meme occasion.
Elle a finit par sombrer dans notre lit très très tard dans la nuit (tôt le matin ?).
Je vous passe l'épisode de la tentative de visite de strasbourg, imaginez seulement deux adultes l'air hagard trainant piteusement un gnome pleurnichant, trépignant, une poussette et deux pré-ado désespérés de tant de caprices !
Nous restait à subir l'épreuve du mariage, c'est à dire une cérémonie à la mairie, puis église, puis vin d'honneur puis repas.
Mairie : zhom mon chéri a dû sortir de la pièce avec le monstre qui hurlait à pleins poumons ! même à l'autre bout de la rue on entendait qu'elle !
Eglise : sous l'oeil éberlué des invités présents, j'ai dû renoncer à entrer dans le lieu sacré, la jeune fille voulait faire un calin à une petite qui elle ne voulait pas ! ses hurlements couvraient la chorale. J'ai passer toute la messe à tourner autour de l'église, une boule à l'estomac et l'angoisse du reste de la journée à passer.
Vin d'honneur : près d'un étang ! angoisse totale, nous avons casé le monstre devant les petits fours, pendant qu'elle mangeait elle ne faisait pas de caprices (quoique...).
Le repas ? nous avons renoncé. La mort dans l'âme mais physiquement et moralement incapables d'assumer de nouvelles crises et surtout d'imposer ce déluge de cris aux mariés.
Nous sommes rentrés à l'hotel vers 20 heures, épuisés mais sachant que la journée était loin d'être terminée.
La petite coquine a bien sur encore refusé de s'endormir, nous faisant tourner en bourrique. Le fait d'être à l'hotel nous empechait bien sur de la laisser pleurer, nous ne voulions pas déranger les autres occupants.
Au bout de quelques heures, elle a finit par se coucher par terre et s'est endormie.
Et nous l'avons laissé là par terre, parce que la perspective qu'elle puisse se réveiller en cas de passage au lit nous était intolérable !
Dans la nuit, elle a finit par se réveiller en hurlant et nous l'avons prise entre nous, elle s'est rendormie comme un petit ange (démon).
Le dimanche matin, à bout de nerfs, nous avons appelé les jeunes mariés pour leur dire que nous reprenions la route du retour.
Retour qui bien évidemment s'est déroulé dans les cris et les larmes, notre bébé d'amour refusant catégoriquement de rentrer dans la voiture après chaque arret !
Depuis notre arrivée à la maison, nous serrons la vis à la jeune dame, histoire qu'elle comprenne bien qu'elle n'est pas le centre du monde et que les patrons, c'est nous !
Par contre, nos deux grands et la petite merveille ont été adorables comme tout ! notre puce a bien mangé, bien dormi, et même nous a fait de magnifiques sourires !
La prochaine fois que nous devons partir en week end, faites moi penser d'y réflechir à deux fois !
notre maison doit être placée sous le signe des microbes, virus et autres petites réjouissances qui pourissent la vie !
après notre retour mouvementée de la maternité, zhom malade, moi malade, les angines qui se passent et se repassent, nous pensions pouvoir prendre tranquillement nos marques et profiter un peu.
Que nenni !
J'ai passé la semaine dernière terrassée par une infection au rein qui m'a donnée une fièvre de cheval et des douleurs qui feraient passer un accouchement sans péridurale pour une caresse !
Heureusement, notre bébé d'amour était partie en vacances chez sa mamie, j'aurais été complètement incapable d'assumer.
Notre Gabrielle a donc passer sa semaine allongée sur le canapé avec sa maman, une maman hors d'état de servir utilement et se trainant misérablement pour accomplir son devoir.
A peine remise, bébé d'amour rentre à la maison, toute contente de son séjour, et hop patatras dans la joie des retrouvailles vomit partout dans la maison !
Verdict : gastro !
La pauvre puce était vraiment mal en point hier, à tel point que nous l'avons emmené aux urgences pour plus de sécurité, ils lui ont donné un traitement de choc pour ne pas qu'elle se déshydrate et nous nous sommes munis d'une bassine pour limiter les dégats !
