Bon, je vais quand même vous raconter la suite des aventures de l’accouchement (si des fois çà intéresse quelqu’un).
Dans mon article relatif à la première partie, je m’en étais arrêté à ma pause de mi-journée.
A 18 heures, je retourne donc à la maternité, voir où cela en est. Je la trouve allongée dans la salle nature, et on peut pas dire en grande forme. Elle me dit qu’Elle a 38 de fièvre, sans parler du rhume.
La sage-femme qui s’occupe d’Elle n’a pas l’air très inquiète de cette situation, et continue à vérifier le monitoring. Le rythme du bébé tourne aux alentours de 180, sans doute dû à la fièvre de sa maman.
A 19h30, transfert dans un box d’accouchement, toujours branchée au monitoring.
20 heures, changement d’équipe, et là, la nouvelle sage-femme a l’air un peu plus débrouillarde. Pendant ce temps, Elle me dit de rentrer pour sortir le chien, et l’amener chez ses parents car Elle sent que la nuit va être longue.
Je quitte donc ma femme, qui commence à avoir des contractions un peu plus poussées qu’auparavant.
Je rentre, sors le chien, le dépose chez Beau-Papa et Belle-Maman, m’arrête chez le clown du fast food (plus jamais), puis je retourne voir ma chtite femme.
Elle est en train de se faire piquer par la sage-femme, qui utilise l’acupuncture pour ouvrir et dilater le col. Entre temps, Elle a pris une douche froide histoire de faire baisser la fièvre, et Elle avait une perf avec des antibios.
En regardant le monitoring, Elle se rend compte qu’à chaque contraction, le rythme cardiaque du bébé fait une chute. Là, la sage-femme ne fait ni une ni deux, elle ne cherche pas à comprendre, et appelle le médecin. Trois médecins arrivent dans le box (gloups, que de monde tout d’un coup), ils observent le tracé et pensent qu’il y a un problème (ah bon, on se serait pas douté tiens…).
Ils tentent de percer la poche des eaux à de nombreuses reprises, en vain. En effet, à chaque fois qu’ils poussent sur le ventre pour faire descendre le bébé, celui-ci remonte comme un élastique. Donc, c’est décidé, il faut en passez par une césarienne.
Le temps qu’Elle descende au bloc, que je prévienne ses parents et les miens, je suis convoqué en salle d’op (je vous fais grâce de ma superbe tenue vert granny, qui me boudine tellement qu’on dirait un mini saucisson).
En moins de temps qu’il n’en faut pour dire OUF (ou péter un coup, désolé), on entend de sacrés cris et on nous dépose un bébé (qui est tout violet comme s’inquiètera sa maman). Comme ils savent qu’on ne voulait pas connaître le sexe on nous maintient encore un peu le suspense. Puis ils dévoilent un joli service 3 pièces…
La sage-femme me demande de la suivre. Elle procède à un rapide nettoyage, Futur Papa (devenu du coup Jeune Papa) coupe le cordon (c’est bizarre comme truc çà, on dirait du plastique), et HOP on me le balance dans les bras.
Je rejoins Future Maman (devenue Elle aussi Jeune Maman) afin de lui présenter notre petit bonhomme.
Puis suivent deux heures en peau à peau du bébé avec son papa, sous trois couvertures et à côté d’une lampe à 37 degrés…
Entre-temps, le gynéco est venu me voir et m'a expliqué qu'ils avaient bien fait de pratiquer une césarienne. En effet, notre cher bébé, qui n'avait pas arrêté de tourner même deux heures avant l'opération, s'est retrouvé coincé avant le cordon enroulé en double autour du cou.
A une heure du matin, nous la rejoignons afin qu’Elle puisse donner sa première tétée au bébé. Je reste émerveillé devant tant de beauté, et d’amour… Ma femme adorée et notre bébé miracle...
Ce n’est qu’à deux heures que je quitte la maternité, gonflé à bloc. Il est l’heure pour la maman et le petit de se reposer, et le papa aussi tiens…
Ben quoi? Faut bien se reposer avant d'entamer une aventure faite d'amour et de cris qui risque de durer près de 25 ans... |