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Reproduction réalisée le 30 janvier 2007 d'une photo montrant le petit Julien Sery, 3 ans, disparu depuis la veille
L'autopsie mercredi du corps d'un garçonnet retrouvé lundi dans le Rhône, très probablement celui du petit Julien, disparu depuis le 29 janvier à Bourg-lès-Valence (Drôme), devrait donner un coup d'accélérateur à l'enquête, qui piétinait depuis plusieurs semaines.
"Demain (mercredi), nous connaîtrons les causes de la mort" du garçonnet, dont le cadavre a été retrouvé lundi après-midi par des agents de maintenance du barrage de Logis-Neuf (Drôme), au nord de Montélimar, a affirmé mardi lors d'un point-presse le procureur de la République de Valence, Jean-Pierre Nahon.
En revanche, l'identification formelle du corps n'interviendra qu'après les analyses ADN, dont le résultat devrait être connu "d'ici un ou deux jours", a ajouté M. Nahon. Néanmoins, selon le procureur, "tout laisse à penser qu'il s'agit du petit Julien", l'âge, la taille et les vêtements correspondant à ceux du garçonnet de trois ans, disparu du domicile familial voilà cinq semaines, alors que sa mère faisait la sieste.
Les résultats de l'autopsie, pratiquée dans la matinée de mercredi à Avignon, seront donnés lors d'une conférence de presse à 16H00. "J'ai vu le corps hier (lundi): aucune lésion n'a été relevée et il n'y avait aucune blessure apparente", a déclaré le procureur.
La piste de la noyade accidentelle est-elle possible, sachant qu'un chien avait longuement "marqué", au début des recherches, près du Rhône, à proximité de l'immeuble HLM où résidait la famille du petit garçon ? Si tel était le cas, le corps du petit Julien aurait passé deux barrages, dont celui de Beauchastel (Ardèche), avant d'être arrêté par celui du Logis-Neuf, situé à plus de 30 kilomètres au sud de Bourg-lès-Valence.
Cette hypothèse est "possible", a estimé le procureur, en ajoutant néanmoins que "toutes les pistes restaient ouvertes", dont celle du crime ou de l'accident domestique. Les résultats de l'autopsie donneront de toutes les façons des orientations nouvelles à la police judiciaire de Lyon en charge de l'enquête, ainsi qu'à la juge d'instruction qui, au vu de la découverte macabre de lundi soir, a reporté mardi matin l'audition de la mère de Julien.
"La juge d'instruction m'a accordé un délai pour l'audition" de Marie-Nadège Séry, a déclaré son avocat, Me Naceur Derbel, précisant qu'aucune date n'avait encore été fixée. Selon Me Derbel, sa cliente est "abattue, en pleurs". "Elle s'y attendait sans s'y attendre. Elle espérait, comme toute maman", a-t-il ajouté. L'avocat a souligné que Mme Séry campait sur ses déclarations concernant son emploi du temps le jour de la disparition du garçonnet.
"Elle était chez elle entre 13H30 et 15H00", heure à laquelle le frère aîné de Julien, en rentrant de l'école, a constaté la disparition du petit garçon. "Elle n'a pas le permis, elle ne peut pas conduire, elle dit qu'elle dormait", a affirmé Me Derbel.
Une perquisition avait été effectuée le 17 février au domicile où Mme Séry vivait avec son compagnon, Jean-Eric Zémia, qui s'est suicidé le 31 janvier après 12 heures de garde à vue, en laissant une lettre clamant son innocence. Cette perquisition n'a rien apporté de nouveau, a précisé mardi M. Nahon, confirmant des informations données récemment par une source proche de l'enquête.
Mon dieu je pense à mon petit Hugo,qui a le même âge que le petit Julien, je ne sais pas si je pourrais me remettre d'un drame comme celui ci .J'espère simplement que cette fois la mère n'y est pour rien et que malheureusement c'est un triste accident