Résultats : quand bébé d'amour voit la bassine, elle se met à hurler !
La nuit lui a permis de récupérer un peu de forces.
On réintroduit l'alimentation pour voir si sa passe !
Et surtout on espère que ca va s'arrèter là, yen a marre d'être malade !
Sinon notre petite puce se porte bien, les nuits sont encore mouvementées, c'est pas demain la veille qu'on fera une nuit complète, nous en sommes encore à deux biberons et le rendormissement n'est pas toujours d'actualité.
Elle aime beaucoup les bras, beaucoup beaucoup. Difficile de la laisser dans son petit lit pour les siestes, elle s'endort deux minutes puis hurle jusqu'à ce que je la prenne et là elle s'endort ! Coquine.
Elle ouvre de grands yeux pour regarder partout, curieuse de découvrir le monde qui l'entoure.
En tout cas, vivement que tout le monde retrouve la forme et que les maladies nous lachent les baskets, on en a marre !
Il fut un temps où tous les jours, je m'asseyais devant l'écran, et je posais un petit texte par ici.
C'était le temps où le bébé d'amour faisait la grasse matinée.
Je me levais tôt, avec mon petit café et je profitais du silence de la maison endormie.
Il me fallait ce silence pour pouvoir pondre mes articles, le bruit gêne ma concentration (mon cerveau est multitache mais il a ses limites).
Bébé d'amour ne fait plus la grasse matinée.
Parfois dès 6 heures du matin, nous entendons cette demoiselle.
Ou plutôt nous entendons le lit de la demoiselle qui cogne contre le mur.
Puisque bébé d'amour adore se balancer, ça tape fort.
Parfois le lit se retrouve au milieu de la pièce.
A se demander comment bébé d'amour n'est pas couverte de bleus et bosses vue la force qu'elle met à se balancer.
Et elle chante en cadence, impossible d'ignorer qu'elle est réveillée.
Et puis notre petite merveille n'est pas du genre à dormir le matin non plus.
Son estomac crie famine !
Il faut dire que son estomac crie souvent à ce petit ange.
Il a fallu donner des biberons pour compléter, le rythme des tétées (une bonne quinzaine par jour et encore) me laissait sur le flanc.
Maintenant le matin, je me lève toujours tôt, j'essaie de capter 5 minutes de silence pour boire mon café (sinon je suis de mauvais poil).
Ensuite c'est la valse des biberons, changeage de couches (ne pas se tromper dans les tailles), habillage, lavage, rangeage de maison (histoire de pas se laisser envahir), douchage de moi même (question d'hygiène élémentaire).
Bref, le remplissage de ce blog n'est plus aussi facile.
Je lis par ci par là, dans les rares moments de répit, les récits des copinautes, quand j'ai le temps, je commente.
Je materne que voulez vous !
D'ailleurs au moment où je tente d'écrire ces lignes, Gabrielle réclame à corps et à cris.
Et comme je n'aime pas que mon bébé pleure, et bien je m'arrète là pour aujourd'hui....
Allez je profite d'une moment de répit ! ouf c'est chaud ici en ce moment !
Gabrielle est souvent aux bras, souvent au sein, et comme on ne m'a pas greffer d'autres bras à sa naissance, j'ai parfois du mal à suivre.
Surtout que les trois autres ont aussi besoin de leur maman, on s'organise petit à petit et finalement on s'en sort pas trop mal.
J'arrive même à faire le ménage ! du coup on vit dans une maison à peu près en ordre ce qui fait du bien au moral.
Revenons un peu sur la naissance du petit ange !
Donc le 6 juillet, je pars à la maternité pour un monito de contrôle, ca fait 2 semaines que je fais du faux travail, surtout la nuit, je suis naze mais bon je me dis que bébé arrivera quand il sera pret.
Je fais le monito et la sage femme me dit qu'il y a un souci avec le coeur du bébé ! manquait plus que ça !!
elle me rassure (elle y arrive pas) et me dit qu'on fera un contrôle tous les jours pour voir si ça se reproduit auquel cas, on déclenchera.
Le 7, contrôle, tout va bien, tant mieux. Sauf que je faux travail de plus en plus et que je commence à trouver le temps long.
