Nouvelle rubrique... parce que j'ai choisi de vous faire partager, au fil des jours, telle que je l'ai vécue et retranscrite à l'époque l'histoire de Léonore, mon enfant du ciel, née et repartie le 26 juin 2003.
J'espère que ceux et celles qui me liront ne prendront pas cela pour de l'impudeur. ce n'est pas du tout cela. je ne veux pas non plus attirer la pitié. bien au contraire. mon deuil est aujourd'hui accompli, si tant est que l'on puisse le faire un jour. je vis avec. je vis bien avec. car pour moi c'est une belle histoire. C'est plus qu'une histoire, puisque c'est mon quotidien. bientôt trois ans, et pas un jour je n'ai vécu depuis sans penser à elle, sans qu'elle m'accompagne et qu'elle influence ma vie. Je pense à elle avec joie. Je sais qu'elle existe malgré tout, je prends conscience de tout ce qu'elle a provoqué de beau en moi et je souris.
Alors retour en arrière, pour que vous puissiez comprendre mon cheminement :
Lundi 30 juin 2003
Pendant 25 semaines, je t’ai portée, espérée, aimée.
Le 23 mai 2003, on m’a dit que tu étais vraiment très petite, que tu n’arrivais pas à te nourrir suffisamment. Entre nous, il y avait échange d’amour, mais malheureusement, et contrairement à ce que l’on croit, l’amour ne nourrit pas…cette nouvelle a tout à coup obscurci mon ciel pourtant jusque là si radieux…
Malgré l’angoisse j’ai redoublé de courage, d’espoir et d’amour, espérant un « coup de main » de la providence, m’accrochant à une éventuelle Bonne Etoile.
C’était ne pas savoir que ma bonne étoile, c’était toi…or on ne rencontre jamais réellement sa bonne étoile, comme on rencontre l’amour au coin de la rue.
Un mois plus tard, la réalité reprend le dessus, implacable et cruelle : tu es trop petite, trop fragile…et sans doute trop pure pour ce monde corrompu.
Tu seras à jamais mon enfant-ange, mon étoile.
Le 26 juin 2003, nous t’avons mis au monde ton papa et moi, pour pouvoir mieux te dire au revoir. Quelle chance : nous avons rencontré notre étoile !
Tu étais si jolie dans ton petit linge blanc. J’ai alors redoublé, si c’était encore possible, d’amour pour toi. Je dois te remercier, tu as fait de moi une maman, et une maman un peu particulière, il n’est pas donné à tout le monde d’être la maman d’un ange. Maintenant, dans le ciel je ne vois que toi ma chérie.
J’aurais tellement aimé faire plus, beaucoup plus, tellement plus pour toi mon Ange, ma merveille. Je t’aime. Tu me manques.
|