Dimanche 8 au matin, on part à la maternité, les contractions sont régulières, rapprochées et douloureuses, verdict : faux travail !
là je me dis que ce bébé devrait vite venir parce que je suis fatiguée et que je tiendrais pas longtemps à ce rythme !
Dimanche 8 au soir, on pose les deux grands chez leur papa, ils partent pour 15 jours et esperaient vraiment que le bébé soit né, ils sont déçus et moi je contracte à mort !!
On rentre à la maison, je suis pliée en deux mais je me dis que je vais pas aller encore à la maternité pour rien !
Vers 21 heures, j'y tiens plus, j'appelle ma maman pour qu'elle vienne garder bébé d'amour et on décide quand meme de se rendre à la maternité !
Je préviens la sage femme : l'a pas intéret à me parler de faux travail sinon...
Elle m'examine, secoue la tête et me dit que c'est pas encore tout à fait ça !
Je saute de la table la prend par le cou et je l'étrangle...
non bien sur ! mais j'avoue que je me suis sentie découragée !
Puis elle me dit que quand même ca évolue donc que c'est bon, enfin bébé va pointer le bout de son nez.
On décide de faire la péridurale.
Ouais, sauf que moi et cette fameuse anesthésie, on n'est pas copines.
Et comme d'hab, ça loupe.
Pas grave, chuis forte, chuis courageuse, pis surtout de toute façon j'ai pas le choix, on fera sans !
J'ai promis à zhom mon chéri, pas un son, pas un gémissement, pas un cri ne sortiront de mes douces lèvres, ça le traumatiserait le pauvre (ironique).
Je tiendrais cette promesse (même si ce fut parfois difficile).
J'ai en face de moi une sage femme formidable, hyper à l'écoute de mes désirs, qui m'accompagne avec respect dans l'aventure.
On cherche une position qui soulage, je lui demande d'éviter à tout prix une épisio, je veux accoucher sur le côté, et je veux mon bébé sur moi tout de suite et qu'on me l'enlève pas au bout de deux secondes si il va bien !
La puce a du mal à trouver la sortie, j'essaie de respirer calmement, de trouver une position pour l'aider.
On décide de changer de côté mais en cours de route, j'arrive plus à bouger d'un millimètre, ça fait trop mal, on restera donc comme ça.
Je pousse, zhom m'encourage, je lui broie la main (enfin je lui ai pas cassé il va pas se plaindre).
La tête sort.
Repousse, les épaules ont du mal à suivre, encore un effort, une épaule, une petite poussée de plus, et un cri ! ma merveilleuse petite poupée est contre moi, chaude, douce et magnifique.
Il est 23h50. pas d'épisio.
On lui fait des bisous, zhom coupe le cordon, et la puéricultrie l'installe confortablement contre moi.
Puis elle s'éloigne avec la sage femme pour nous laisser à trois savourer ce doux moment.
Nous resterons deux heures ainsi, en peau à peau, Gabrielle sera pesée, mesurée, habillée seulement au bout de ces deux heures pour respectée au maximum notre intimité et la découverte mutuelle.
On ne dira jamais assez combien l'accompagnement est important lors d'une naissance, j'ai remercié ma sage femme et la puéricultrice pour le travail que nous avons fait ensemble, elles ont été formidables de respect, d'écoute et de dialogue. Elles nous ont offert un moment merveilleux dans le calme, la douceur et nous ont laissé découvrir notre petite merveille et faire connaissance avec elle sans agression extérieure de soins en tout genre.
C'était mon dernier accouchement, la dernière fois que je vivais ce miracle, il fut différent des autres comme à chaque fois, il fut comme les autres aussi intense d'émotions, et comme à chaque fois en découvrant le visage de mon bébé, j'ai été envahie d'amour, en respirant son odeur je l'ai reconnu, comme à chaque fois je me suis sentie invincible et pleine de vie.
Le lendemain matin, j'ai appelé les deux grands pour annoncer la nouvelle, ils ont hurlé de joie et l'après midi même ma maman est allé les chercher chez leur papa pour la rencontre avec leur petite soeur, ils étaient émus et fiers, tout attendris.
Puis zhom est arrivé avec bébé d'amour qui a regardé cette nouvelle venue avec interrogation puis s'est jetée dessus pour un calin "étouffant".
Nous étions tous réunis et en contemplant mes quatres amours, mon zhom, je me suis dit que j'avais bien réussi ma vie...
Pour un retour à la maison, on ne pourra pas dire qu'on aura fait dans le calme !
Pas le temps de prendre nos marques.
Zhom mon chéri était fatigué depuis quelques jours avec une angine qui trainait.
Mardi matin, il décide de prendre un bain, histoire de se détendre un peu.
Pendant ce temps, je donne une tétée à Gabrielle pendant que bébé d'amour s'amuse (à faire des bêtises).
Lorsque j'entend zhom m'appeler pour me dire qu'il ne se sent pas bien.
J'amène une bassine, je cours poser Gabrielle dans son berceau, le bébé d'amour dans sa chambre.
Et là zhom mon chéri convulse et boum dans les pommes !
Les deux bébés qui hurlent, moi qui supplie zhom de se réveiller et comme il ne veut pas obéir je lui met deux baffes !
Il reprend un peu connaissance, j'appelle les pompiers, en meme temps je rassure bébé d'amour, téléphone à ma mère et surtout je tente de ne pas céder à la panique.
Les pompiers arrivent en même temps que beau papa qui réceptionne Gabrielle dans ses bras parce que bébé d'amour hurle toujours et s'accroche à moi.
Zhom est emmené à l'hopital, il est d'une couleur bizarroide pour un être humain (gris vert blanc cadavérique).
Ma maman arrive à fond la caisse.
Je m'organise avec tout le monde, envoie maman chercher du lait pour Gabrielle, et je fonce à l'hosto rejoindre mon chéri.
Là bas, on lui fait plusieurs examens, tous normaux.
Et on me le garde en surveillance pour 24 heures.
Je rentre à la maison, tout le monde s'est relayé pour faire patienter Gabrielle qui a échappé aux biberons !
Je passe la soirée avec les deux petites, sans mon zhom.
Et le lendemain on m'autorise à le récupérer.
J'ai eu la trouille de ma vie, j'ai cru qu'il était mort.
Et moi je l'aime mon zhom à moi. Je veux pas qu'il tombe dans les pommes !
On ne sait pas trop ce qu'il a eu.
Il se repose et se remet tout doucement.
Peut etre que toutes les émotions, le stress la fatigue et l'angine ont fait un mélange détonnant.
Ensuite, j'ai chopé cette fichue angine à strepto.
Une horreur.
J'ai tellement de ganglions que je ne peux rien avaler.
J'ai du me résoudre à consulter.
Et hop, antibios et évidemment, stoppage de l'allaitement pour quelques jours.
Finalement Gabrielle a dû prendre des biberons et je peux vous assurer que cela ne lui plait pas du tout.
J'espère pouvoir reprendre correctement dans un ou deux jours.
On a passer la semaine à se trainer lamentablement, mais bon zhom mon chéri est sain et sauf !
Sinon dans tout ce fatras ya quand même du beau et du joli !
Gabrielle évidemment qui est magnifique !
Zhom mon chéri qui dimanche dernier m'a fait la surprise de m'offir un magnifique chaton maine coon ! il s'appelle machin (c'est facile à se rappeler).
ET JE SUIS TATA !
depuis cet après midi, une petite Léa est née !
Mon petit frère est papa.
et j'ai hate d'aller admirer cette merveille.
Félicitations à ma belle soeur et à mon frangin !
Il reste une semaine de vacances à zhom mon chéri, les deux grands rentrent demain soir.
tout d'abord merci pour vos messages ! ca me touche beaucoup.
Je suis revenue hier à la maison, avec notre petit ange dans les bras.
Que du bonheur malgré une grosse fatigue.
Je reviendrais plus tard vous raconter un peu.
Pour l'instant, nous prenons gentiment nos marques, nous faisons du cododo parce que Gabrielle ne veut pas dormir dans son lit et qu'on veut récupérer un peu.
Elle est magnifique évidemment.
Son grand frère et ses soeurs sont vraiment ravis.
Bébé d'amour veut lui faire de gros calins et comme elle est petite, parfois ca craint un peu.
Je vous mets une tite photo (en espérant que le format ne soit pas trop grand !!!!).
En fait en vraie fille de la montagne elle grimpe, escalade tel un chamois !
A peine le temps de poser un oeil ailleurs et hop debout sur la table !
Epuisante, mais tellement charmante qu'on craque devant sa bouille de coquine, du moins quand on ne "pète pas un cable" tellement elle nous épuise !
Dernière bêtise en date.
Je vais chez ma copine (marraine du bibou dans mon bidon), c'est rigolo parce que bébé d'amour est toujours sage chez elle, et je peux me poser tranquillos pour discuter.
Donc grosse discussion de filles devant une tasse de café (du style vachement importante tel que kestaachetéauxsoldes?)
Coup d'oeil de temps en temps au bébé d'amour qui joue gentiment dans le salon.
Lorsque soudain, la merveilleuse enfant se pointe dans la cuisine.
Toute NOIRE !
Avec une mèche de ses cheveux blonds dressée sur la tête toute noire aussi, le visage noire, les fringues noires...
D'un bond d'un seul, j'attrape les mains du bébé d'amour pour l'empecher de les poser quelque part, ma copine part dans le salon pour voir d'où ca vient, rien...
En fait, le petit monstre s'était glissée à notre insu dans la chambre de l'ado, a grimpé sur le bureau, a piqué une cartouche d'encre et l'a éventré allègrement partout partout.
Entre deux crises de fou rire, on a essayé d'évaluer les dégats.
Enfin c'est surtout ma cops qui riait parce que moi j'étais mortifiée quand même.
Bilan, un moquette à refaire, un bureau à lessiver et quelques papiers à mettre à la poubelle.
Ma copine m'a assurer que c'était pas grave, que de toute facon la moquette était déjà bien pourrie et qu'elle doit refaire la chambre de sa fille.
Mais quand meme, je lui ai proposé de payer les dégats.
Elle refuse, écroulée de rire.
Faut dire quand même que de voir la puce arrivée dans cet état avec quelque chose de surréaliste et faut bien l'avouer très drôle.
On a passé le bébé d'amour au gant histoire d'enlever le plus gros, parce que l'encre ca part difficilement...
Pour les vêtements, c'est cuit. Sont définitivement tachés.
Son visage a récupéré sa couleur d'origine, et sa mèche est redevenue blonde.
Et bébé d'amour n'avait pas l'air perturber pas l'énormité de sa bêtise.
Conclusion : quand on a un bébé d'amour éveillé, on ne cause pas de soldes...
Je sais, je pourrais écrire plus souvent, mais l'ordi est trop loin de mon canapé !
Et mon canapé en ce moment, je l'ai un peu comme greffé au derrière !
Comprenez bien :
Chez belle maman : pitié n'accouche pas avant trois semaines, mais bon tu fais comme tu peux, mais si tu pouvais serrer les cuisses, ça m'arrangerait.
Belle maman, est malheureusement hospitalisée pour son dos et la pauvre flippe de ne pas pouvoir être là.
Chez belle soeur et beau frère, pitié n'accouche pas avant le 3 parce qu'on est parti en vacances ! serres les cuisses mais bon tu fais comme tu peux.
Chez maman, pitié n'accouches pas avant 4 jours, car j'ai pas fini la couture pour ton frère et si t'accouches j'y arriverais jamais, tu fais comme tu peux, mais serres les cuisses !
Chez mon frère et ma belle soeur; pitié n'accouches pas en même temps que nous, on veut pas qu'elles aient la meme date de naissance et pis d'abord c'est moi en premier t'as qu'à serrer les cuisses !
Chez zhom mon chéri, pitié n'accouches pas avant le 6 parce qu'avant je bosse, que je peux pas me faire remplacer, que ça craint pour l'organisation, serres les cuisses mais je t'en voudrais pas (trop) si jamais tu ME faisais un coup pareil !
Chez mes grands, pitié tu peux pas accoucher entre le 6 et le 8 parce qu'après on va chez papa et qu'on veut voir le bébé ! t'as qu'à serrer le cuisses !
Alors je dis MOI !
Primo je serre les cuisses aussi fort que je peux.
D'ailleurs à force de les serrer comme ça, elles vont rester scotcher l'une à l'autre.
Deuzio, c'est pas mon cerveau qui décide quand ce bébé va venir.
Tertio, je ne fais plus rien chez moi de peur d'accoucher avant les autorisations et désiderata de tout le monde, ca devient un vrai capharnaum ! j'ai une furieuse envie de ranger, de nettoyer, de FAIRE LE MENAGE.
Dans 5 jours, je quitte mon canapé et je refais de ma maison un lieu sain et propre ! et advienne que pourra. Zavez qu'à être prêt ! on voit que c'est pas vous qui vous tapez des contractions à longueur de journée ! non mais ho !
Tout ça bien sur est assez mignon quand on y pense, ce bébé est bien attendu, tout le monde veut être pret pour son arrivée afin d'en profiter à fond.
Mais j'ai quand même l'impression d'être une couveuse programmable à volonté !
Un incubateur !
allez je rigole, je comprend bien toutes vos envies, mais moi j'ai envie d'accoucher quand bébé aura décidé, sereinement, et si possible avec une belle péridurale qui fonctionne (pour une fois).
Sur ce je retourne à mon canapé, celui que j'ai greffé au derrière, histoire de pas trop décevoir tout le monde !
Mardi, chaleur épouvantable, je m'extirpe lamentablement de mon chez moi pour aller faire une course et décide de passer à la boucherie.
Je sors le bébé d'amour de la voiture, avec toute l'élégance qui me caractérise en ce moment, comprenez le croisement entre un canard, un crabe et une baleine échouée, et me dirige vers la porte lorsqu'une voix m'interpelle : "oh quelle belle petite fille ! l'est mignonne comme tout, blablabla".
Merci je sais, c'est moi qui l'ai fait !
Me redressant de tout mon orgueil de mère (péniblement quand meme), j'affiche mon plus beau sourire sur mon doux visage à peine marqué par ce fichu masque de grossesse (je m'égare).
Face à moi, une dame âgée qui avance en soufflant (je compatis).
Je la remercie (chuis polie) et voilà qu'elle me barre la route, en se lançant dans une complainte sur sa mauvaise grippe, ou bronchite ou je sais plus quoi.
Toujours compatissante (mais un peu énervée j'ai chaud), je tente discrètement une entrée dans le magasin.
L'acharnement d'une personne âgée à vous polluer la vie est hallucinante ! toute malade qu'elle soit, cette charmante personne ne se démonte pas et me demande tout de go : "zallez pas par là bas par hasard ? pourriez pas me déposer sur la place du marché ?"
euh non, moi je vais plutôt dans le sens opposé ! et ca m'arrange pas de faire le détour parce que je suis NAZE !
Tu parles qu'elle s'en fiche comme de sa première gaine !
Pendant que je m'engouffre dans le magasin, elle me suit (pire que la glue) en insistant et en larmoyant sur sa difficulté à bouger, à respirer.
Je sens déjà en moi le remord, la culpabilité, aie je suis fichue.
Pendant que je commande mon bifteack à ma bouchère hilare de me voir en perdition, la dame insiste encore et encore.
Désespérée, j'accepte.
Je case donc mémé dans la voiture.....
et là je comprend mon problème.
Cette charmante personne ne doit pas connaitre le mot hygiène.
Ou alors on lui a coupé l'eau.
C'est horrible, infernal, je sens la nausée qui arrive.
J'ouvre les fenêtres en grand et me dépèche de démarrer.
Et là voilà qui m'explique ces infusions au thym, ces frictionnements à je sais pas quoi, et je remue la tête en me demandant pourquoi j'ai accepté, mais pourquoi ?
Arrivées au feu où je comptais la jeter (euh la déposer), elle me fait savoir qu'elle préfère merci c'est gentil que je la pose là bas sur le parking de la pharmacie, c'est plus près pour elle.
Que moi, je doive manoeuvrer le tank sur un parking de la taille d'un mouchoir de poche avec un bide énorme ne la gêne pas !
Au point où j'en suis, j'obtempère, avec une lueur de meurtre quand meme parce que là elle me gonfle et que je suis en apnée depuis un longgggg moment (c'est horrible de puer comme ça).
Finalement je me débarasse de la dame qui me remerciera tout de même du bout des lèvres.
L'odeur quand à elle a persisté encore un bout de temps malgré les fenêtres ouvertes.
Je me dis que quand meme ya des gens qui sont gonflés ! qui ne tente rien n'a rien, mais faut oser.
Et moi, ben je dois être ramollie du cerveau pour me laisser avoir comme ça.
Mais en meme temps, si je l'avais laissé au bord de la route, j'aurais culpabilisé pendant un long moment.
- je dors plus, ou alors quelques heures entrecoupées de réveils, de levage pour cause de vessie pleine, de contractions (font mal ces saletés), de bébé d'amour qui a décidé que la nuit c'était rigolo de se balancer dans lit, de brûlures d'estomac, etc etc.
- j'ai mal, mal aux pieds, mal aux jambes, mal à la tête, mal au bidon, mal dans les hanches, mal au dos, j'ai MAL PARTOUT
- j'ai pas fini d'être prète, comprenez que j'ai encore des choses à faire, comme aller à la mairie pour la déclaration anticipée, faire encore une prise de sang, aller chercher les enveloppes de mes faire parts, finir de préparer tout ce qui faut pour quand je reviens de la maternité, pis d'abord j'ai pas décidé d'accoucher en juin zut.
- je voudrais que bébé d'amour arrète de courir dans tous les sens, de grimper sur tout ce qui est haut, de toucher à tout, de faire des caprices, de pleurer, de faire caca dans la baignoire.
- zhom mon chéri travaille beaucoup jusqu'au 5 juillet et que si jamais (pitié non) je devais accoucher avant il aurait vraiment du mal à se libérer et que niveau organisation, tout mon planning serait compromis et j'aime pas qu'on me compromette mes organisations bétonnées !
- chuis crevée, cuite, naze, épuisée, j'ai des mouches qui volent devant mes yeux dans la journée, la tête qui tourne, pas de force, je sais pas si j'ai déjà été fatiguée comme ça, j'ai pas souvenir.
Sinon.
Ma maman a finit la couture, c'est beau évidemment, c'est plein d'amour, c'est magnifique.
Elle a fait un tour de lit, des draps, des turbulettes, un sac à couches, des enveloppes de matelas à langer etc, etc.
On mettra des photos quand on en aura prise.
Les valises sont prètes, la mienne, celle du bébé.
J'ai envie d'accoucher, mais je sais que c'est la dernière alors je voudrais profiter encore un peu, quoique honnètement je profite que dalle parce que j'en ai marre d'avoir mal. mais bon j'ai le droit d'être ambivalente.
Le secret du prénom est toujours bien gardé, je prie que zhom mon chéri ne fasse pas de gaffe sinon ben je lui dévisse le crâne et je lui parle plus (excessif ? certes, mais je crains le pire si il tient pas sa langue).
Sinon, ça va !
Je parle à mon bibou dans mon bidon, je joue avec, quand je pose ma main, elle me donne de grands coups et vient se blottir contre ma paume.
Je l'imagine dans mes bras, je vais la couvrir de bisous, la dévorer de baisers, la couver des yeux.
Je lui parle et je lui dis combien j'ai eu peur pour elle, combien je l'aime déjà, que depuis ces longs mois d'attente, elle a pris toute sa place.
Que nous attendons sa venue avec impatience, mais qu'elle reste encore un peu au chaud, dans le secret de mon ventre, encore un peu, juste un peu.
J'ai décroché du reste du monde, il y a des moments dans la vie où rien ne compte plus que ce qui se passe autour de son nombril (il est passé où d'ailleurs celui ci ?).
Sans égoïsme, ni égocentrisme.
Simplement par amour.
Parce que c'est Elle, et que c'est la dernière fois.
J'ai été taguée par Fonfeq (copine de grossesse zaussi) alors je m'y colle. Pour les adeptes de la blogosphère, pas d'explications nécessaires, mais pour les novices voici les règles :
Je dois écrire sur mon blog 7 choses sur moi (gloups) ainsi que ce règlement. Je deviens "tagueur" et je dois taguer 7 autres personnes et les énumérer sur mon blog (cpagagné !). Je laisse alors sur les blogs de ceux que je souhaite taguer un commentaire leur indiquant qu’ils ont été tagués et les invitant à lire mon blog ..Voilà pour l'explication.
Alors, les 7 choses me concernant :
1. Je suis toujours en train de raler alors que j'ai pas de raison.
2. J'adore le café.
3. Je n'ai aucune patience.
4. J'ai beaucoup de mal à être rancunière et je pardonne très vite.
5. Je trouve que mes montagnes sont les plus belles de toutes (d'ailleurs je trouve qu'ailleurs c'est pas des montagnes).
6. Je suis nulle en déco, en travaux manuels, j'ai du mal à couvrir les livres des enfants à la rentrée scolaire, j'ai deux mains gauche
Le petit bouchon qui pousse doucement est déjà une sacrée coquine !
Visite du 8eme, échographie attendue avec impatience pour pouvoir l'admirer.
C'était sans compter sur la jeune demoiselle qui avait décidé de se faire admirer uniquement de dos.
Le pauvre monsieur gygy a dû se contorsionner pour pouvoir prendre les mesures indispensables. Mais il a eu du mal.
Donc, bébé a toujours la tête en bas (et devrait y rester).
Bébé a le dos au milieu de mon ventre (ce qui empèche les fameuses mesures dans de bonnes conditions).
Bébé se cache le visage dans mon coccyx, donc nous n'avons vu qu'une esquisse breve et furtive de son doux profil.
Malgré cette coquetterie toute féminine, monsieur gygy a quand même pû évaluer son poids actuel à environ 2500 g ! ce qui est déjà pas mal vu qu'il reste quand meme plus d'un mois.
Ce qui nous promet un beau bébé sachant tout de même que ceci n'est qu'indicatif.
Col toujours fermé malgré des contractions intenses, douloureuses qui me réveillent maintenant la nuit.
On devrait aller encore quelques temps.
Bébé finit de se faire une beauté avant de montrer le bout de son nez.
Tout le monde se tient la bouche pour pas fourcher, mais mémé a mis allègrement les pieds dans le plat.
Maman sait donc que ce sera une fille !
Ca fait des mois qu'on stresse à faire gaffe, tous les efforts anéantis en une seconde.
Ce qui en soi n'est pas dramatique sauf pour ma maman qui se faisait une joie d'avoir la surprise.
Déjà que mon frangin fait bourde sur bourde depuis des mois, ma maman se disait que peut etre elle pouvait esperer que de notre côté ca tiendrait encore quelques semaines.
Tant pis, tant pis.
Il a fallu consoler et l'arrière grand mère et la grand mère, une d'avoir gaffé et l'autre de savoir.
La grand mère est ravie quand même d'avoir une nouvelle petite fille, comme elle dit, elle s'en fiche du sexe, tant que bébé va bien.
On tient notre langue pour le prénom, personne ne le sait (sauf une) ce qui évitera les boulettes.
Hier nous avons passé la journée à comparer nos bidons avec ma belle soeur, à une semaine près, ya une sacrée différence.
C'est à se demander si finalement je vais pas accoucher avant elle tellement j'ai l'impression de bientôt exploser.
A vous de juger.
ca craint, ca craint.
En tout cas, elle a bien meilleure mine que moi c'est certain !
Alors les pronostics sont engagés, laquelle accouchera en premier ??
allez vous ferez pas de cauchemars cette nuit ! (je me demande si il n'y en a qu'un là dedans).
Un peu de tout, de mes humeurs, mes envies, mes joies, mes peines et mes doutes. Avec tendresse, un peu d'humour et beaucoup d'amour.
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